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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

25 février 1956 , il y a 60 ans, le PC de l’URSS dénonce les crimes de Staline

Publié le 24 Février 2016 par ruraledeprose

Triste mortuaire anniversaire demain donc pour le mot communiste et ce qui se fit, s’est fait en son nom au 20e siècle.

Depuis cette époque, et jusqu’à la dernière décennie du 20e siècle, avec la chute du mur de Berlin, nombre de ceux qui se réclament du mot, du nom communiste, de son rêve utopique, ce qu’il fut fait au nom de ce mot, de l’idéologie communiste en URSS et ailleurs, pensaient que l’on pourrait quand même avancer vers ce rêve et convaincre qu’il fallait le réaliser.

A degrés divers, les régimes totalitaires du bloc de l’Est, ont dénaturé l’esprit communaliste. Nombreux ont voulu croire que le socialisme pouvait être démocratique, notamment en France dans les années soixante, que les déviations commises à l’Est n’étaient pas admissibles voir condamnables, totalement condamnables. Pourtant, le secrétaire général du PCF déclara globalement positif le bilan de l’URSS, approuvait l’intervention soviétique en Afghanistan…

Nous avons été nombreux à tenter de modifier à la fois les modalités du fonctionnement vertical dans le parti, de faire tout le bilan de l’horreur soviétique bien avant même qu'elle ne s’effondre, tenté même de changer ce nom de parti pour qu’il puisse continuer le rêve jusqu’alors utopique et peut être pouvoir le réaliser et qu’il se débarrasse du poids d’un passé abominable engagé sur ce mot de communiste. En vain. Et, tous les progrès sociaux acquis par les luttes notamment impulsées par les communistes, partout dans le monde, ne suffisent pas à effacer l’horreur commise au nom du mot communisme.

Et des millions de morts sont derrière nous, ceux du communisme et ceux du nazisme, et d’autres millions de morts face à nous et devant nous partout dans le monde en proie aux conflits, aux guerres, aux dérèglements climatiques... Des empires s’effondrent, d’autres naissent sur les cendres, les larmes et le sang des hommes au nom d’idéologies ou de systèmes politiques.

Nombre d’entre nous ont quitté le parti ou en furent exclus. Certains y sont même revenus un temps d’embellie avec Robert Hue. Mais, l’appareil, malgré des éclaircissements n’aura pas pu convaincre et, d’élections en élections, aura perdu l’occasion de sa transformation et ses électeurs.

Demeurer communiste demeure un fardeau au regard de l’histoire du 20e siècle et nous n’y pouvons rien. Il faut inventer un autre mot de combat contre toutes les aliénations, toutes les exploitations, toutes les soumissions. En serons-nous capables, communistes en carte ou non ? Là est la question du présent, l’enjeu pour notre humanité.

Après le rêve trahi, la lucidité nous demande de ne pas renoncer au chemin du progrès et d’une extension des libertés des peuples. Sans quoi, il n’y aura plus de rêve mais la jungle promise par la pensée unique et sa machine à formater et à broyer les peuples pour l’accaparement sans fin d’une minorité de nantis soutenus par des démagogues valets politiques, des Etats pseudo-démocratiques, théocratiques même pour certains, et qui prétendent défendre LA civilisation qui n’est pourtant qu’un moment de l’Histoire dans la vie des peuples…

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