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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Et cetera

Publié le 27 Janvier 2016 par ruraledeprose

Et cetera

On se retrouvera un jour l’autre sous le soleil qui pleuvra des hallebardes

L’automne aura usé nos manches au bout des branches de nos songes

On croisera nos regards d’épée rouge sous l’averse les filins de pluie pour oripeaux

Universelle chanson de dupe qui berce le temps qui fait le gros dos sous la gerce

Et cetera

On aura vécu ce que l’on peut en dire des coups de semonce des haines

De la douleur quand rien n’est plus à advenir de rien que précaire

Des brindilles d’amour anciennes des bravos mis en scène l’outrance

Des voix mêlées sous un ciel équarri de rides et de hontes bues

Et cetera

On pensera à l’aventure des mots jetés les soirs fous d’ivresse

Sur des nappes à la renverse de soi-même aux devantures

On aura vécu ce que durent les poèmes et la fable des libertés

Le lent très lent murmure des fraternels étés grenades mûres éclatées

Et cetera

On sera juste parvenu vieux à genoux sur des grèves sans poste de secours

A refaire un monde de rêve avec des guerres à qui mieux mieux

On aura fait aussi ce qu’il fallait pour demeurer un peu debout et gais

Entre les vagues de farfadets et de tutélaires disciples assermentés

Et cetera

Et puis le vieux torrent au pied des maisons mortes se taira pour de bon

Fardé de sommeil l’hiver pelé aux fenêtres les oiseaux en exil

On s’accrochera alors à leurs ailes au siècle amidonné de messes

Le cœur battant les nuages d’un chant mort tout à fait pour de vrai

Et cetera

L’amitié aura juste pris froid dans son grand pull de laine

Les lourdes lames de la pluie l’auront fini par mourir ici ou là

A Madrid Londres Quimper Athènes Palmyre ou Sienne

Au verdict de l’amour passager indolent par mourir de vivre

Et cetera

Et cetera

Et cetera

Et cetera

Et cetera...

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