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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Poème du petit matin

Publié le 27 Février 2017 par ruraledeprose

Comment tout se dilate se foudroie s'avilit sous la main courante

des prodiges de l'amour comme un fleuve sans fin

comment tout se vandalise avec le temps

qui corroie nos vies

comme un ticket de métro de Maison Blanche aux Maraîchers

Il se souvient des draps défaits de la vue sur la mer des mers

La scène avait l'accent fadasse de décor de théâtre

Le monde se branlait autour de lui

dans l'ombre de ses poèmes

il se branlait aussi

Il faisait lourd et chaud

 

Comment le vécu s'efface devant la maladie

au miroir des autres devant la mélancolie

 

On n'épouse pas un désert sans larme

un mode de vie un cercle de relations

 

Il aime les escargot les huîtres mais en est privé

Et bien il pleut à présent des mensonges

des interdits un mode de vie des goûts

des fautes de goût 

ce sentiment de repliement de l'autre

sur les églises et le malheur passé

 

Et bien il pleut à présent sur son ombre

ses pas sont rances sur les boulevards

où il n'y a pas d'avenir sans concession

sans consensus d'aimer et de lutter

 

Comment sortir la tête de l'enclave convexe

de l'ornière

le temps le temps agraine des semailles foirées

des fiançailles de coton

il faut juste traverser les rues

mettre le nez sous la couette

un oreiller pour deux

 

Soublier un peu sur la scène des vivants

aspirer respirer faire sonner le bol tibétain

entendre encore quelques temps sa voix entendre

 

Vvre en somme loin du Festival de Venise

dans les draps froids 

un pont des soupirs pour édredon

un mensonge de plus pour présent

 

27 février 2017 - copyright patrick pérez sécheret

 

 

 

 

 

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