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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Un beau jour...

Publié le 28 Novembre 2013 par ruraledeprose

Un beau jour

les poètes seront mages

aides-soignants

de l’humaine condition

 

A coups de rimes

ils sèmeront le bonheur

sur les murs de honte

les champs de larmes

les charniers

 

Un beau jour

les poètes prendront le pouvoir

leurs paumes ouvertes

le jetteront aux orties

de l’histoire

proclamant l’anarchie

unilatéralement

 

Un beau jour

les poètes un beau jour

ou peut-être une nuit

d’insomnie

passée à la fenêtre

à épeler l’amour

 

Un beau jour

les poètes…

 

28 novembre 2013

commentaires

Pourquoi avons-nous besoin de culture?

Publié le 26 Novembre 2013 par ruraledeprose

Poser la question est déjà réducteur : toutes les formes d’expression humaine concourent à l’épanouissement de chaque individu, à ses relations avec autrui et constituent une part indispensable à la conscience humaine. Exprimer par la représentation artistique ses rêves ou la perception des réalités sociales, dans l’espace et dans le temps, est à la fois donner à voir aux autres, partager avec eux, échanger émotion et impressions, et à la fois s’inscrire dans l’histoire de l’humanité, ce que l’on en sait, pour se projeter dans l’avenir, répondre à des peurs et à des espérances. L’expression culturelle n’est donc en rien un supplément d’âme, quelque chose de superflu qui devrait s’effacer devant les contingences des crises sociales et économiques. Chacune et chacun a besoin de culture comme de pain. On ne peut résumer l’être humain a un tube digestif et à cette seule réponse à ses besoins et, surtout, surtout, dans les périodes récessives et d’accentuation des précarités et des exclusions, les périodes de repliement identitaire ou communautaire qui ne conduisent qu’à désigner des boucs émissaires des malheurs subis –la faute à l’autre, à celui qui est différent, périodes grosses de recul d’ailleurs des moyens publics au service de la culture accessible au plus grands nombre. La culture permet d’appréhender le monde, son actualité, d’un point de vue d’acteur, de citoyen participant à sa marche au cœur de l’organisation des Cités, des Nations. Toute réduction du fait culturel accentue le recul du débat d’idées, prive de perspectives sur toute transformation des sociétés dans le sens du progrès social et de l’épanouissement des individus, propageant ainsi l’idée de fatalité, de non recours possible à l’amélioration de la condition humaine. Le besoin de culture n’est pas inné c’est un processus qui commence à l’aube de la vie de chacune et chacun d’entre nous dès lors que nous sommes entourés de mots qu’il nous faudra comprendre, assimiler, d’aide et de soutien qui nous feront grandir et nous socialiser. Sans ces apprentissages (langue, autonomie…) nous serions sauvages et incapables d’évolution, livrés aux cavernes sans possibilité d’évoluer qu’instinctivement tels des animaux. Sans culture, sans conscience humaine, il n’est pas d’humanité possible et sans réponse aux besoins humains dans tous les domaines vitaux, primordiaux, le sens de la vie, la raison de notre existence, de notre appartenance à la communauté humaine, à la longue chaine de l’évolution, ne seraient qu’un grand vide. L’évolution de notre cerveau est le produit d’une adaptation à l’environnement ayant conduit à un questionnement sur le pourquoi de celui-ci, sur la façon de faire pour le maîtriser, en contourner les embûches, pour survivre à la jungle primordiale et prédatrice. Les traductions de cette primordiale indication d’un monde hostile, où il faut survivre, donna sens à la vie elle-même, raison de vivre et de transmettre un savoir autant que l’interrogation elle-même sur le pourquoi nous étions vivants. L’homme exprima donc le besoin de tracer des signes sur les parois des grottes, de chasser en meute le gibier pour sa survie, de combattre ainsi des adversaires de la race animale, de s’assurer la nourriture suffisante pour demeurer en vie. On sait tout cela, de la cueillette à l’agriculture, du façonnage des silex à l’invention du feu et de la forge. Mais chaque fois que nous avons oublié d’où nous venons, nous sommes d’une certaine façon retourner aux cavernes, nous devenions capables d’holocaustes et de barbaries.

 

La culture est donc toujours le plus court chemin d’un homme à l’autre, le trait d’union entre l’inconnu et la fraternité, le nœud gordien de toutes solidarités, le chemin de nos libertés fondamentales. L’exercice de nos libertés est lié intrinsèquement à la culture : il n’est pas de droit, d’expression et d’opinion y compris, sans art, sans représentation de ce qui fut, de ce qui est, de ce qui vient. Un livre, une pièce de théâtre, une peinture disent mieux, plus loin, que des élucubrations de lieux communs –qui ont leur utilité sociale- disent davantage sur ce que nous sommes du passé et du présent, que la haine et la bêtise incultes se diffusant formatées et mortifères au nom du chacun pour soi. Il n’y a du chacun pour soi que des ruines, des idéologies froides. La culture permet de transcender l’effroi, la mort même, de porter haut la capacité de l’humanité à s’autodétruire et à se sauvegarder de ce crime atomique suprême. Se cultiver, créer, restent le socle essentiel de notre essence d’humain.

 

Qu’est-ce que la culture finalement sinon ces chemins où les êtres humains entrent en concert de beau, de fragile, d’imaginaire et de réalité, forgent ensemble un goût de vivre et de partager, un sentiment d’utilité civique ? Cette sainte émulation ne s’apparente en rien à une valeur marchande de la culture mais bien à sa valeur d’usage commun, à son rôle sociétal supérieur : vivre en hommes, ensemble, dans la diversité et le respect du rôle et de la mission de chacun au sein de la société, de la cité voire de son pâté de maisons, de son escalier ou de son jardinet… L’universalité est à ce prix : la liberté d’expression et d’opinion et le terreau culturel en est le meilleur semis, en permet seul des germinations plurielles, respectueuses de tout un chacun. Le reste est bien sûr une affaire de goût, de perceptibilité émotionnelle, de couleur, de forme. Il n’y a pas d’humanité sans culture, sans création de l’esprit. Sans culture, sans diversité de la culture, les ténèbres sont proches et toutes les ignominies contre la race humaine sont possibles.

 

 

Alors que faire pour que la culture (accès à des savoirs, production, diffusion..) soit un outil d’émancipation humaine ?

 

Il faut favoriser, encourager, soutenir la création sous toutes ses formes et sa diffusion. Cela s’entend favoriser l’accès aux pratiques artistiques pour le plus grand nombre dans tous les domaines et aux œuvres de création. Pour l’accès aux pratiques, le rôle de l’éducation nationale a été essentiel mais l’est de moins en moins pour ce qui relève du rôle de l’Etat. Les outils sont donc à priori essentiellement de l’initiative des collectivités locales et notamment des communes à partir de leurs compétences généralistes. Permettre et encourager les pratiques amateurs supposent des lieux dédiés et des moyens financiers non négligeables issus d’une volonté politique. On peut dire d’ailleurs que cet accès commence dans les centres de loisirs maternels et primaires, dans les crèches… dans la qualité du service public offert, les services rendus et les compétences des personnels. L’accès à la lecture, aux activités ludiques, souvent en présence des parents, en est un exemple probant. Puis, les structures dédiées, conservatoire ou école de danse, de musique, d’art plastique, viennent poursuivre l’accès aux pratiques. Des tarifs adaptés, en-deca du coût réel supporté pour la collectivité, avec des coefficients familiaux, participent à s’adresser à tous et à permettre à tous une pratique en dehors de l’école. Les théâtres, les cinémas, les galeries de peinture, diverses animations annexes enrichissent cet horizon de découvertes de l’esprit, de cultures différentes.

 

L’exemple de Vitry-sur-Seine : des décennies de pratiques culturelles

 

La Ville de Vitry répond à ces critères d’accès depuis fort longtemps avec des pratiques et des partenariats durables. La nouvelle construction des Ecoles Municipales Artistiques regroupant la danse, la musique et les arts plastiques est un exemple de l’élargissement d’accès à la culture tant par les conditions d’encadrement que celles d’accueil des élèves. La galerie municipale d’art, lieu permanent d’exposition, alterne la présentation des lauréats du prix international de peinture, Novembre à Vitry et des artistes peu connus mais confirmés. Le théâtre Jean-Vilar, depuis 40 ans, a poursuivi un travail de découvertes en accueillant des créations en résidence, des spectacles très diversifiés, toutes les formes scéniques d’expression, en permettant la confrontation de cultures avec nombre de pays et leurs créateurs, en développant un réseau d’abonnés et d’amis du théâtre qui participe activement à la vie de ce service public. Le Studio-Théâtre, soutenu par la Ville, reste un laboratoire d’expression théâtrale en lien avec la population et les associations locales. Les 3 cinémas Robespierre jouent un rôle particulier en ce sens qu’ils diffusent non seulement des films en exclusivité comme à Paris mais aussi des cycles thématiques en lien avec la diversité culturelle locale, des initiatives en direction de la jeunesse. La salle des musiques actuelles, le SUB, donne accès à des artistes de toutes disciplines. Il faudrait y ajouter des rendez-vous tel les fêtes du lilas où des scènes permettent à des publics de toutes générations d’avoir accès à des spectacles de qualité, variété comprise. Bien évidemment, ces exemples ne résument pas la politique culturelle de la ville de Vitry-sur-Seine. Le musée d’art contemporain, le MAC/VAL, ne s’est pas installé par hasard dans la commune mais fut une conséquence naturelle si je puis dire d’une pratique du 1% culturel, de l’art monumental artistique dans l’espace public depuis le début des années soixante, pratique accueillant à ce jour plus de 130 sculptures dans le domaine public. Ni un hasard si l’ancienne briqueterie de Gournay est transformée aujourd’hui en Centre de développement chorégraphique, donnant un lieu permanent de la danse issu de la biennale de la danse initiée par Michel Caserta. Non hasard non plus si Vitry est reconnue aujourd’hui comme la ville du Street Art en France…

 

Oui, la culture, ses lieux, ses pratiques, ses publics, reflètent l’état du monde, du local au mondial, une manière de voir l’avenir, de construire de l’intelligence, du lien social entre les gens, de partager l’essentiel comme du pain car les nourritures spirituelles et terrestres sont indissociables, indispensables à notre état d’humain sous peine de déficit grave dans le rapport aux autres, nos différents, et la porte ouverte aux dérives sectaires, racistes, incultes qui mènent aux désastres.

 

Patrick Pérez Sécheret

Poète-écrivain

26 novembre 2013

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Le Sahara Occidental dernière colonie en Afrique !

Publié le 22 Novembre 2013 par ruraledeprose

 

Des violations des droits de l’homme à la spoliation des ressources naturelles du peuple sahraoui : le Maroc développe au Sahara Occidental un colonialisme avec la complicité de la Commission de Bruxelles et des accords commerciaux illégaux, au mépris du Droit international  et des droits de l’Homme (résolutions de l’ONU, mission de la MINURSO, Convention de Génève) et du droit à l’autodétermination  du peuple sahraoui par référendum.

 

Je participais à la délégation de la Ville de Vitry-sur-Seine à la 38e Conférence européenne pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, à Rome les 15 et 16 novembre dernier. Cela m’a conduit, au-delà d’un compte-rendu, à vous adresser ce texte avec l’intention de le voir interroger certains des destinataires sur la cause sahraouie, dernière colonie sur le continent africain et qui pose à chaque citoyen du monde une question essentielle d’humanité et de droit.

 

La Ville de Vitry, qui a un long passé de soutien aux luttes anticoloniales, s’honore ainsi de participer aux travaux pour une cause juste et y contribue d’ailleurs par sa solidarité active au sein de l’Association des Amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique (ARASD).

 

Le peuple sahraoui est depuis 40 ans le dernier pays d’Afrique, à n’avoir pas encore pu conquérir sont droit à un Etat libre indépendant et souverain. Après des années de luttes, il s’est vu confisquer sa victoire qui devait être assise en droit international par l’organisation d’un référendum accordé par l’Espagne dès 1973.

 

L’envahissement du sol sahraoui par les troupes marocaines en 1975, suivi d’une marche de colonisation, au mépris du droit international et des engagements pris par l’ONU, replongea le Sahara Occidental dans la guerre.

 

La jeune république dut faire face, organiser les camps de réfugiés qui perdurent, faire face au dénuement, au sous-développement imposé aux populations. Le Front Polisario a pourtant consenti à détruire du matériel de guerre en présence d’observateurs internationaux ce qui démontrait sa volonté d’un règlement pacifique du conflit provoqué par le Maroc, et pour contribuer à l’organisation du référendum d’autodétermination prévu.

 

La situation n’a guère bougé. Le territoire occupé prive tout un peuple de l’accès au domaine maritime, véritable richesse alimentaire de base, des richesses naturelles du sol en phosphates, en potentiel pétrolier, deux aspects essentiels pour le développement économique du pays. De véritables complexes hôteliers et autres essaiment sur la côte...

 

Le Maroc vient de lancer cyniquement en novembre un programme de « développement des provinces du Sud » (territoire sahraoui colonisé !) pour une somme de 12 milliards d’euros sur dix ans. Les objectifs affichés à une date qui commémore « La Marche Verte » d’envahissement du territoire sahraoui par le Maroc (6 novembre) visent à renforcer de fait le potentiel maritime (pêche), les activités agricoles (fruits, légumes), industrielles (minerais, phosphates…), c’est à dire l’assise de 3 pôles liés au commerce (productions sahraouis sous label Made in Maroc !). Ces pôles entérinent l’occupation et l’exploitation de territoires n’appartenant pas au Maroc ! C’est une intégration autoritaire des régions du Sahara Occidental dans le Royaume du Maroc.

 

Le peuple sahraoui est ainsi dépossédé de ses richesses et victime d’un développement colonial qui marque son territoire d’occupation à coups de milliards et de connivences marchandes et financières notamment françaises et espagnoles via la Commission de Bruxelles au mépris du droit international !

 

Si les accords commerciaux illégaux en vigueur entre l’Union Européenne, la France, l’Espagne et le Maroc étaient reconduits, mon pays participerait à nouveau à une violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes contraire à la Convention de Genève, des conventions existantes tant européennes qu’internationales (UE, ONU, OMC…) !

 

Toutes les richesses du Sahara Occidental (la partie libérée par le Front Polisario est un désert !) extraites ou produites sous occupation coloniale marocaine (80% des captures) seraient ainsi, à nouveau vendues illégalement, commercialisées en fraude avérée dans le plus grand silence des pays européens et des medias ! Même si, un certain comité spécial de l’Union Européenne n’envisage pas, à ce jour, de réorganiser un partage des eaux territoriales aux dépens des Sahraouis et confirme donc la spoliation de la zone de pêche sahraouie par le Maroc. Le texte technocratique sur lequel s’appuient les accords commerciaux existants à ce jour autorise donc sans autoriser…

 

Le peuple sahraoui est en droit de réclamer la restitution financière de la commercialisation de ses ressources et, pourquoi pas, nous, citoyens français et d’Europe, le boycott des produits commercialisés sous label marocain.

 

 

Droits de l’Homme bafoués !

 

Autre aspect des conséquences de cette colonisation forcée : la question du non-respect global des Droits de l’Homme dans la partie occupée, la répression, la spoliation d’emplois et de biens, la torture et, dernièrement, la mise à jour de 2 charniers (rapport de médecins basques et rapport américain sur la question avec saisine de la Cour européenne en raison de la nationalité espagnole-sahraouie des victimes). Un rapport sur ces questions a été présenté au parlement européen le 12 octobre dernier… La question se pose aussi des prisonniers politiques sahraouis et de la poursuite d’actions juridiques auprès des différentes instances pour saisir chaque pays européen sur la question.

 

Autre aspect dramatique de l’occupation marocaine : la construction d’un mur de près de 3000 kilomètres du Nord au Sud, coupant le Sahara Occidental en deux, bordé d’un champ de mines meurtrier gardé par l’armée, en violation, là aussi, du droit international et des interdictions d’utilisation d’armes de destruction contre les populations civiles !

 

Dans ces conditions, la Ville de Vitry s’efforce d’apporter une aide solidaire concrète au peuple sahraoui. Elle accueille chaque année  des enfants des camps de réfugiés dans ses centres de vacances l’été. Elle accueille des conférences, des délégations et des élus se rendent au Sahara occidental dans les camps de réfugiés pour livrer une aide ciblée tant les besoins sont grands.  

 

Comme d’autres collectivités de France et du monde, la Ville de Vitry condamne les actes répressifs de la colonisation marocaine sur une partie du territoire sahraoui. La défense des victimes de cette répression, la portée à connaissance des médias et des autorités onusiennes et européennes des faits concrets d’atteinte aux droits de l’homme, de disparitions de militants anticolonialistes ou de simples citoyens sahraouis en territoire occupé, la torture même, représentent un vrai combat de solidarité et de justice avec tout le peuple du Sahara occidental. Nous nous devons d’être solidaires au nom du droit international du peuple sahraoui à l’autodétermination dans le respect des résolutions des Nations Unies.

 

Nous avons en France une responsabilité vis à vis du peuple sahraoui car nos autorités, l’Etat, au nom des bonnes relations diplomatiques avec le Maroc ignorent sa politique expansionniste et les conséquences pour tout un peuple. La France s’honorerait, comme l’indique le Maire de Vitry-sur-Seine, Vice-Président du réseau français des villes pour la Paix, si elle prenait une action résolue pour que l’Etat sahraoui et son peuple retrouve l’intégralité du territoire qui lui appartient.

 

Alors que l’Etat français affiche une volonté de jouer un rôle actif dans la coopération  entre les deux rives de la Méditerranée, entre l’Europe et le Nord de l’Afrique, il ne peut ignorer le peuple sahraoui. Il ne peut ignorer que la République Arabe Sahraouie Démocratique est reconnue par 75 Etats, acceptée comme 51e Etat membre de l’organisation de l’Unité Africaine. Il ne peut ignorer les résolutions de l’ONU.

 

Il faut que chacun pèse pour obtenir l’application du droit international, les résolutions des Nations Unies (ONU) pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui par l’élargissement de la mission de la MINURSO*. Cela, je le répète,  au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et contre 40 d’occupation contraire à la Convention de Genève. Cela va dans le sens d’un résolution de la situation critique dans tout le Sahel, cela contribuera à la paix car la sécurité au Sahel passe par cette résolution de la question sahraouie, par de vraies coopérations de développement de la démocratie et des économies des pays concernés outre le Sahara Occidental : Mali, Mauritanie… à l’inverse du rôle de gendarme de la France aux relents néo-colonialistes et guerriers en Afrique.

 

Les medias ont un rôle à jouer pour informer les populations sur cette situation au Sahara occidental : ils en ont le devoir déontologique et, pour ma part, j’ose espérer qu’ils répondront présents sur le terrain même lors des initiatives et des actions que conduiront celles et ceux qui ont le peuple sahraoui au cœur et le respect du droit international.

 

L’action pour soutenir le légitime droit à l’indépendance du peuple sahraoui, élément central de la contribution de Vitry-sur-Seine, comme d’autres collectivités ou associations, sous différentes formes d’amitié et de coopération entre les peuples, est une action noble de respect humain.

 

Pour ma part, je vous appelle à soutenir la cause sahraouie car elle est nôtre au nom de l’universalité des droits de l’homme et du droit à la souveraineté des peuples !

 

 

Patrick Pérez Sécheret

Poète-écrivain

 

 

*Cette question sera examinée en mars…

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A qui appartient la Mer Morte?

Publié le 18 Novembre 2013 par ruraledeprose

Un article édifiant paru dans Le Monde magazine du 9 novembre dernier, met en valeur l’exploitation du site de la Mer Morte par Israël pour la fabrication de produits cosmétiques. Ces produits  capillaires, soins du corps, etc, sont issus d’une spoliation du sol palestinien, ce peuple n’ayant d’ailleurs plus guère accès à ce site à ce jour. Le droit international exclut l’exploitation des richesses naturelles d’un sol qui n’est pas de la souveraineté d’un Etat mais comme pour d’autres produits fabriqués en Palestine par des palestiniens (huile, fruits…) ceux-ci sont vendus made in Israël. Les boutiques chics de Paris (y compris les pharmacies), ou d’ailleurs, font et vont faire des heureux adeptes du sel régénérant et mythique, de croisières de luxe. Au nom du droit international ne serait-on pas en devoir de boycotter ces produits diffusés par des marques françaises connues, ne serait-ce pas moral au moins de s’en émouvoir au nom d’un peuple qui souffre d’une colonisation réelle de ce qui devrait être son pays, un Etat souverain à côté de celui d’Israël ? Un bain sacré dans la Mer Morte vaut-il plus qu’une vie de palestinien errant d’un check point à l’autre et l’argent récolté avec ces produits ne devrait-il pas revenir en aide au peuple palestinien, aider à son autonomie économique et donc à la paix durable ? De tout cela, journaliste du monde ou pas, tout le monde semble s’en fiche. Au moins, pour la dignité d’un peuple, comme d’ailleurs c’est le cas pour des produits sahraouis vendus sous estampille Maroc (huile de poisson par exemple), ne devrait-on pas exiger une mention : « Origine Palestine ou Sahara Occidental » ? Exiger où, comment ? Le silence des medias sur la dernière colonie en Afrique est aussi édifiant que la dépossession progressive du territoire et des ressources naturelles des palestiniens…

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Croque la pomme (chanson)

Publié le 8 Novembre 2013 par ruraledeprose

Croque la pomme

chaque jour que la vie te donne

croque l’amour croque la pomme (refrain)

 

Pardonne à ceux qui courent

après le vent le temps l’argent

 

vautours qui ne voient plus le firmament

restent sourds aux fragrances des printemps

 

Gronde ton cœur quand sur le vaste monde

il ne voit que malheur et résidus d’humour

 

le retour des pleurs sur des champs de velours

au tout petit bonheur comme un îlet sur l’onde

 

Croque l’azur qui s’étend tel un fruit mûr

sur l’ardoise du néant en échelle de secours

 

Ouvre tes bras à ceux qui te dessinent

des soleils béats sur les ruines

 

Croque la pomme chaque jour

qu’un jour te donne croque l’amour…

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Etre ou avoir été nazi, ça conserve !

Publié le 6 Novembre 2013 par ruraledeprose

 Edifiants portraits de beaux vieillards peinards dans l’hebdo L’Espress de la semaine, des vieux responsables de milliers d’assassinats ! Le scandale de mansuétude à leur égard soulève l’âme. A plus de 90 berges chacun, ces bourreaux sans remord aucun, se la coulent douce… N’en est-il pas de même pour les franquistes, les pinochetistes de tout acabit, de tous les pays ? Bref, ce reportage, un de plus sur les nazis qui sont impunis pour leurs crimes, m’a inspiré un très vilain poème que voici :

 

Prémonition

 

Les nazis promenaient leurs godasses cloutées

sur le torse d’enfants massacrés

les badauds ôtaient leur chapeau

applaudissaient à pleines mains l’atrocité

le nez dans les plis des drapeaux

de la virilité civilisée

 

C’était hier ce beau matin

c’est encore pour demain les nouveaux grands charniers

rien n’y fera ils viendront vous regarderez passer

la conscience sous le traversin

le menton sous l’édredon

de votre servilité !

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