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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Bon anniversaire Etoile...

Publié le 21 Novembre 2011 par ruraledeprose

Ce souvenir de peur de désir

ce printemps qui semblait ne plus venir

ces sourires muets éperdus d’oiseaux

naissant à nos épaules

ce souvenir doux de lèvres à lèvres

cette intense chaleur brûle encore

 

J’avais peur à tout rompre était-ce possible

ce bonheur si bleu

ce soleil si blond le soir à nos genoux

ce souvenir de nous

à ma nuque votre paume

                                    son velours sans fin

 

Je n’ai plus peur

jamais plus je n’aurai peur Etoile

vous voguez dans mes veines

 rugissez sous mes doigts

dès la moindre aube gelée

je n’aurai plus jamais froid

 

Qu’aurais-je été sans vous Etoile

tout juste une averse

un hiver de trop

quelques poèmes sur des plages

ce souvenir qui lance des flêches à l’aube

depuis tant de temps

votre silhouette à la vitrine des jours

 

Etoile mon coeur

j’ensorcèle ma vie de vos prunelles de mer

où les saisons s’épèlent

 en voyelles d’espoir

 

Etoile bon anniversaire

 

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Glissement progressif vers la dictature...

Publié le 15 Novembre 2011 par ruraledeprose

Mais que se passe-t-il, songent-ils en plongeant la tête dans le sable, persuadés qu’il reste un espace entre le délitement de nos sociétés financiarisées à outrance, soumises au dicktat du système monétaire et bancaire qui échappe aux Etats et aux élus et leur propre situation sociale ! Le peu d’espace qu’il reste diminue à vue d’oeil à coups de lois, de décrets. Nous sommes presque à poil, des tricheurs, des assistés en tout genre, des irresponsables... Nous aurions détruit nous-mêmes toutes les avançées sociales de la Libération, creusé les déficits de l’Etat par notre inconscience citoyenne, notre gabegie de médicaments et d’arrêts maladie, nos retraites pré-payées... Dans quel monde sommes-nous ? On nous a imposé une Europe aux forceps contre notre avis référendaire, inoculé à doses homéopathiques tout d’abord une suprématie des chefs d’Etats décidant ce qui est bon pour la finance et le marché, puis habitué à l’imposition de plans draconniens d’austérité à répétition au mépris de la souveraineté nationale. Nous glissons, oui, à pas graves vers une dictature qui cache son autoritarisme derrière le voile tricolore et bleu européen d’une démocratie de carton-pâte. Le Président de la République ne représente ni la Nation ni la Patrie, juste un Etat moribond soldé pour tout compte de rendre gorge devant les banques et les mastodontes sociétés mondialisées aux spéculateurs et actionnaires avides de dividendes colossaux.

 

Nous ne sommes plus en démocratie puisqu’il n’y a plus de souveraineté mais un directoire franco-allemand aux bottes de la banque centrale européenne indépendante des Etats.

 

Nous avons encore des élections en perspective mais l’empire médiatique nous saoûle de menteries perfides sur les causes de la situation sociale et économique réelles, nous rebat les oreilles de notre culpabilité ou celle du voisin.

 

Debout la France, debout citoyennes et citoyens, on nous vole nos libertés essentielles, nos droits acquis dans les luttes et l’après-guerre, on nous fait peur, on nous viole notre légitimité démocratique ! Souvenons-nous qu’un certain Adolphe a pris le pouvoir alors qu’il n’avait pas de majorité* et ne l’a jamais rendu, se faisant plebisciter par acclamation ensuite... Les époques changent mais l’histoire repasse les plats nauséabonds de l’arbitraire dès que les peuples courbent la tête ou se couchent devant leur propre peur de l’avenir...

 

Faisons front ! Osons toutes les résistances, décrétons le débat de salut public contre ce glissement progressif vers la dictature et les soviets financiers mondialisés donc apatrides !  Ne laissons pas faire Goldorak le fossoyeur de la démocratie et de la souveraineté de la France!

 

14 novembre 2011 : je prends date.

 

 

* Et pour la France, je ne parle pas des inscrits mais des votants à la dernière présidentielle pour comparer comme ça à tort et à travers...

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Fabienne a lu "L'Homme féministe"

Publié le 7 Novembre 2011 par ruraledeprose

On m'envoie beaucoup de livres à lire, parfois je bute. J'en passe aux amis. Ainsi Fabienne a lu "L'homme féministe" et ajouté quelques pages de son cru. Les voici;

 

pps

 

C’est avec un grand plaisir que je viens de terminer la lecture de ce bel ouvrage ! Félicitations pour tous ces témoignages qui posent très fortement la difficulté de l’égalité des genres dans notre société aux fondements judéo-chrétiens.

Je me présente, Fabienne, 50 ans, mariée à un amour de mec depuis 32 ans, maman de 3 garçons (21 ; 17 et 14 ans).

Après cette lecture, j’ai très envie de vous dire qui je suis dans ce combat quotidien : je suis profondément MASCULINISTE !

Eh oui, je considère que les fondements de notre société nuisent à l’égalité Homme/Femme. Merci Messieurs de votre soutien mais ne soyez pas trop inquiets, beaucoup de femmes au quotidien ont le ressort nécessaire ; elles ont des « couilles au cul ». Continuons de leur faire confiance.

Ce qui m’a vraiment interpellée dans ces témoignages, c’est le mal de ces messieurs féministes. Ils  le vivent comme une souffrance, aussi, dans leur relationnel quotidien pour tout simplement laisser une juste place à toutes ces femmes qu’ils reconnaissent comme telles !

Pour être claire, je vais aussi vous faire part de notre propre expérience : avec mon amoureux, nous avons mené un vrai combat pour que sa famille admette qu’il puisse être heureux avec une emmerdeuse de militante politique!

1er choc à assumer par sa famille car il a fortement revendiqué à l’époque que nous puissions nous marier uniquement : à la mairie, un vendredi, sans alliance, sans tralala et surtout en gardant mon nom de jeune fille ! Issu d’une famille d’agriculteurs, ayant 6 frères et sœurs plus âgés, ce fut une vraie révolution !

2ième décision : nous nous reconnaissons sans religion et nous laissons à nos 3 enfants le choix, donc pas de baptême. Là encore pas facile mais heureusement ma belle-mère, une femme extraordinaire a compris même si, elle préférait que nos fils soient sous la protection de Jésus. Cette femme géniale qui en a tant bavé, avec ses 7 enfants, la ferme, l’épicerie du village, la pompe à essence et le resto pour ouvriers agricoles, aura été jusqu’à ses 87 ans : tolérante et bienveillante vis-à-vis de son petit dernier! En fait, aux yeux de cette famille, tout est de ma faute ; on ne reconnaît pas à mon mari, ses propres décisions !

Le 3ième combat : mon mari et mes fils ont validé le fait que je devienne maire-adjointe d’une ville de 84 000 habitants. Leurs arguments ont été les suivants :

-« nous avons les mêmes convictions ; ton boulot de militante (SNUIPP, RESF, FCPE…) sera reconnu et en plus, c’est toi la grande gueule !

- l’aîné : «  fais comme tu veux et ce qu’il te plaît »

- le cadet : « Oh, je suis fier, maman »

- le benjamin : « fais le, sinon tu vas être chiante »

Eh bien, croyez moi, ce choix (en plus d’être coco) ne passe pas bien auprès de mes beaux-frères et belles-sœurs. En raison de mes engagements, je n’assume pas mes responsabilités de femme, de mère et je fais tout faire à la maison, à mon mari ! Ils ont une vision soumise de leur frère ; heureusement que nous nous aimons et que ça se voit !

Voilà, mon combat à moi, entre autre est d’autoriser les hommes à pleurer, à déprimer, à exprimer leurs différentes émotions tout comme les gonzesses, même si : «  ah, non un homme ça ne pleure pas ! »

Quel bonheur :

-        D’avoir pleuré en famille devant les films : Welcome ou Les petits mouchoirs.

-        De pouvoir se dire, « t’as vu, il est beau gosse, lui ou, ah, elle est pas mal celle là ! » Le bonheur des yeux n’a jamais fait de mal à personne et surtout pas aux filles.

-        Ou encore face à un ami macho, grand, beau gosse, tout en cuir car propriétaire d’une 1 000 KaWa,

de pouvoir le calmer, avec le regard complice de mon mari, en lui collant une main aux fesses !

Ah oui ça surprend et c’est très désagréable, un bonjour masculiniste ! Message reçu : respecte les autres et tu seras respecté… Depuis il ne marche plus devant moi mais à ma hauteur !

-        De pouvoir dire qu’on a la trouille quand on est malade ou pouvoir crier quand la douleur est insupportable !

Voilà le pourquoi de mon féminisme et de mon masculinisme.

Vive le genre humain !

fABIENNE

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Bergmman fait le bonheur de Sophie (Marceau)

Publié le 3 Novembre 2011 par ruraledeprose dans actualité lecture de l'auteur

Un fragile d’apparence, mal servie par une mise en scène qui la corsète, Sophie Marceau fait ce qu’elle peut pour dévider le texte de Bergman. Dévider est le verbe, une vie s’évide devant nous, une histoire d’âme avec justesse de la voix, économe des gestes comme une lente fatigue du corps, l’enveloppe de bleu pâle de la désespérance tout humaine. Sophie Marceau porte les sentiments, les chaos de l’existence de Viktoria, dans une beauté épurée, preignante. Le scénario de Bergman file ainsi plus d’une heure sa pelote de phrases secouées d’absences, de craintes, de folie, d’approche de la mort, à petites goulées. L’actrice est seule, magnifique, sobre. Son talent nous offre un petit bonheur triste et doux qu’il en est lumineux. (Théâtre du Rond-Point).

 

Patrick Pérez Sécheret

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