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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

poème du jour

Publié le 27 Février 2013 par ruraledeprose

Il fait des petits pas

Avenue Derry*

des petits pas de deux

comme un rat d’Opéra

il faut gommer comme

rien n’est comme

rien n’est comme avant

ou l’apprêt

sur une chemise un col

c’est autre chose

un champ de lin...

 

25 février 2013

 

* L’abbé vitriot Roger Derry fût décapité à la hache pour Résistance.

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Question journale

Publié le 26 Février 2013 par ruraledeprose

Ecrire, ne pas écrire, décrire, décrier, encrier, de quoi le désir naît d’une rencontre ? Ecrire n’est-ce pas détruire, reconstruire ? Pourquoi ce besoin d’encrer, d’ancrer le monde sur le papier ?

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Considérations cornéliennes

Publié le 22 Février 2013 par ruraledeprose

Le temps s’étend dès lors que les moments où vous pouviez vous dire ensemble vous séparent. Alors, le temps est longuement long, impitoyable à passer des moments à penser que vous pouviez être ensemble le temps arrêté.

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pensée du soir

Publié le 21 Février 2013 par ruraledeprose

"L'amour, c'est l'espace et le temps rendus sensibles au coeur." Marcel Proust, A la recherche du temps perdu.

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Songe d'un jardin de printemps

Publié le 20 Février 2013 par ruraledeprose

Lentement ses doigts frôlent la mousse neuve qui sourd entre les pierres du mur qui longe le jardin : on dirait des oiseaux qui pianotent sur un ciel minéral tendre à la verticale du printemps et exactement du vrai ciel bleu, tendre aussi. Elle me sourit dans ce songe d’un jardin de printemps.

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pensée du soir

Publié le 19 Février 2013 par ruraledeprose

J'écris en fait dans ma tête afin que le murmure dure comme dans un coquillage contre l'oreille... Personne ne saura rien sauf mon z'oreille.

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pensée du jour

Publié le 18 Février 2013 par ruraledeprose

Il lui écrit à la plume d’or comme des regards se croisent au présent une lente chevauchée s’allume au cadran de sa montre où le soleil pavoise des aiguilles aux arrêts il lui écrit à la plume d’or sans rien dire une sonate frêle sourire à sourire une jetée de sort une averse belle comme s’il y avait dans sa vie venus : un courant d’air un battement de cils une poignée de lys un bord de mer quelque chose de si ré la sol fa mi doucement l’infini entre ses doigts blotti...

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pensée du jour

Publié le 15 Février 2013 par ruraledeprose

Vous étiez très chic hier au soir. J'ai fait un noeud à mon mouchoir en papier pour ne jamais oublier qu'il pleuvait du blé.

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colère!

Publié le 11 Février 2013 par ruraledeprose

Je suis calme mais l'essentiel des journaux télévisés consacrés au pape auquel j'ai retourné mon acte de baptême en raison qu'il voulait pardonner à des religieux intégristes niant les chambres à gaz, cela me ramène à la réalité : une idéologie dominante plane. Second sujet : les lassagnes au cheval... Moi j'en mange régulièrement mais du frais, du marché. On fait peur aux gens, on leur dit que tout leur échappe... Fatalité, fatalité... rien d'autre, circuler! Troisième sujet les pîlones EDF qui se cassent la gueule sous la neige... On va retourner aux cavernes si ça continue. Rien d'autre à faire, dettes, dettes... mais on s'attaque à l'humain, aux besoins les plus élémentaires et comme le disait mon ami Jean Ferrat il nous faudrait choisir entre la jungle ou le zoo! Réveillons-nous bordel, aimons-nous, refusons que l'on nous dresse les uns contre les autres pour des marchés dont nous sommmes les acheteurs, les producteurs. Réveillons-nous. L'union européenne supprime 1,5 milliards d'aides alimentaires aux restos du coeur (ce n'est pas une solution les restos du coeur car les gens ne se révoltent plus contre la faim, Jean Ferrat m'en a parlé, il m'a dit pourquoi il ne voulait pas à la demande de Coluche être parrrain de cette idée... il avait raison!). On vit un monde de soumission et aussi de révolte, choisissons notre classe! Je suis fatigué d'être révolté et je voudrais ce soir un papillon sur mon épaule, m'envoler vers du beau auquel je crois malgré tout. Ne laissons pas faire le marché, les banques, les actionnaires, l'être humain est une valeur sûre!

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pensée du jour deux

Publié le 7 Février 2013 par ruraledeprose

Et puis, vous deux, ne serait-ce qu’un soleil, un éclair de grêle, un étonnement à s’approcher, de ne savoir si on va s’y brûler les ailes, c’est déjà beaucoup, presque immense. Qu’est-ce qu’il peut en dire de cette subversion, révolution, de ce désir en boule ? Ecrire encore des mots de cela pour calmer l’espoir, l’envie ? Il ne sait plus grand chose d’aimer depuis presque quatre ans, de dire et de mot dire même ce qu’il en fut ou ce qu’il en serait ou sera. Il se pense juste un peu heureux qu’une petite âme ait donné un peu de son temps à la sienne sans en connaître de plus, sans projet sur la comète, sans précepte aucun. L’écume des jours, déjà n’en déplaise à Boris Vian, l’écume des jours s’estompe de tout petit bonheur d’un rien et la vague reprend l’assaut des rives inlassablement. Alors, il remonte la couette sous le menton, ferme les yeux lentement pour voir la petite lumière rouge. Ses mains sont collées à ses cuisses, il a froid et il tremblote tel un chien mouillé par la pluie. Ses lèvres dessinent un prénom avec une infinie tendresse et la vague, la vague emporte les lettres une à une vers un monde insondable, inconnu. Le sommeil gagne sur la vague...

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