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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Prose du printemps ce jour

Publié le 23 Mars 2017 par ruraledeprose

Les arbres font des feuilles à Vitry

Mon rosier bourgeonne

Pourtant je bougonne

Mon temps rétréci

A vue d’œil

Mais j’en cueille

Le plus joli

 

Le printemps c’est chouette

Est une chose bien faite

Quand même

Et qui sème

Un air de fête

 

Levez les yeux bordel !

Les arbres ont des feuilles

Et pour peu que l’on veuille

La vie ouvre ses ailes

 

Malgré la misère

Malgré les expulsions prochaines

Malgré les discours de haine

Le printemps arrive depuis hier

 

Copyright 2017 – patrick pérez sécheret.

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Mise en bouche insoumise

Publié le 22 Mars 2017 par ruraledeprose

 

Je fais des clins d’œil à Sainte-Anne et les poches à la lune

Je marche sur les syllabes de haine et j’appuie du talon

 

Tout est possible même rien : suffit d’oser

Même le soleil sur les vitres fait ce qu’il peut

 

Le jour solidaire rapproche nos mains du soleil

Rien ne peut dérouter celui qui déplume l’oiseau du malheur

 

La poésie reste contagieuse de mots bleus

Vous serez témoins de l’aube oubliée sur un banc.

 

Eclairons la nuit d’une écharpe de lune

Il s’en faut de peu que nos yeux s’allument

 

Copyright 2017 – patrick pérez sécheret

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L'Infini sous les pas à présent

Publié le 20 Mars 2017 par ruraledeprose

 

J'attends le bonheur dans une rue du monde
où le ciel s'éparpille


Il se pourrait même que la rue pétille
vers ce goût de pomme sucrée où le bonheur se dore
à l'ombre de nous-mêmes

Ce n'est rien être deux ou des millions
et cependant grandiose quand juste des yeux on s'aime


Copyright 2017 - patrick pérez sécheret.

Photographie pps : Parc de l'Abbaye du Bec

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La Jeune femme de Nîmes, roman, est paru !

Publié le 16 Mars 2017 par ruraledeprose

 

 

Mon nouveau roman est paru chez Edilivre. En vente en ligne et dans toutes les librairies...

 

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Prose du jour

Publié le 12 Mars 2017 par ruraledeprose

Que vous dirai je encore ou de nouveau

La vague est retombée sur la grève

Le printemps qui tarde

Le vent dans les manches de la mémoire

En déconfiture

 

Que vous dirai je de mieux qu’un bouquet de nuit

Sur le vélin de mes jours depuis

Et faire bonne figure aux chalands

Aux arbres encore déplumés de l’avenue

Me reconnaître dans l’injure d’une affiche sur un mur

 

Que vous dirai je pour avancer le temps

Jusqu’à demain ou retarder encore celui-ci

Par bravache par dépit

Que vous dirai je de l’envie

D’un bras autour du mien

D’un baiser sur un front

 

Je ne dirai rien le soir s’impose

 

 

Copyright 2017 – patrick pérez sécheret.

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Décadence démocratique ou 6e République?

Publié le 12 Mars 2017 par ruraledeprose

On croyait avoir tout vu, tout entendu. Les partis politiques traditionnels se suicident, les défections pleuvent au PS… La presse presque unanime ne parle pas de Jean-Luc Mélenchon. Aucun programme, à part le sien, ne propose de changer un système politique qui profite, veut continuer à berner le peuple, à l’appauvrir, à s’enrichir. On change d’écurie comme de chemise pour conserver des élus, des postes et pendant ce temps-là, le peuple souffre, 9 millions de pauvres se débattent dans les difficultés, des milliers de gens dorment dans les rues, où ils peuvent.

Valls est silencieux, étrange, non. Il doit attendre que les choses se décantent, il a toujours choisi l’écurie qui monte et qui va gagner… La situation n’est pas désespérante pour autant : elle témoigne avec ses affaires, ses casseroles au cul des grands donneurs de leçon et de moralité de droite ou socialiste que notre démocratie dans ses formes est décadente et qu’il faut d’abord la changer pour que le pouvoir politique réel revienne au peuple de France.

Il est clair en tout cas, que les petits arrangements d’états-majors, pour sauver des sièges au parlement, ne peuvent plus avoir cours, qu’il est impossible de voter pour celles et ceux qui renient leurs engagements de gauche et s’accrochent au wagon de la survie politique, d’un nouveau mandat. On ne peut pas nous refaire le coup de l’union de la gauche, de la gauche unie sur le cadavre du parti socialiste, de nous appeler à voter pour des candidats qui ont soutenu durant cinq ans une politique de droite menée par Hollande au service des banques et des grandes entreprises du CAC 40.

Comment peut-on, au nom des valeurs de la gauche, appeler à voter Macron, l’homme d’affaires porté par les medias à bout de bras, médias concentrés entre les mains de qui d’ailleurs ? Comment peut-on rejoindre Hamon qui bricole un programme et promet des mesures qu’il ne pourra pas financer car il ne veut pas prendre l’argent là où il est, il ne veut pas changer le système pervers d’une démocratie qui n’en est plus une ?

Comment peut-on aussi soutenir Jean-Luc Mélenchon et présenter des candidats qui porteront un autre programme que le sien et voteront ce qu’ils voudront au nom des intérêts de leur seul parti ou mouvement politique ?

Mais quand même, tous ces élus de gauche qui veulent poursuivre leur mandat contre vents et marées, depuis quand sont-ils élus, depuis quand sont-ils des professionnels de la politique ? Je ne dis pas qu’ils n’ont pas proposé des choses progressistes pour certains mais comment peuvent-ils peser pour changer vraiment la vie des gens sans appuyer au parlement les propositions de Mélenchon pour une 6e République ?

Le chacun pour soi au détriment de l’intérêt général est le pire signe donné à l’électorat, à ceux qui sont résignés par leur condition sociale en panne, les jeunes notamment. Un signe qui favorise le rejet de la politique et l’extrême-droite, elle aussi, empêtrée dans les affaires comme la droite.

Nous verrons bien. Le barrage à l’extrême-droite est monté en épingle. Je pense qu’il n’y a pas de danger au second tour car je crois mon peuple capable de lui faire barrage, de rejeter le parti des haines et de la démagogie. Il faut nous battre pour un premier tour où le changement profond que nous proposons avec la France Insoumise soit le plus fort possible représenté, convaincre les gens. Nous le faisons, nous le ferons jusqu’au bout.

A chacun de choisir la poursuite d’une décadence démocratique qui vire au pouvoir autoritaire ou le vrai changement, la vraie possibilité de changement, ce que propose notre programme L’Avenir en commun.

Le reste c’est du baratin, du verbatim, de la rhétorique. Le 18 mars, soyons à la Bastille !

Patrick Pérez Sécheret

Groupe d’appui de Vitry-sur-Seine de la France Insoumise

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prose de nuit

Publié le 4 Mars 2017 par ruraledeprose

 

La vie est un voyage

nous tenons la barre le grand foc hissé jusqu'à l'ivresse

il fera beau demain un jour qui sait

Notre liberté n'a pas de sens sans amour

d'horizon sans contrainte

Il fera beau demain

la vie est un bateau qui tangue

je ne suis que ce que nous sommes en somme

une dérive

La vie est un soleil qui tangue

les coeurs explosent d'avril

les regards s'éteignent

la vie va sa vie

Voici soudain l'île où nous avions sombré

les estaques le sable

l'infini mourir à la fin

Des lèvres nobles à fouler

des soleils d'envies

l'amour qui s'épure sur les vagues de sable

Il aurait suffit d'un mot

d'une phrase

un songe de pluie

sur les semailles de blé

la grêle sans doute

le tourment des averses

un grand champ d'or mort né

à perte de vue

à parler de soi en déconfiture 

sarclé d'invectives

La vie va trop court

molle de tendresses

La vie trop courte sur pattes

l'horizon un possible

des effluves d'instants sacrés

une messe terrible

de souvenirs

de confesse à n'en plus finir

La vie reste en vie

 

patrick pérez séchert, copyright 2017, Texte et photo de ma grand-mère paternel à Casablanca, l'enfant n'est pas moi.

 

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Poème de circonstance

Publié le 1 Mars 2017 par ruraledeprose

je mouirirai un jour je saurai  l'heure l'église romane

avec des souvenirs d'enfant tendres

j'aurai des fleurs à l'âme

le goût de l'amour défait

demeurant beau incompris et brutal

 

j'aurais cru aux foutaises à  leurs fontaines

Je resterai anarchiste sans l'être communaliste c'est certain

sublimant l' humanité toujours courbée mais révoltée

 

j'aurais des poèmes de trop

des mots tracés pour dire

une existence fortuite

 

Le soleil aura l'air

d'un songe de printemps qui ne dure

qu'un été caressant ma nuque

comme d'une femme autrefois

 

Il fait beau je crois

le monde avait nos projets

on rêvait l'univers sans borne

d'infini pour défense

 

Voilà nous mourrons un jour

le plus tard possible

nous aurons menti pour de vrai

Le soleil sera éteint

 

1er mars 20178 - copyright patrick pérezsécheret.

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Poème du petit matin

Publié le 27 Février 2017 par ruraledeprose

Comment tout se dilate se foudroie s'avilit sous la main courante

des prodiges de l'amour comme un fleuve sans fin

comment tout se vandalise avec le temps

qui corroie nos vies

comme un ticket de métro de Maison Blanche aux Maraîchers

Il se souvient des draps défaits de la vue sur la mer des mers

La scène avait l'accent fadasse de décor de théâtre

Le monde se branlait autour de lui

dans l'ombre de ses poèmes

il se branlait aussi

Il faisait lourd et chaud

 

Comment le vécu s'efface devant la maladie

au miroir des autres devant la mélancolie

 

On n'épouse pas un désert sans larme

un mode de vie un cercle de relations

 

Il aime les escargot les huîtres mais en est privé

Et bien il pleut à présent des mensonges

des interdits un mode de vie des goûts

des fautes de goût 

ce sentiment de repliement de l'autre

sur les églises et le malheur passé

 

Et bien il pleut à présent sur son ombre

ses pas sont rances sur les boulevards

où il n'y a pas d'avenir sans concession

sans consensus d'aimer et de lutter

 

Comment sortir la tête de l'enclave convexe

de l'ornière

le temps le temps agraine des semailles foirées

des fiançailles de coton

il faut juste traverser les rues

mettre le nez sous la couette

un oreiller pour deux

 

Soublier un peu sur la scène des vivants

aspirer respirer faire sonner le bol tibétain

entendre encore quelques temps sa voix entendre

 

Vvre en somme loin du Festival de Venise

dans les draps froids 

un pont des soupirs pour édredon

un mensonge de plus pour présent

 

27 février 2017 - copyright patrick pérez sécheret

 

 

 

 

 

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prose du matin

Publié le 23 Février 2017 par ruraledeprose

 

Un oiseau piaule Le petit matin a le temps

frisotté sous ses plumes

J'ai peut-être rêvé

L'horloge se plaint du fou-rire de l'aube

aux aiguilles de rosée pâle

J'ai peut-être aimé

J'aime à penser l'amour précieux

papillon sur l'épaule

Je n'y peux rien de mieux

A présent le jour arpente le salon

les mégots sont froids la bouteille est vide

le coeur balourd de nausée

L'oiseau s'est tu la nuit échouée

 

 

 

 

 

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