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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Requiem pour la République française

Publié le 29 Janvier 2014 par ruraledeprose

 

Tout semble consommé en ce qui concerne l’anéantissement des fondements républicains, et de la souveraineté de la France en qualité de peuple et de nation. Le Conseil Constitutionnel vient de déclarer conforme à la Constitution la Loi sur les métropoles et la disparition des départements, des communes et de leurs intercommunalités. Implicitement est reconnu le droit à présent pour le Président de la République de procéder par ordonnances pour régler les modalités d’application de la Loi, les transferts de compétences qui en découlent.

 

Ainsi se substituera à la Loi la passation de contrats entre territoires regroupés en régions et métropoles et selon les moyens financiers, humains et matériels dont celles-ci disposeront. L’égalité d’accès des citoyens ne sera plus garantie, les services publics, où ce qu’il en restera, seront donc à géométrie variable.

 

Sur le fond, outre que la réduction du nombre d’élus de proximité (conseillers territoriaux remplaçant les conseillers généraux : chiffre divisé par 2) dans les départements fusionnés avec les régions (nombre lui aussi diminué) ou les métropoles (200 élus pour plus de 6 millions d’habitants en Ile-de-France avec Paris qui en aura le quart…), il se mettra en place un véritable Etat fédéral du territoire français, en application des traités européens qui imposent peu à peu toutes leurs directives de libre concurrence et de tout marché.

 

Cette Europe des régions pouvait paraître séduisante, tout comme l’idée d’une Europe des peuples qui devait apporter la prospérité et la justice sociale, avant que les peuples d’Europe précisément en goûtent toutes les conséquences sur leur vie quotidienne.

 

Qu’importe que le peuple consulté par référendum est refusé cette organisation, ce traité constituant la démolition des fondations républicaines : on passa outre. Ce coup d’Etat s’est enclenché avec la conspiration des élites technocratiques de Bruxelles et de chaque pays lié à l’Europe, à cette Union européenne des banques, des grandes sociétés apatrides, du système financier international. Le pouvoir n’est pas issu des urnes mais d’une Banque centrale européenne installée en Allemagne, de  cabinets, de commissions d’experts relayées avec complaisance par l’ensemble des medias.

 

On ne pouvait pas dissoudre le peuple : on lui retire ses droits, on le place dans l’incapacité démocratique de pouvoir inverser quoi que ce soit. Le bipartisme le permet d’autant mieux que les promesses électorales restent à l’état de promesses et que l’élu fait exactement le contraire de ce qu’il prétendait faire.

 

A noter que tout l’arsenal juridico-policier est à la botte ou presque, tout comme les medias. Faut-il pour autant dire adieu définitif à la République, à ses valeurs, à la souveraineté, à ce qu’il en reste ?

 

Certes non, mais quelles sont les modalités d’actions pour endiguer cette mise à mort, pour que le peuple puisse se prononcer en toute connaissance de cause ?

 

Sans doute en premier lieu s’opposer à toute prétendue union nationale visant à réduire à néant l’identité de la nation et sa diversité. Car il ne s’agit plus de faire consensus, ni de compromis. Il s’agit d’une gouvernance qui s’installe sur un semblant de démocratie et impose autoritairement une seule vision du monde et de l’humanité : celle de l’offre marchande et des profits contre les besoins fondamentaux des êtres humains.

 

Suffit de regarder le monde, ce qui s’y passe, en Afrique ou au Proche-Orient (Centre Afrique, Soudan Sud, Mali, Somalie, Syrie, Irak, Liban, Palestine…), ce qui se passe en Grèce, en Ukraine, en Espagne… Partout la misère s’étend, les réfugiés s’entassent, la mort rode et la vie humaine devient dérisoire et la géopolitique comptabilise les morts. La gouvernance mondiale est une hydre abjecte qui renvoie l’humanité à un âge bestial, entretient des guerres tribales, ethniques… Tout se vend, tout s’achète même les consciences.

 

Pourtant, regardons un peu du côté de l’Amérique Latine, de ces peuples qui redressent la tête, se réapproprient leurs richesses et les redistribuent permettant des avancées sociales sans aucune mesure avec nos propres reculs sociaux. Pour l’instant, l’Amérique du Nord les laisse faire, jusqu’à quand ?

 

L’espoir est donc ténu mais réel. Il existe bel et bien d’autres chemins, d’autres voies pour assumer les besoins essentiels des populations et ce sont celles-ci qui en décident.

 

Jusqu’à quand donc va-t-on accepter la descente aux enfers dans notre propre pays ?

 

Jusqu’à quand va-t-on relativiser à l’aune de notre consommation, de notre mode de vie, tout le bonheur que nous avons de vivre en Europe, d’avoir encore quelque chose, même des miettes ?

 

Est-ce une finalité de s’adapter au malheur, aux laisses ?

 

Que les uns se replient sur des identités rétrogrades (contre l’avortement, contre les mariages gay, contre l’égalité homme/femme à l’école, dans la famille, dans les entreprises…), espérant ainsi réinstaller le conformisme par des valeurs religieuses ou patriarcales, cela n’exprime que mieux le recul culturel dans lequel nous sommes entrés. Au nom de l’identitaire les communautarismes prospèrent, les idées fascisantes aussi.

 

Que les autres, ou des autres, se replient sur l’attente du grand soir, de l’effondrement de la gouvernance, et entendent ainsi instaurer le bonheur des hommes par un système égalitariste qui a fait ses preuves dans les pays de l’Est, n’intéresse guère les foules.

 

Tout rejet de l’autre, tout bouc émissaire désigné, est le reflet de nos propres peurs, de notre propre impuissance à guider nos vies, à donner corps à nos rêves. Quand tout s’effondre, il y a place pour quelque chose de pire ou de mieux. Tel est l’enseignement du balancier de l’histoire humaine. Saurons-nous trouver les forces et les formes nécessaires au mieux pour tous, inventer une nouvelle république des égaux sans égalitarisme ?

 

Patrick Pérez Sécheret

 

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De la démocratie au régime autoritaire consenti?

Publié le 20 Janvier 2014 par ruraledeprose

 

Je ne vais pas répéter ce que j’ai exprimé sur mon blog au sujet du glissement plus que sémantique de notre pays vers une forme de dictature s’apparentant aux totalitarismes d’une autre époque. Le terrain de la soumission par consentement individuel et collectif aura été plus long et plus insidieux. Le carnaval électoral présidentiel nous a habitués à être discipliné et à refuser le pire sans pouvoir choisir le mieux ou surtout le meilleur. Le bipartisme installé, nous laisse quelques miettes de premier tour (4 millions Front de gauche quand même) qui ne servent à rien car le rapport de forces avec Hollande ne fut pas suffisant dans les urnes pour permettre d’infléchir sa politique, tout du moins de l’empêcher de renier ses propos de candidat (discours du Bourget notamment) et de poursuivre au pas de charge l’application du traité européen et ses politiques du tout marché, de la toute concurrence entre hommes et territoires et donc bien entendu le dépeçage des services publics. Peut-importe que Hollande ait été élu avec moins de 50% des inscrits et qu’il ne soit donc pas représentatif du peuple de France. Le jeu démocratique permet que celui qui gagne puisse faire ce qu’il veut, dicter ses lois au parlement, décider même sur des sujets cruciaux par simples ordonnances (elles arrivent !).

 

Si le Conseil Constitutionnel déclare conforme à la Constitution la Loi sur les métropoles (et en cascade la suppression des départements et des communes et des intercommunalités et la réduction du nombre des régions) : il ne restera rien ou pas grand-chose des élus de proximité et des services publics locaux. Toutes les compétences seront entre les mains d’un monstre technocratique qui décidera de tout mais pas n’importe comment : en appliquant drastiquement les sacro-saintes économies voulues par la commission de Bruxelles et en octroyant 210 milliards aux grandes entreprises sous forme d’exonérations de toutes sortes sans contrepartie autre que de prendre cet argent dans nos poches, le budget de la sécurité sociale et celui des collectivités territoriales…

 

Ainsi, se poursuit la grande liquidation de tous les fondements de la République, le viol effarant de la Constitution de notre pays. Les medias nous expliquent avec leurs spécialistes appointés qu’il n’est pas d’autre chemin, que la globalisation rend impuissants les Etats et les Chefs d’Etat qui opinent donc du chef en concert et désespèrent les populations livrées à toujours plus de précarité, d’incertitude d’avenir.

 

On dit que la nature a horreur du vide, que la capacité de résistance du peuple peut-être sans commune mesure avec ce qu’il a déjà accepté ou tenté d’empêcher. J’y crois malgré tout et en toute lucidité, sans optimisme débordant, j’ai confiance en l’être humain. Le calendrier est flou hormis les élections municipales du 23 mars prochain où l’on pourra donner un voter indicatif de nos refus des politiques conduites par un grand commis de la finance internationale et du grand patronat qui, c’est pour le moins, vient de se reconnaître social-démocrate ou social-libéral, ardent partisan de l’offre de misères en tout genre pour le peuple.

           

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voeux 2014

Publié le 9 Janvier 2014 par ruraledeprose

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De la liberté d’expression et de la manipulation

Publié le 8 Janvier 2014 par ruraledeprose

 

Si j’étais entrepreneur de spectacles, je ne programmerais pas certaines choses nauséeuses et en tout cas racistes. Si j’étais ministre, ce qui est improbable, je ne me prendrais pas pour la justice en prétendant faire interdire par voie de police la représentation d’un comique troupier qui par ses propos relève d’un juge, seul  garant des libertés.

 

Une chose est que des résurgences racistes et nauséabondes se multiplient aussi insidieuses qu’explicites y compris en public. Une autre est que les lois de 1881, de 1907 et l’arrêt Benjamin en 1933 sur l’incitation à la haine raciale continuent de garantir et c’est un bien la liberté d’expression.

 

Je dis bien la liberté d’expression car le racisme n’est pas même une opinion mais un délit commis par celui qui l’exprime à l’égard d’autrui et doit être à ce titre condamné car condamnable.

 

Pourquoi alors choisir le chemin d’une circulaire, sans pouvoir de justice, pour interdire sur scène des propos qui relèvent de la Loi Gayssot* de 1999 (contre les appels à la haine raciale), loi qui prévoit jusqu’à 1 an de prison ferme, la privation des droits civiques, loi peu appliquée ?

 

A qui ou à quoi peut servir ce procédé qui consiste à faire d’un raciste une victime de la censure, à voir des gens de rassembler pour le soutenir et protester contre l’annulation de prestations ignobles et, d’autres gens qui sont contre et ont raison de l’être, de se rassembler aussi sur les mêmes lieux pour exprimer qu’ils sont d’accord avec l’interdiction, cela provoquant ces sacro-saints troubles à l’ordre public ?

 

Voltaire disait en son temps à propos de l'affaire Callas : Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. Il avait raison.

 

Le racisme sous toutes ses formes est odieux, une expression inculte et primaire qui, si elle n’est pas combattu par les arguments voir la justice, nous plonge dans les ténèbres et nous animalise.

 

On ne joue pas avec le racisme ou le Front national : on les combat sans arrière-pensée, sans calcul électoral ou autre. Donc, il me semble que nous vivons des moments graves où la liberté d’expression risque d’être mise à mal par des manipulations idéologiques et politiques inadmissibles.

 

Je ne serai pas un gogo devant cette situation car demain on interdira des assemblées d’ouvriers ou de candidats (ce qui risque d’en rester avec la loi sur les métropoles !) qui protesteront contre des politiques autoritaires ou austéritaires, des fermetures d’usines, ou simplement la misère dans laquelle ils se retrouvent plongés, etc…

 

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L’année de l’instant

Publié le 8 Janvier 2014 par ruraledeprose

J’ai déjà envoyé mes vœux, par courrier car je pense, de façon rétrograde, que la présence d’une lettre dans une boîte aux lettres, aujourd’hui, entre deux réclames, deux factures, est un trésor estimable pour celle ou celui qui la reçoit, la lit et peut la relire voir y répondre.

 

A noter que certains répondent par téléphone ou par courriel. Dommage même si un courriel c’est encore de l’écriture et de la lecture.

 

Ainsi donc, je ne veux pas ici répéter mon envoi par un texte sur mon blog mais donner un état d’esprit sur le temps présent, les relations humaines.

 

On pourrait croire que le temps nous confine à voir plus discernement les choses d’autour de nous, les choses et les gens, qu’une maturité ou une expérience de vivre nous donne le droit d’inventaire, de critique, de distanciation. Il n’en est rien : plus du temps s’écoule plus on retourne aux sources de soi-même sans que, pour autant, on en soit absout du passé.

 

De cette contradiction surgit l’impression intime que le rapport de soi aux autres ne fut qu’une déconvenue, parfois un grand bonheur, et que ce qui est et ce qui vient sont le sel de la vie.

 

Nés d’une matrice féconde, poissons sémiotiques, nous avons senti le passage à l’air libre, l’air qui donne aux poumons cette capacité de votre propre survie en toute indépendance.

 

Nous avons tous crié quelque chose à la fois de létal et de primal. Etait-ce de la douleur ou une conscience de notre humanité livrée au temps et donc à la mort ? Il n’appartenait, en tout cas, qu’à nous dès lors de vivre pour peu que l’on nous nourrisse néanmoins.

 

De ce jour nous gardons le secret de notre propre anéantissement, de notre propre triomphe plausible mais éphémère dans ce vivre au rythme de nos flanelles pulmonaires, de nos aortes.

 

Notre cortex travaille, nous abstrait de l’angoisse : nous écoutons les voix, différentes de celles que nous entendions dans le liquide, dans le ventre des mères, nous engrangeons toutes les indications utiles à notre survie, nous percevons ce qui s’avère doux ou dur, tendre ou violent : nous devons tout interpréter, tout placer à la mesure d’une croissance inéluctable, nous dresser sur nos jambes frêles, engager les premiers pas, les premiers mots, manifester nos premières colères, nos premiers rires, avoir envie de quelque  chose, de quelqu’un dans ce parcours de solitude où des humains nous accompagnent, nous guident, nous donnent des repères, des balises sur l’immensité du monde qui s’étale autour de nous.

 

Nous ferons longtemps de l’animisme, du copier-coller, comme des figurants sur la scène de la vie, cherchant bien souvent notre rôle, n’étant pas toujours sûr de prononcer la bonne tirade au bon moment.

 

Puis, nous appréhendons l’autre pour nous-mêmes, l’attirance vers lui ou vers elle, devient une sorte de rêve éveillé : nous aimons même si nous ne l’avons pas été. La vie n’est plus un apprentissage où des êtres chers nous disent : regarde, écoute, sent, voici la faune, la flore, l’histoire de l’homme…

 

Chacun se forme un monde à sa hauteur, une ambition quelconque, se dépasse dans l’action parfois désordonnée ou supposée l’être, tente la transgression, ose aimer, aller vers l’autre, se donne à connaître le non-dit, le non-su. Les portes de l’approche s’ouvrent, nous sentons bien qu’il faut se défaire, au moins provisoirement, de la tutelle : nous sommes curieux et parfois cruels.

 

De l’enfance nous passons à l’adolescence souvent le mors aux dents, pour les uns retardant ce pas, d’autres le précipitant. L’état d’adolescence alors semble un cheval à bascule entre deux postures : l’avant et l’après. Mais le corps parle, nous parle, nos émotions changent, l’a-présent, le futur nous happent, nous absorbent.

 

Nous imitons bien plus que nous inventons sans le percevoir vraiment. Notre sentiment prime sur l’affection des nôtres, de ce que l’on nommait la famille. Nous nous en séparons lentement, nous tournant avec fougue ou retenue timide vers les autres. Plus ils nous sont inconnus plus nous les trouvons beaux, avenants.

 

Combien d’années écoulées dès lors, combien de rêves effondrés, combien de frayeurs surmontées ? On ne songe même pas être déçu. C’est impensable même si de nouvelles peurs, celles de la découverte [la honte, la jalousie, la trahison, le désir, l’amitié, l’amour, la haine, la rancune par exemple], sont encore insurmontables.

 

Sans presque s’en rendre compte nous voilà immerger de nouveau mais cette fois dans un tourbillon implacable : la vie d’adulte. Nous avons rêvé une vie et voici qu’il s’en fait une autre, un peu à notre insu. Nous voulions être ceci ou cela et nous sommes autrement. Notre socialisation certes a parfois permis le choix mais bien souvent nous avons subi.

 

Chacune et chacun aura maîtrisé, soumis ou bien l’aura été. Nos rapports aux autres auront été ce qu’ils sont : toujours du passif. Je préconise donc l’instant, la suprématie de l’instant non pour une quelconque immobilité mais pour le mouvement lent de l’instant, sa fugacité, son sublime présent entre passé et avenir, son identité intrinsèque de notre conscience.

 

Je n’écris que des choses populaires pour vivre et respirer, aimer et croire mon prochain mon église, mon refuge car faute de quoi je serais mort suicidé. Je n’ai tenu en vie qu’avec ce pari et celui de l’amour, n’ayant jamais renoncé à le connaître même lorsqu’il me laissa au bord du chemin ou que, peut-être, je l’avais négligé.

 

Il faut sans cesse prendre soin des autres pour s’aimer un peu soi-même, se dépasser, surgir de soi, se surprendre et surprendre.

 

C’est si beau d’aimer sans être à genoux de prier dans sa tête, se dire j’aime, je suis saoul de cette beauté de tendresses arrosée. C’est si bien d’aimer et de l’être pour peu que l’on essaime des étoiles communes, que l’on repose sa vie contre un visage, sur une épaule dans la clarté ardente aux chevelures bouleversées.

 

 

Patrick Pérez Sécheret

 

 

 

 

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Le beau poète Jean Métellus s'en est allé…

Publié le 7 Janvier 2014 par ruraledeprose

Né en 1937, chantre d’un pays qui fut le premier à abolir l’esclavage, descendant d’esclaves,  Jean Métellus fut un authentique poète, il reçut de nombreux prix de poésie (francophonie et Léopold Senghor), il fut aussi un neurologue réputé, spécialiste des troubles du langage, un voisin qui habitait Bonneuil, sa commune d’adoption dans le Val-de-Marne, après son départ d’Haïti à l’âge de 20 ans pour fuir la dictature de Duvalier. Il est mort tranquille voici quelques jours. Ces mots, l’exemple de sa vie, resteront dans le cœur et la mémoire de beaucoup d’entre nous qui l’avons croisé ne serait-ce qu’une fois et entendu. Pour nous et pour les autres, il est temps de relire ou de découvrir sa poésie empreinte d’humanité, de solidarité, d’onirisme et d’amour de son pays lointain. Hommage lui sera rendu samedi au Père-Lachaise.

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