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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

DENIER PROUEME POUR LA VOUTE

Publié le 23 Juin 2017 par ruraledeprose

Les bouches à incendie flirtent avec les moines

du bateau-livre des circonférences obtues

Grabuge à l’abattoir des mannes de Pétain

La mémoire troue les trottoirs en sens adverse

Les pelouses de l’asphalte fondent d’inertie

Que fait la police des pigeons à la traine

Le soleil feint l’ennui à la carte mi-choux

Grave l'entorse à la frénésie inculte

 

copyright 2017 - patrick pérez sécheret.

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Mes deux derniers livres parus cette année

Publié le 21 Juin 2017 par ruraledeprose

 

Les Champs de mer, poésie et épîtres est édité par urbaine de poésie éditeur et en vente auprès d'elle ou de l'auteur 86 pages, dos carré collé, papier soigné, imprimé par Ateliers Demaille à Alfortville.

Les poèmes de ce livre sont une suite de touches colorées. Dénuement du récit, dénouement des rencontres. L'auteur dessine ce qui lui échappe. Des paysages humaines vagabondent ainsi, de rime en rime, en prose, dans une nature en flammes. Entre passion et sentiment d'abandon, l'auteur nous promène à "la rencontre de l'aube mouillée de nuit assise sous un chêne".

"Un visage sur un mur qui s'attarde aux chevelures des voyelles"

"Deux oiseaux qui se baisent d'un coup d'aile"

sous des tonnes de neige au printemps"

"La soif de l'infini en flacons monologues..."

Certains poèmes s'apparentent même ici à la poésie surréaliste.

La Jeune femme de Nîmes, roman, est paru sous  mon pseudonyme et est disponible pour l'achat en ligne chez l'éditeur Edilivre, version papier ou numérique, mais peut être commandé dans n'importe quelle librairie de France (11,50 euros). 124 pages,

Tout à la fois récit banal et élégie à l'amour, ce roman porte les rives du fleuve de la vie sans pudeur. Un homme s'ennuie de vivre une vie de couple aux souvenirs en loques, il croise une comète. Ils vont alors s'aimer dans les hoquets du quotidien jusqu'à la séparation. L'homme gardera au corps l'empreinte exacte de la comète, sa brûlure à vif. Un roman décomplexé qui interroge sur le sexe et l'amour dans un monde grisé par la vitesse, le futile, la peur de l'autre et le mensonge [...]

 

Mes deux derniers livres parus cette année
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poème automatique ou presque à l'atelier de juin 2017

Publié le 19 Mai 2017 par ruraledeprose

 

Prose du jour

 

Le ciel a du plomb dans l’aile

Les rues rient aux anges déchus sur un bateau fortuit

Le ciel bêle en charpie de rosiers frigides

Le monde sent des pieds par contumace

Le jour fond sur des lits d’injures

L’amour cramponne l’azur d’un chien fou

Il fait beau comme mort d’homme de main

Sur un trottoir acidulé au parfum de nuit

 

19 mai 2017 – copyright patrick pérez sécheret.

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Le Chant des orchidées contre le bruit de bottes

Publié le 2 Mai 2017 par ruraledeprose

 

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prose du jour

Publié le 2 Mai 2017 par ruraledeprose

 

On serait quelle année aux chevelures des algues

Après l’hécatombe des consciences…

 

Si nous baissions les bras dès lors d’autres les lèvent

A fond la haine du bout des lèvres pour ne pas effrayer…

 

Juste un troupeau consentant à l’équarrissage

Des libertés de pensée et d’aller et de venir…

 

Juste un renoncement comme s’uriner dessus

Ou marcher sur les roses et s’animaliser…

 

copyright 2017 - patrick  pérez sécheret - jean-jacques laigre.

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LE 7 MAI UN SEUL VOTE : CONTRE LE PEN !

Publié le 1 Mai 2017 par ruraledeprose

Peinture du jour de Jean-Jacques Laigre - copyright 2017.

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LETTRE AUX VENTS CONTRAIRES (prose du jour)

Publié le 19 Avril 2017 par ruraledeprose

 

 

 

Il suffit de se morfondre, de se plisser les genoux devant toute idole. Il suffirait de lever les yeux, de se tenir bien debout devant l’adversité, de savoir surgir dans le présent avec ses rêves intacts de lendemains qui chanteront, car ils chanteront bien un jour, dans quelques heures sans doute. Il suffit de croire que l’hier fut mieux que l’aujourd’hui, qu’à chaque jour suffit sa peine.

Il suffirait de souffler un air neuf, de caresser les seins des montagnes frissonnantes, de clouer le bec à l’absurde intempérance de l’espoir.

Il suffit. Il suffit de l’amour qui grogne pour un rien après les averses, de l’eau qui frange des cieux et mouille les os à l’infini. Il suffirait de croire qu’un souverain printemps va exploser nos yeux de merveilles infinies que nous pourrons nommer et partager comme un pain de couleurs.

Il suffirait, voilà, de penser la vie avec parcimonie, émotion, sentiment d’appartenir au genre commun dans sa diversité, ses fantaisies, ses coutumes.

 Il suffirait d’oser les mots les verbes agencés par la syntaxe en récits, en épopées, en chants d’humanité. Il suffit d’être fatigué et de nommer tristesse les états d’âme fulgurants où l’impossible devient possible. Il suffit de se taire comme il faudrait prendre langue et lancer la parole comme un traité de paix universel. Il suffit de courber le dos, de marcher en arrière.

Il nous faut à présent prétendre à autre chose que la mort, la déconvenue, la haine. Il nous faut presser le pas pour la Révolution pacifiste universelle du genre humain. Pressons-nous, pressez-vous, il se fait tard déjà, la nature n’en peut plus de nos saccages.

Le bonheur est toujours une idée neuve il suffisait d’ouvrir son chantier.

copyright 2017 - patrick pérez sécheret.

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Oubliez-moi

Publié le 18 Avril 2017 par ruraledeprose

 

Oubliez-moi dans un jardin sur le banc public

des indignés magnifiques

la fraternité des mains pour musique

 

Oubliez-moi dans un champ pur

où mes doigts se perdront

aux cheveux de vieillir un sourire au veston

 

Oubliez-moi dans les cafés obscurs

où les vers à pieds battent la démesure

au feu de joie des amitiés futures

 

Mais je vous en prie ne m’oubliez-pas

 

 

Copyright 2017 – patrick pérez sécheret.

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Le plus simple (prose du jour)

Publié le 18 Avril 2017 par ruraledeprose

 

Le plus simple serait de ne pas aimer

à nourrir la mer de nos corps brûlés

 

Le plus simple serait de retenir nos doigts

en marchant sur les roses

 

Le plus simple serait de passer de biais

devant tout ce qui peut griffer

 

Le plus simple sera de nous tricoter tendrement

des matins clairs de tranquilité

 

à l’abri des brouillards

en secret

Copyright 2017 - patrick pérez sécheret.

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CARNET DE BOURGOGNE

Publié le 18 Avril 2017 par ruraledeprose

 

Chemin faisant quelques jours dans l’Yonne (Auxerre, Accolay, Coulonges-sur-Yonne, Clamecy, Gy-l’évêque, Villeneuve-sur-Yonne…), j’ai retrouvé la foi. Un charbonnier a dû la perdre sur un trottoir. Je l’aie ramassée toute cabossée, pelée à vif. J’ai retrouvé une foi à me dire en marchant pourquoi laisser cette spiritualité entre des mains inconnues, intégristes, celles qui compatissent le dimanche à l’écuelle des pauvres sur les parvis des églises ? Je ne sais pas trop où je vais la mettre cette foi ma fois.

 

J’ai longé le canal, les écluses aux chemins de halage, sans chevaux aujourd’hui, des forêts de bouleaux en-feuillées d’un vert d’eau impeccable, de petits ponts pointus envahis d’herbes folles où l’on passe le canal d’une berge à l’autre, capitaine d’un instant.

 

Il n’y avait personne à qui tenir la main pour s’émouvoir de ces beaux paysages où la terre revêt son manteau d’Arlequin. Je donne les images à qui veut, les villages traversés, leur église immuable dont le temps a noirci de gypse des pierres. Pas une à l’autre ne ressemble du tympan au clocher. Je donne les petites maisons à vendre, leurs buissons de glycines en fleurs, leur odeur poivrée, la solitude qui pèse abondamment lors hier pourtant j’allais par deux dans les campagnes flamboyantes de France.

 

En cette après-midi qui s’achève sous un ciel gris perle à Coulonges-sur-Yonne, la tristesse pèse des tonnes. J’esquisse un sourire en missive dans le lointain. L’amour ne meurt pas tout le temps même si personne à qui chanter la tendresse qui brûle.

 

Alors, à Villeneuve-sur-Yonne, j’ai acheté des chaussures bleues avec des lacets rouges pour fêter Pâques, la petite ville m’a séduit avec ses portes fortifiées, ses rives ensoleillées. J’ai ressenti quelque chose qui dissipe toute mélancolie, même si dans ma main il n’y avait personne.

 

J’ai fait un détour à Gy-L’Evêque, pour voir son lavoir en forme de cloître remarquable d’harmonie. L’église a de beaux restes du début XIIIe siècle avec sa tour, sa façade et muraille. Elle possède un Christ aux orties en bois, sculpté à merveille et qui date du XVIe. Enfin, sur le monument aux morts de la guerre de 14-18, en face de l’église, on peut lire du côté Sud « Guerre à la guerre » et côté Nord « Paix entre tous les peuples ». La plaque est éloquente pour ce petit village de l’horreur de la guerre : 23 noms s’y égrainent.

 

14-16 avril 2017 – Copyright patrick pérez sécheret.

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