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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Décadence démocratique ou 6e République?

Publié le 12 Mars 2017 par ruraledeprose

On croyait avoir tout vu, tout entendu. Les partis politiques traditionnels se suicident, les défections pleuvent au PS… La presse presque unanime ne parle pas de Jean-Luc Mélenchon. Aucun programme, à part le sien, ne propose de changer un système politique qui profite, veut continuer à berner le peuple, à l’appauvrir, à s’enrichir. On change d’écurie comme de chemise pour conserver des élus, des postes et pendant ce temps-là, le peuple souffre, 9 millions de pauvres se débattent dans les difficultés, des milliers de gens dorment dans les rues, où ils peuvent.

Valls est silencieux, étrange, non. Il doit attendre que les choses se décantent, il a toujours choisi l’écurie qui monte et qui va gagner… La situation n’est pas désespérante pour autant : elle témoigne avec ses affaires, ses casseroles au cul des grands donneurs de leçon et de moralité de droite ou socialiste que notre démocratie dans ses formes est décadente et qu’il faut d’abord la changer pour que le pouvoir politique réel revienne au peuple de France.

Il est clair en tout cas, que les petits arrangements d’états-majors, pour sauver des sièges au parlement, ne peuvent plus avoir cours, qu’il est impossible de voter pour celles et ceux qui renient leurs engagements de gauche et s’accrochent au wagon de la survie politique, d’un nouveau mandat. On ne peut pas nous refaire le coup de l’union de la gauche, de la gauche unie sur le cadavre du parti socialiste, de nous appeler à voter pour des candidats qui ont soutenu durant cinq ans une politique de droite menée par Hollande au service des banques et des grandes entreprises du CAC 40.

Comment peut-on, au nom des valeurs de la gauche, appeler à voter Macron, l’homme d’affaires porté par les medias à bout de bras, médias concentrés entre les mains de qui d’ailleurs ? Comment peut-on rejoindre Hamon qui bricole un programme et promet des mesures qu’il ne pourra pas financer car il ne veut pas prendre l’argent là où il est, il ne veut pas changer le système pervers d’une démocratie qui n’en est plus une ?

Comment peut-on aussi soutenir Jean-Luc Mélenchon et présenter des candidats qui porteront un autre programme que le sien et voteront ce qu’ils voudront au nom des intérêts de leur seul parti ou mouvement politique ?

Mais quand même, tous ces élus de gauche qui veulent poursuivre leur mandat contre vents et marées, depuis quand sont-ils élus, depuis quand sont-ils des professionnels de la politique ? Je ne dis pas qu’ils n’ont pas proposé des choses progressistes pour certains mais comment peuvent-ils peser pour changer vraiment la vie des gens sans appuyer au parlement les propositions de Mélenchon pour une 6e République ?

Le chacun pour soi au détriment de l’intérêt général est le pire signe donné à l’électorat, à ceux qui sont résignés par leur condition sociale en panne, les jeunes notamment. Un signe qui favorise le rejet de la politique et l’extrême-droite, elle aussi, empêtrée dans les affaires comme la droite.

Nous verrons bien. Le barrage à l’extrême-droite est monté en épingle. Je pense qu’il n’y a pas de danger au second tour car je crois mon peuple capable de lui faire barrage, de rejeter le parti des haines et de la démagogie. Il faut nous battre pour un premier tour où le changement profond que nous proposons avec la France Insoumise soit le plus fort possible représenté, convaincre les gens. Nous le faisons, nous le ferons jusqu’au bout.

A chacun de choisir la poursuite d’une décadence démocratique qui vire au pouvoir autoritaire ou le vrai changement, la vraie possibilité de changement, ce que propose notre programme L’Avenir en commun.

Le reste c’est du baratin, du verbatim, de la rhétorique. Le 18 mars, soyons à la Bastille !

Patrick Pérez Sécheret

Groupe d’appui de Vitry-sur-Seine de la France Insoumise

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