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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

prix littéraire jean l'anselme c'est parti!

Publié le 20 Décembre 2010 par ruraledeprose

prix littéraire jean l’anselme

collection  le sens des mots

 Ceci n’était pas une plaisanterie.  La nouvelle collection le sens des mots est une réalité, mise en route par l’éditeur Alain Guillo (Les Points sur les i), avec la complicité de Patrick Pérez Sécheret, poète-écrivain. 

Les amis de Jean L’Anselme, l’un des plus curieux et inclassable poète français vivant, s’en réjouissent.

Les autres font sans doute la grimace :

un tel prix  n’est-ce pas un peu donner du lard aux cochons ?

Mais, l’humour, l’esprit de résistance aux effets de mode,

aux marchands du temple, ont à présent un prix différent des autres,

ouvert à la liberté d’expression d’auteurs de tous genres littéraires

et sur des critères simples et humanistes.  La création du prix littéraire jean l’anselme a été actée en public, samedi 11 décembre à 18h, à Gare au théâtre,  à Vitry-sur-Seine, en présence d’auteur et d’amis de la CONfrérie Jean L’Anselme.

 Les Points sur les i éditeur67 Rue Saint-Jacques 75005 Paris

www.i-editions. com

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A Forcioli... tout en dentelles de notes et de mots

Publié le 6 Décembre 2010 par ruraledeprose

Pour tout dire, il m’énervait avec ses buridans, ses ânes chantés, ses ritournelles tremblées. Je l’avais rencontré à Antraigues voici quelques temps puis, revu à Ajaccio chez Ottavi. Philippe Forcioli passait lundi soir au forum Léo Férré à Ivry, alors, en voisin vitriot, je suis venu l’écouter. Des mots de fleurs et de fleuves à la mer, des mots de simple regard autour de nous, un petit message écologique qui prend son sens dans l’horreur de la péripétie humaine, ses luttes de crasse. La voix est belle, dorée, épurée de sonates, de blé qui pointe, de vignes qui frémissent, la nuit est un sanglot... De la tendresse sourd des notes, des vers caracolent, arc-en-ciel à portée de la voix. A Forcioli, l’humanité a encore de l’avenir, la mélodie existe, la mélopée galope. Le coup de poing à la manif est laissé en suspend : on peut dire les choses autrement, éveiller des z’oiseaux de paix un rameau d’olivier au bec. Ce chant est beau, sonne vrai, résonne  en nous longtemps après comme un pays d’accueil où l’exil blotti fredonne des verbes de partage. A Forcioli en scène, allez l’écouter. C’est encore mieux que le CD tout neuf. Il en est, comme chantait Léo, qu’il convient de rencontrer à certaines heures de la nuit... ou du jour, pour se sentir moins seul, moins prétentieux du monde, comment dire, sans vanité.

 

Patrick Pérez Sécheret

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