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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Mélenchon parfois pète aussi des plombs :

Publié le 29 Octobre 2013 par ruraledeprose

Je constate que certains propos, au sujet du choix des militants communistes à vouloir aux élections municipales prochaines rassembler à gauche avec des socialistes, comme à Paris, sur un contrat anti-austéritaire et progressiste, ne sont pas de nature à rassembler largement et que cela marque un retour certain à gauche de la gauche du centralisme de décision à la soviétique*, à l’exclusion des différences de penser et d’appréciation des réalités. L’histoire enseigne où cela peut conduire.

 

Quant à moi, ce que j’aime dans la Révolution est son côté éphémère : elle libère d’une dictature ici ou là, elle instaure une dictature ailleurs. Son temps est compté et conté. Son effervescence est salutaire, insurrectionnelle. Elle cause plus ou moins des morts en 1789 lors de la prise de la Bastille, davantage pendant la Terreur, idem pour la prise du Palais d’Hiver en Russie suivie des purges des années trente… Ce qui m’emmerde dans la Révolution, sociale ou nationale, c’est autant sa brièveté que ses conséquences mortifères (les camps, l’exil, la famine…). Ce sursaut, beau comme une rivière verte écrivait Jules-Vallès, en appui populaire, des masses plus ou moins contrôlées ou spontanées qui se mettent en mouvement, ce sursaut de salut public s’achève en conformisme, en supprimant la démocratie ici pour une période plus ou moins longue en attente d’un nouveau sursaut, en la restaurant ailleurs jusqu’au moment où celle-ci va permettre un nouveau sursaut et s’amoindrir…  Et, à propos de plombs, la Révolution écrivait John Lennon est un revolver chaud. Quand il a refroidit, il peut à nouveau servir… En règle générale, on peut bien être contre la guerre civile ou la guerre tout court mais les balles ne se transforment jamais en caramel mou ni l’oppression en bonheur.

 

Ce que je déteste dans la Révolution est la négation des libertés d’opinion et d’expression, le formatage des pensées, l’unicité de toute idéologie. Mais ceci est aussi valable en période de démocratie. Le grand balancier de l’histoire fait sans cesse osciller l’humanité entre l’euphorie et la barbarie sur une échelle variante du plus ou moins de bonheur et de moins ou plus de malheur. Dans le dernier cas, les solidarités sont plus rares, les résistances moins téméraires, le courage rare.

 

Ce que j’aime dans Révolution est l’intolérance pour l’intolérance en tout cas et la possibilité de diversité et de respect de l’autre. Je suis donc pour la Révolution mais je veux en connaître les fondations et le caractère intrinsèquement humaniste dès lors que ce serait bien le peuple l’acteur dans cette diversité et, l’avenir même court,  vraiment meilleur pour celles et ceux qui ont de toutes les façons rien d’autre à perdre que leurs chaines…

 

Donc vive la Révolution et vive le Front de Gauche ouvert et non étriqué !

 

Patrick Pérez Sécheret

 

  * Le PCF y a renoncé quant à lui...

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a repetita

Publié le 22 Octobre 2013 par ruraledeprose

Il voudrait bien sgnifier l'essentiel

le quotidien nous broie sous les rafales de sang

rien ne ressemble à rien sur le carreau du monde

ce siècle commencé recommence l'avant

tout se répète-t-il indéfiniment

à coups de lois de sécurité et de fiel

ne pourrait-on pas vivre un peu libre sur l'onde

en fleuves tranquilles

Il voudrait juste un peu de bonheur s'ébaucher

la tendresse même toute seule brûler des cierges

à l'Humanité

sourire d'un enfant bleu accroupi sous l'azur

faire des pieds de nez des pieds aux murs

coupant l'espoir au prix de l'immobilier

Il voudrait être utile

on fait ce que l'on peut

rien ne sert de hurler d'incendier l'autre

quand le malheur s'étend avec la pauvreté

les banques et la bourse

ont remplacé la Grande Ourse pour une poignée

d'assassins de l'Humanité

Il ne voit plus d'étoiles dans les cités du monde

la bourse bande immonde

l'humain a du plomb dans l'aile

et avance fatigué

Et j'y peux quoi mon coeur

juste à me révolter?

 

 

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2e festivial international de poésie/des voix au chapitre 6 décembre 2013

Publié le 22 Octobre 2013 par ruraledeprose

urbaine de poésie

présente avec le soutien du Centre Culturel de Vitry

 

des voix aux chapitres

2e festivial international

de poésie in vitry

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avec

jean-pierre lemesle (poète)

saliâme khéloufi (auteure, conteuse, comédienne)

dume ottavi  (auteur, compositeur, interprète)

patrick pérez sécheret  (auteur-interprète, poète-écrivain)

christiane beloeil (poète, écrivain)

serge utgé-royo (auteur, compositeur, interprète)

béa tristan (auteure, compositeur interprète)

jean l’anselme  (coup de chapeau au poète disparu)

______________________

vendredi 6 décembre 2013

à 19h au centre culturel de vitry

maison de la vie associative

36 rue audigeois - 94400 vitry-sur-seine france

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dédicaces cd-livres des auteurs pour vos cadeaux de fin d’année.

entrée bon de soutien (+ 1 verre à pied) : minima 6 euros.

réservation par sms 06 17 09 84 37 ou urbainepoesie@hotmail.fr

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Se nourrir du cri du beau

Publié le 8 Octobre 2013 par ruraledeprose

Au moment où deux états nouveaux de la matière sont découverts et ouvrent des perspectives en informatique et quantique, l’état de nos sociétés est dramatique avec un cortège de nouvelles tragiques pour les peuples assommés d’austérité, appauvris par la soumission des politiques gouvernants l’Europe au système bancaire et financier mondialisé.

Agir et résister restent le mot d’ordre alors que, sans en avoir référer au peuple de France, un bouleversement total des fondements républicains est en cours avec la Loi instituant les métropoles et visant à la disparition des communes, des intercommunalités et des départements. Exiger un référendum sur la question est une urgence civique ! Au moment où Patrice Chéreau tire sa révérence au monde de l’utopie et de l’imaginaire, les désillusions, les désespérances doivent s’induire d’espoir au nom de la dignité humaine et du droit à la beauté c’est à dire à toutes les formes d’expression et de création culturelles. Ceci afin de demeurer debout. Se saouler de beau, d’œuvres d’art, de spectacles vivants, de lectures, de films est salutaire. Sans beauté, sans échange, sans critique nous n’existons plus, nous devenons des confettis d’humain. Même si on nous contraint à l’économie et que nos moyens financiers s’amenuisent, s’il faut regarder aux dépenses, aller à l’essentiel, ne renonçons pas, s’il le faut resquillons, volons des livres ! Du pain et des roses, des livres et films, du théâtre et de danse ! Voilà le seul programme contre l’animalité rampante que l’on entend nous imposer. L’autre dans tout cela est notre richesse et tout ce qui l’abaisse, le délaisse, l’isole, le repousse fait le lit des extrêmes, ouvre la porte au recommencement du malheur dans la répression et la dictature. Excusez-moi du cri.

 

PPS

8 octobre 2013

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