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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

L'Europe : une dictature.

Publié le 8 Septembre 2015 par ruraledeprose

L'Europe : une dictature.

Il ne s’agit pas d’une crise paranoïaque de ma part, ni d’en rajouter sur le grand complot, mais le « cas » grec interroge fortement. Alors qu’un gouvernement, légitime pour négocier une dette commise par les amis politiques de la commission de Bruxelles, avec toutes les malversations qui s’y rattachent- ne peut que continuer de prendre des mesures austéritaires pour son peuple afin d’obtenir de l’aide, autant dire une perfusion provisoire, on doit s’interroger à la fois sur la dette et sur la légalité des décisions européennes. D’autant que le FMI (fonds monétaire international) lui-même admet que la dette n’est pas remboursable aux conditions imposées par Bruxelles et, sans le dire, que la vraie solution serait de l’annuler ! C’est quoi une dette publique ?

Ce sont des services publics, des investissements utiles aux populations à priori, investissements que l’on rembourse peu à peu en amortissant ceux-ci : une école va servir pendant des décennies tout comme une crèche, un gymnase, une voirie… Cela fait marcher le bâtiment et permet des emplois. Mais dès lors que l’on privatise tout pour rembourser la dette, que l’on licencie les employés, les fonctionnaires des services publics, que reste-t-il de productif voire de lucratif même ? Sans parler des réponses aux besoins élémentaires des populations : se soigner, se loger, s’éduquer, manger ?

En fait, la politique appliquée pour le remboursement de la dette (une somme due) rajoute de la dette via les taux d’emprunt pour rembourser et pille tout un pays qui ne peut produire en parallèle de richesses pour rembourser. Il s’agit d’une forme d’esclavage moderne digne de ce que les nazis avaient érigé en système, moins les camps de la mort certes. Mais toute ou partie d’un peuple réduit à la misère, à se vendre pour tenter de satisfaire des besoins pour simplement vivre comment nommer cela ? D’autant que jamais, jamais comme aujourd’hui la richesse accumulée entre les mains d’une minorité n’a été aussi scandaleusement énorme ?

La mobilisation de ces richesses pour le développement durable apportant des réponses durables aux besoins des populations, partout d’ailleurs sur la planète, permettrait de résoudre quasiment tous les problèmes posés à l’humanité : la faim, la malnutrition, les conflits, les guerres, permettrait une gestion humaine de la planète qui a suffisamment de ressources pour nourrir, vêtir, éduquer, cultiver tout un chacun. D’où vient l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative ? De quel chapeau magique de grands bonimenteurs à la solde du malheur des peuples ?

L’humanité souveraine voilà le projet, des peuples amis et souverains voilà le projet pour éradiquer la misère et la pauvreté, le fanatisme, les préjugés raciaux, les exils forcés, etc.

Tout devrait nous inciter à tendre à cet objectif par un rassemblement citoyen soucieux de l’être humain, d’un sursaut écologique absolument nécessaire alors que le système financier, les banques ne servent à rien sinon à maintenir un pouvoir de domination sur les peuples et leurs dirigeants à la botte.

Je suis fâché avec la politique vide de sens mais sans politique au sens noble, sans vraie parole audible rien ne sera plus crédible et nous nous enfoncerons toujours davantage dans une soumission globale. Voulons-nous être des esclaves ou des hommes libres ? Une vraie question que tous les discours démagogiques sur les vertus du marché, de la concurrence, de la réussite de quelques poignées sur le dos des autres, ne peuvent masquer.

Copyright 2015 – Patrick Pérez Sécheret.

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