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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Eloge des voyages insensés, Vassili Golovanov

Publié le 26 Octobre 2011 par ruraledeprose

Pour tout dire, depuis Aïtmatov, je n'ai plus rencontré d'ouvrages d'une telle force et beauté brutale. Il m'a fallu des mois pour venir à bout de ces voyages, de ce livre érudit et magnifique d'humilité et de colère. De quoi s'agit-il dans ces pages heurtées, imprégnées de vent glacial, de peuplades incertaines, de marins éperdus, dans cette toundra, ces fleuves glauques, ce délabrement des espaces où chauqe trace de civilisation ressemble à la mort, à l'immobilité rouillée de grues? De l'homme parmi les ruines de la pensée unique et même universelle, les épaves de Narian-Mar, "la généalogie poétique des îles", le Grand Nord où "aucun touriste obèse avec sa maudite caméra vidéo ne viendra se fourrer ici pour se faire filmer sur sa curiosité, le Grand Nord austère pour que lhomme puisse se permettre d'y étaler sa vaine suffisance". Golovanov emboite le pas des grands voyageurs dont l'absence de destin pousse aux confins du monde. Le personnage-auteur embarque sur le ferry Zaria, bondé à souhait, où l'on boit sa vie à vomir.Jusqu'à Chtcheliador où une autre rivière vient se jeter dans la Petchova.A cet endroit, en langue komie, Chtchelia-dor signifie fin de la grande forêt et Chtchelia-iour début de la grande forêt.Et le périple du voyage nous conduit au coeur des espaces sauvages, désolés, parmi les grands chasseurs de rennes, les contrebandiers des peaux, des fourrures, pour aller atteindre le bout du bout du monde de l'humanité : l'île de Kolgouev. Dans sa force d'évocation de l'histoire des ces terres lointaines, inimaginées, de leur géographie cahotique, Golovanov nous inscrit dans l'inventaire d'horreur du soviétisme, d'un empire tombé qui lègue des désolations de métal comme autant de plaies infligées à la nature comme aux hommes : "J'ai définitivement compris que toute l'horreur de notre vie passée -l'horreur vécue du communisme, que nous avons revendiqué avec fierté àla facedu monde quand nous sommes entrés en contact avec lui- est horrible comme sont horribles les moeurs des prisons et descamps". Ici les fleuves, les mers, portent des noms tourmentés et les brouilards donnent au canot l'air d'un bateau fantomatique sur les vagues jaune, qu'aucune carte ne peut guider. Et puis, le spectacle inédit, improbable, inouï s'étale aux yeux des voyageurs -des lecteurs-, il existe "une berge aux petites fleurs lilas, un endroit magique. Un vallon vert et ce ruisseau en crue, une eau incroyablement claire et froide dans laquelle se reflète le ciel, le vrai ciel, un ciel profond, perçants sous la toison hirsute des nuages, et ces toutes petites fleurs dans le velours vert de la mousse..."

Ces terres sont "légereté et de douceur".A Moscou, il ne reste rien de c"ette beauté intacte, originelle, de sa puissance ici, quasi symphonique". Voilà ce qu'il aurait fallu dire sur la "berge aux petites fleurs lilas". La poésie naît du fllm qui se déroule sur 500 pages touffues, précises, ébouriffantes de sentiments dissous.Puis vient un lac bleu "avec deux cygnes et, plus loin encore dans la toundra, un trou d'eau croupissante.Le trou n'est pas profond, il est rempli de feuilles de saules noircies qui en donne une couleur brunâtre semblable au thé"... L'eau est croupie, inconsommable, mais belle et au coeur de cette nuit "où l'on entend l'herbe pousser et soulever les feuilles. Oui, ce grand livre, assis comme l'Oural sur le Grand Nord, devant nos yeux, est sublime. L'auteur nous remémore que le mot volonté, volia en russe, signifie aussi espace, étendue et liberté. La  boucle du voyage et son sens n'est-elle pas dans le nom même de l'île de Kolgouev : A qui appartient cette île? Nulle réponse malgré toutes les grandes explorations dans les mers polaires depuis des siècles. "Nous ne savons rien du nickel coulé près de Kolgouev en 1978 avec les déchets radioactifs, nous ne savons rien des bases de sous-marins atomiques près de Mourmansk, ni du polygone militaire nucléaire de la Nouvelle Zemble et encore moins dess autres bases situées dans les lieux les plus reculés du monde (...) Une catastrophe. Elle vient d'arriver ou est entrain d'arriver.Qu'importe alors de savoir si la chapelle de la Charkia a été construite après une énorme épizotie de rennes survenue lors dela glaciation... Au seuil d'une sorte de cénotaphe vivant du monde, ce n'est pas un hasard si la seule chose que j'ai trouvée sur un des sommets sacrés de Kolgouev, celui du mont Semigolovoïé était -gravé dans la pierre- un graffiti obscène, assourdissant, qui ne laissait aucun espoir à qui grimperait jusque là d'entendre jamais quelques voix que ce fut". Golovanov n'est jamais lyrique, ne cherche pas l'emphase littéraire, l'effet de style, il transcrit, il traduit ce pays du bout des terres, du bout des yeux, les vents rabatteurs sauvages, les hordes surgissant des champs polaires enveloppés de nuées et de brumes.Il les sait sans compassion. La nostalgie naît alors avec son récit dans le souvenir marécageux du hameau de Bougrino. "Chauqe pas nous rapproche de lui, chaque pas nous éloigne du monde souverain de la toundra...". Ce livre n'en finit pas de nous happer car l'auteur cite, prend en secours, en témoins ceux qui ont écrit sur ces terres, voyageurs et scientifiques, pour justifier que son écriture n'est pas que pitoyable! Un long poème surgit au détour de l'interrogation, qui résume l'attente d'un écrivain majeur d'aujourd'hui :

"Je voudrais devenir autre chose

qu'une tourbe au fond de ces marais.

Ne fut-cequ'unbref souvenir

ne fut-ce qu'un griboullage au coin d'une facture..."

Le retour à Moscou est donc douloureux. Bougrino et ses baraques collent à la peau tout comme la rue Morskaia est détruite par les tempêtes d'automne.Ailleurs est peut être en soi, ce dépassement du sol, de la frontière, de l'histoire, juste un homme en quête d'un paradis possible et utopique ou de son illusion.

 

PPs

Eloge des voyages insensés, Edition Verdier, 2008.

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Lettre ouverte au peuple de gauche, Michel Cornillon

Publié le 26 Octobre 2011 par ruraledeprose

Un courant d'air bien troussé, une écriture limpide et cahotique pour dire l'état des choses publiques où nous sommes en cette fin de régime bananier sarkoziste.Bien sûr, l'auteur donne à lidre des phrases qui semblent autant de portes ouvertes défonçées, de slogans désuets, mais sous la colère et la dénonciation du système financier qui dicte aux politiques leurs actes, se lève un petit vent frondeur, un espoir lucide. Enfin, aux côtés de Jean Luc Mélenchon, éclot un possible rasemblement à gauche, respectueux de la diversité de tous et porteur d'une voix alternative et de propositions concrètes.Cornillon ne précise pas ce programme novateur partagé et révolutionnaire pacifiste.Quelque chose est né qui de maille en maille tresse à la fois un beau pull d'espérance et à la fois les rives d'une avenue où les pas du peuple peuvent s'engager à l'abri des lendemains qui mentent. A condition que "cette révolution s'accomplisse en deux mouvements simultanés, sur deux plans parallèles : celui de la société d'un côté, de l'autre celui de chaque individu". Nous reste avant le bulletin de vote à faire grandir et à débattre des propositions dans toute la gauche, d'enflammer le débat à gauche et au-delà, car nous n'attendons pas un second tour.C'est tout de suite qu'il faut changer la vie et il faudra faire des choses essentielles, sans attendre une fin de mandat... Petit livre salutaire donc.

 

PPS

 

Lettre ouverte au peuple de gauche, Les Points sur le i éditeur.

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la guerre d'algérie, 1954-1961, Nadia Henni-Mouläi

Publié le 26 Octobre 2011 par ruraledeprose

Une suite de petits portraits brossés avec simplicité pour dire, 50 ans presque après ce que fut le vécu quotidien des algériens et parmi eux les femmes, mères ou soeurs, les jeunes. En Kabylie, une mère veut revoir son fils et sa fille Fatma part à sa recherche. Militant du FLN, Mohamed a été tué et les règles de la guerre ne permettent pas de fournir à sa famille sa dépouille. Les femmes y parviennent pourtant. Nadia nous montre que les petites mains recouseuses de chaussettes et autre paletots eurent leur part inestimable dans cette guerre de libération nationale. Après tout, ils s'étaient battus pour la liberté dans les tranchées de 14-18 puis de 1940-1945, une petite plaque indique place de la liberté à Toulon la chose : Toulon libérée par les tirailleurs algériens... Il y a aussi Malila, passeuse d'uniformes, petite brune, le teint clair, recherchée par l'occupant français et qui réchappe grâce à la foule qui la protège anonyme...Il y a Tahar, 17 ans, qui vote en 1957 dans son villlage de Laazib.Un vote truqué mais c'était un signe d'existence, un défi. Fatima aussi, ensanglantée, vieille dam digne, fauchée par un tir anodin de mitrailette à d'Ouardia avec sa fllle : prises pour des sentinelles de l'ALN.Fatma qui, malgré la torture, ne livrera pas les moudjahidin et les secrets du FLN : son cadavre fut retrouvé dans le bois attenant au village quelques jours après la leçon publique... Nadia n'interprète pas, raconte une épopée d'obscurs soldats de la liberté algérienne. Hocine l'élégant qu'un traître livrera aux français et dont la dépouille sera retrouvée quelques semaines plus après son arrestation. On ne faisait pas de cadeau entre combattants. De cache en cache, de prénom en prénom, nous voici dans cette intimité des temps de guerre où chacune, chacun, ne rêve pas d'être un héros, mais s'accommode de ces gestes insignifiants et essentiels qui donnent à l'armée de l'ombre ses ressources pour vaincre l'ennemi colonialiste. Ce petit livre sans prétention aucune, s'achève avec le récit de Idir, transformé en collecteur de fonds en région parisienne pour le FLN et le MNA, il apporte ainsi un regard sur ces témoins et acteurs qui entrent dans l'histoire par la porte de leur coeur et aussi de leur peur.Chaque famille enveloppe des récits pourtant utiles à l'avenir, pour l'éclairer.

 

PPS

 

La Guerre d'Algérie, Les Pointssur les i éditeur.

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Information juive, le journal des communautés...

Publié le 6 Octobre 2011 par ruraledeprose

Sous la signature de Guy Konopnicki, je lis dans le mensuel de juillet Information Juive, le journal des communautés, que l’on ment dans les manuels scolaires français à propos du génocide nazi, sur la création de l’Etat d’Israël. La vérité historique serait travestie pour nier la Shoah. Ce qui me choque ce sont les mots employés par Konopnicki. Si l’on parle d’un peuple juif, pourquoi pas d’un peuple musulman ou chrétien sous prétexte qu’ils seraient antérieurs à un autre et encore à prouver car le peuple existait déjà… sous forme de tribus d’ailleurs, sur une terre commune, une terre sainte pour les trois religions monothéistes d’ailleurs. Et puis, dire que le sionisme est une idéologie me semble juste car toute pensée de l’homme n’est que pensée de l’homme et toute pensée qui ne tend pas à l’universalité ne peut être qu’idéologie, construction suprématiste, théologique. Que d’aucun, dans n’importe quelle religion, prétende avoir obtenu une suprématie devant dieu, fondé en somme un monothéisme irrévocable, relève purement et simplement de la théologie. Que le seul peuple à pouvoir prétendre avoir été victime d’un généocide en tant que peuple soit le peuple juif cela est faux : les Indiens des Amériques ont été décimés d’une même façon méthodique en tant que peuples. Cela afin de leur prendre terres et richesses. L’Etat d’Israël a été fondé sur une terre qui avait des habitants : des palestiniens. Cette terre devint un Etat par la force des armes et au prix de la spoliation des populations qui s’y trouvaient. C’est ainsi. Le mythe de la terre promise devenait réalité pour des citoyens du monde de religion juive qui avaient différentes nationalités. Dans cet Etat s’est construit un rêve de socialisme ou de communautarisme qui ne perdura pas. L’Etat laïc devint peu à peu l’Etat hébreu. C’est d’ailleurs ainsi que la presse cite Israël : un peuple, une langue, une religion.  Comment en est-on arrivé là ? Toutes les persécutions raciales de l’histoire de l’humanité sont une spoliation d’autres humains, de leurs terres et de leurs biens. Mais, qu’au droit de la Shoah, des êtres humains, rescapés de l’assassinat de masse au nom de critères et de lois raciales, éprouvent le sentiment qu’ils n’ont nul endroit où se rendre après le grand saccage -car les autres n’en peuvent croire que des êtres humains civilisés purent commettre cela tellement la chose est indicible mêmes par les rescapés- qu’ils sont donc ainsi de fait des parias, que rien ne pourra être comme avant, que ces hommes au nom de leur dignité aspirent à construire un pays, je trouve cela légitime. Que le temps est fait que ce peuple devenu une nation comme les autres inflige à un autre peuple l’oppression, la spoliation des terres au-delà des frontières de l’Etat d’Israël, au mépris du droit international, comment est-ce acceptable ? La loi du Talion ? La survie de l’Etat lui-même menacé ? Monsieur Konopnicki a des trous de mémoire. Si les citoyens de religion juive ont été déportés, brûlés, gazés, ils en fut d’autres. L’extermination raciale était méthodique vis à vis de ces citoyens de différentes nationalités de confession juive ou non d’ailleurs, et d’autres pays vaincus ou alliés des nazis y participaient et le monde entier sut tout cela très tôt mais laissa faire. C’est dans la cause qu’il faut chercher la raison et non dans ses conséquences. Le nationalisme supplante la démocratie incapable de résoudre les problèmes sociaux, incapable de tenir ses promesses réformatrices de la société ou y renonçant, nationalisme qui s’érige dictature et qui pour durer va faire la guerre, conquérir d’autres pays, s’en accaparer les biens, mettre en esclavage les populations vaincues. Les richesses produites avant et pendant cette dictature sont au bénéfice de la même oligarchie financière. Les grandes firmes et les grandes fortunes s’y retrouvent en acceptant cet ordre nouveau qui assure la paix sociale au prix de la guerre, des persécutions, des massacres en tout genre. Les autres pays, agités aussi par la crise, soucieux de l’installation durable des Soviets et des répercussions que l’existence soviétique provoque au sein des masses populaires de nombreux pays qui y voient une issue contre l’exploitation, ces pays, leurs dirigeants font le choix de laisser Hitler combattre le bolchévisme. Ils règlent ainsi la question sociale interne à leur pays. Non-intervention en Espagne mais pont aérien nazi pour débarquer les troupes du Maroc, etc. Mettre au pas les peuples, abattre l’Union soviétique, remettre les pendules à l’heure des riches : tel est la doctrine et l’on verra bien après. Le monde s’embrase avec en sus un bouc émissaire de longue date : le juif, l’israélite autant dire le sous-homme, puis le rom, le tzigane, l’homosexuel, les handicapés, l’ensemble livré à la vindicte des foules embrasées. Mais voilà, l’Union soviétique, le peuple russe résistent. L’effort militaire contre le bolchévisme se transforme en cauchemar à Stalingrad où les héros soviétiques vont au combat un fusil dans le dos mais ils gagnent une bataille décisive qui retourne le problème : si l’Union soviétique gagne sur le nazisme le communisme arrivera jusqu’à Berlin et même plus loin. Il y a péril en bourse. L’Amérique doit à présent débarquer pour stopper l’avançée russe. La question des camps n’est pas à l’ordre du jour pour autant. L’urgence est le front militaire. L’histoire nous enseigne que les bourreaux en chef, hormis ceux qui furent jugés à Nuremberg, vécurent riches et heureux en Amérique Latine. Ceux qui survécurent aux camps de concentration retrouvaient un monde brisé, deux blocs idéologiques face à face mais aucun ne s’était préoccupé d’eux, aucun n’était préparé à voir, à être témoin de la barbarie nazie. Que faire ce ces rescapés dans ce monde d’après guerre ? Cette question fut posée par la libération des camps de la Mort, mais commment ces hommes et ces femmes pouvaient-ils rentrer chez eux, retrouver leur bien, leur travail, leur nationalité ? J’écris en mesurant la tragédie de ces citoyens de nulle part retrouvant un monde qu’ils avaient quitté pour l’enfer, un monde qui ne se soucie pas de leur retour. Certes, beaucoup de gens sont allés s’installer en Israël, croyants et laïcs. Les peuples d’à côté ont muté de protectorat en pays et une nouvelle caste s’est installée confisquant le pouvoir des peuples qui furent mobilisés contre la colonisation. Le canal de Suez a été nationalisé par Nasser… L’Etat d’Israël semble une oasis. Puis, après la guerre des 6 jours, on vivra des années d’expéditions militaires punitives contre les attentats palestiniens. L’escalade conduira à l’horreur de Sabra et Chatila, la haine attisée de l’autre mènera à l’impasse, à la colonisation pure et simple des terres palestiniennes, l’occupation militaire de la Cisjordanie, le blocus de Gaza. Ce qui est frappant aujourd’hui est que l’Etat d’Israël, ses gouvernants, ne voient pas que le monde change, que les peuples voisins aspirent à une réelle démocratie, au développement dans la sécurité. Aveuglés par l’expansionnisme territorial, ils nient tout droit aux palestiniens à la propriété, ils renoncent à voir un Etat palestinien se créé. Dans le même temps, les ultras-religieux tiennent le haut du pavé, l’intoxication idéologique des jeunes militaires atteind des paroxysmes haineux. En bref, un retournement de l’histoire s’est produit : les victimes devenues des bourreaux. Et, pendant ce temps, la population israélienne subit l’inflation, la flambée de l’immobilier : le peuple israélien gronde. L’opposition à la privatisation gronde, la police réprime… Israël n’est pas à côté du monde mais dedans et les expulsions immobilières battent leur plein : 64% d’augmentation à Tel Aviv en 3 ans, 17% à Jérusalem… Les mêmes maux capitalistes ont les mêmes effets. Le reste, Konopnicki c’est du pipeau idéologique, non ? Ce peuple n’est pas monolitique, des partisans de la paix continuent de se faire entendre, des journaux osent dénoncer la paranoïa des gouvernants… Il n’y a pas d’autre issue que la paix et la coexistence d’Etats souverains côte à côte dont un Etat palestinien. M Konopnicki ne veut pas parler de cela mais enfoncer le clou sur ces méchants antisémites qui ne veulent plus parler de la Shoah comme exutoire de justification des actes de l’Etat d’Israël en Palestine. J’ajouterai que, pour ma part, je n’achète aucun produit en provenance d’Israël car, comment distinguer ceux qui sont palestiniens, issus du travail palestinien, mais vendus made in Israël ? Je ne peux plus participer à ce vol qualifié, à cette forme d’esclavagisme. Je n’ai de haine pour aucun peuple et j’ai confiance dans le peuple israélien : comme partout, il faut que ce peuple retrouve sa légitimité et se débarrasse des dirigeants guerriers qui brandissent la Shoah à la moindre critique d’un régime qui bafoue les résolutions de l’ONU, le droit international. Le monde devrait être vacciné des guerres de religion et les Etats laïcs renvoyer la question religieuse au domaine privé de chacune et chacun. Aucun peuple n’appartient, n’est issu de dieu : la question de la foi est une conviction personnelle et doit le rester. Enfin, je confirme que sur la petite planète terre bien abimée, il n’y a qu’une seule race humaine.

28 juillet

 

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