Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

du baptême à Yad Vashem

Publié le 28 Janvier 2009 par ruraledeprose

je remercie Jean-Moïse Braitberg, écrivain, qui publie ce soir une tribune dans le Monde, page débats page 19. Ce qu'il dit et demande me semble du même tonneau d'indignité que ma lettre au pape Benoït 16. Comment en est-on arrivé là.  Méditons. Résistons.
commentaires

lettre à Benoît XVI : renoncement au baptême

Publié le 27 Janvier 2009 par ruraledeprose

26 janvier 2009

 

 

 

Monsieur le Pape,

Représentant de la religion catholique

 

Je suis chrétien, baptisé à l’église catholique à Paris en 1963. Selon le voeu de ma mère, pieuse et pratiquante catholique romaine, et avec l’accord de mon père agnostique. J’ai puisé dans le respect des martyrs chrétiens persécutés sous l’Empire romain le goût de la tolérance, de la justice, de la fraternité, du respect des opinions religieuses, philosophiques ou politiques de chacune et  chacun. Cela m’a conduit à dix sept ans à m’investir dans les combats progressistes, contre les guerres, les dictatures, l’oppression et je continue aujourd’hui.

 

Bien qu’ayant perdu la foi enseignée, dès l’adolescence, je n’ai jamais pensé remettre en cause mon baptême, mon appartenance à l’église.

 

Mais, Monsieur le Pape, votre décision de réintégrer des chrétiens intégristes catholiques et parmi eux un négationniste des camps de la Mort et des fours crématoires, me plonge dans une juste révolte et me conduit à vous remettre mon baptême. Je ne peux pas devant votre geste, qui intervient qui plus est au moment d’une guerre en Palestine, appartenir à votre église qui cautionne ainsi la Shoah. Jésus était juif et les trois religions monothéistes se réclament d’un seul et même dieu, qu’il ait eu un fils ou non.

 

Je ne suis plus baptisé à ce jour, je renie ma religion.

 

Je vous demande Monsieur le Pape de réfléchir aux conséquences de votre décision qui blesse de nombreux croyants et parmi eux les catholiques, une décision qui fait renouer votre église avec des événements tragiques pour l’Humanité, pour le peuple de confession israélite, avec une sinistre période où un de vos prédécesseurs préféra Hitler et ses crimes contre l’humanité au combat chrétien de la fraternité. Monsieur le Pape, je ne vous salue pas.

 

Patrick Pérez Sécheret

commentaires

souscription Les Vers à pied

Publié le 20 Janvier 2009 par ruraledeprose

L’auteur, poète-écrivain parisien,

a écrit ces poèmes en prose

au bar tabac Le Verre à pied rue Mouffetard,

où il pose son coude, parfois.

On trouvera donc ici des pensées,

poèmes, épigrammes, recettes de cuisine

et fatrasies à fleur de zingue.

Il s’agit d’une réclame amicale

pour  ce bistrot-restaurant et

la cuisine délicieuse de son hôtesse.

Le Verre à pied est tout en longueur,

c’est un heptamètre journalier

d’utilité publique. Un café-poème en sorte

favorable aux rêves-parties...

  

Copy-right Pérez Sécheret Patrick 2009
quelques extraits pour vous inciter à la souscription :
1 livre, 64 pages, 30 euros.
Contact : p.perezsecheret@free.fr ou perez-secheret.over-blog.com
 

 

 


 
On entre par hasard

acheter des cigarettes

un timbre ou deux

l’œil se jette

en fond du blizzard

mine de rien

on repère la tempête

un vieux chien

digère

à sa table une blanquette

 

on revient convaincu

il y a quelque chose

d’insolite dans ce bar

tabac d’opérette

mine de rien

on flaire

une petite musique

un bonheur en sursis

on s’habitue peut être

à sa mélancolie

1

Tout petit déjà je tirais des sornettes d’alarme en vain. Plus tard, on m’a tiré les oreilles et je suis devenu écrit-vin, écrit-vain. On oublie avec le pinard la surdité des autres, on les voit plus humains. 

 

2

Je cherche un argent-littéraire susceptible de faire sonner mon talent. Mais comme il faut le payer talent sur l’ongle, je n’en ai cure et je reste anonyme. 

 

 

 Pour un café

tu peux gratos

lire les news

Hara-kiri Libé

Le Monde qui va mal

et même Nietzsche en anglais

ici on vend du rien

sur quatre ou cinq colonnes

suffit de s’accorder

pour une heure à tuer

y a toujours une expo

qui longe le mur

aux miroirs piqués

avec ton nez pentu

qui traîne les pieds

d’un sonnet de traviole

t’en prives pas la culture

est au troquet

comme la sardine à l’huile

tu fais juste ton marché

en zig zag

entre voix et percolateur

qui fume l’éternité

 

  1

S’il vous prenait l’envie de faire l’Anselme, ravisez-vous illicot car cela nécessite de forts longs travaux, des études poussées ès voirie et ès humilité : pour être con comme la lune il faut de la persévérance certes mais un don de vision qui s’apparente à un humanisme généreux. On devait dire autrefois : «Faire le Jean», une expression «Etre gros-Jean par-devant comme par derrière» et puis on a dit : «Faire l’Anselme», et puis enfin : «Faire le con», manière caustique d’écrire des vers peu reluisants puisque la poésie réclame du son. L’âne aussi. Ce n’était pas mieux tourné, mais la versification s’enrichit. Surtout la poésie en prose. Ce qui compte c’est de prendre partie. Je suis ansélmique à souhait. Et vive la proésie ! 

 

 

 

 De vers en verres

on peut d’un mot épouser un regard

transformer le monde en ostie

la vanité en pluie

 

d’un mot être heureux

les saisons pour drapeau

la grande humilité

pour seul manteau d’ermine

 

De vers en verres

on décloue sa vie

à peine tenue entre les doigts

c’est du sable qui s’en va

 

de la neige sur les cheveux posée

la marche plus haute de l’escalier

de vers en verres on se vêt

d’humaine humanité

 

                                   Voilà pourquoi

en toute modération

je persévère

de vers en verres

 

 

 

 

Le pull aux vers

 

«Il a attrapé l’angine pull-mohair, disait Jeannine devant son blanc-casse, en parlant du beau-père d’Achille et d’expliquer que «le con était sorti en plein hiver en chemise pour acheter des croissants de lune à sa moitié. Il est tombé aux pieds de la boulangère qui en rêvait depuis des lustres, que cela lui faisait dans le regard comme une petite lumière... ». Le beau-père rêvait de la boulangère il est vrai, enfin de son derrière. Il était sorti à la va-vite «et ne risque plus d’y entrer», grinçait Jeannine en commandant son cinquième blanc-casse qu’elle but à la santé du mort de froid ou d’amour, qui saura... sans mot dire, sans mohair. La moitié fut privée de croissants. L’amour est injuste et aveugle.


 

Les années douces

ont mis les bouts

un matin crème et chocolat

les années douces

ont mis les bouts

on ne s’était rien promis

 

Entre nos pouces

de petit jaune

en  petit jaune

les années douces

ont mis les bouts

taillé la zone

 

Tu es partie

on ne s’était rien promis

les années douces

ont mis les bouts

ont mis les pouces

c’est tout

 

  

commentaires

hommage à nazim hikmet le 18 janvier 2008

Publié le 13 Janvier 2009 par ruraledeprose

Un hommage au grand poète turc Nazim Hikmet aura lieu le dimanche 18 janvier de 14 à 18h à Villejuif, 21 rue Jean Jaurès, proposé par l'association d'amitié franco-anatolienne. Sous le thème Poètes de la fraternité, lecture de poèmes de Nazim et de Paul Eluard en présence de musiciens. Une occasion de fêter la décision du gouvernement turc de restituer Nazim dans sa citoyenneté turque qui lui avait été retiré en 1958? Nazim est mort en exil en 1963 et enterré à Moscou. Il avait souhaité être enterré sous un arbre en Anatolie... cela devrait être à présent possible. Je participerai à la lecture en français de poèmes du grand frère Nazim.
commentaires