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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Crimes de guerre : une école de l’ONU bombardée à Gaza !

Publié le 25 Juillet 2014 par ruraledeprose

Jusqu’où iront les soldats d’Israël en Palestine ? L’horreur succède à l’horreur dans cette vraie guerre disproportionnée. Nous en sommes à plus de 800 civils tués dans la bande de Gaza et plusieurs enfants ont perdu la vie lors du bombardement hier d’une école gérée par l’ONU où s’étaient réfugiés des palestiniens. Cette guerre se poursuit avec la complicité de la communauté internationale, au mépris du droit international et des conventions. La Cour pénale internationale doit être saisie, un cessez-le-feu imposé. Le peuple palestinien a un droit imprescriptible : il doit être placé sous protection des Nations Unies et les parties doivent reprendre le chemin des négociations pour en finir avec les ghettos et une politique coloniale d'apartheid. La Paix maintenant pour les peuples israélien et palestinien !

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De la déconfiture

Publié le 24 Juillet 2014 par ruraledeprose dans politique

Il est des situations ubuesques et tragiques qui nous conduisent à la confusion plus qu’au renoncement ou même à la colère. Qui peut prétendre maîtriser son destin, conduire sa vie de pied en cap en toute liberté, alors que d’une succession d’événements qui n’ont rien à voir avec du hasard prouvent le contraire et vous transforment, en peu de temps qu’il en faut pour une casserole de lait de bouillir, en ectoplasme sans toutefois être tout à fait inconsistant. Il en est ainsi de la perte d’un pouvoir en général et d’une dépersonnalisation qui s’en suit en particulier. Vous pouviez être quelqu’un du simple fait de votre position sociale dans une hiérarchie même si en guise de pouvoir il ne s’agissait que d’une délégation, d’une imitation, d’un rôle de doublure. On vous tenait en respect sans pour autant vous craindre car vous étiez incontournable et l’on se persuadait que vous connaissiez tous les secrets dans les arcanes du pouvoir qui vous était confié. Vous n’en abusiez pas mais en usiez à produire des écritures. Vous étiez persuadé que votre rôle n’était que provisoire et à le jouer avec plaisir même vous le saviez remplaçable. Cependant, vous l’aviez ce pouvoir et par crainte ou par servilité on le respectait. Mais vous voilà soudain dépossédé d’une aura de titre et rendu aux communs, aux subalternes. Vous n’en prenez pas ombrage car vous avez tout de même pu choisir votre nouvelle utilité, un autre rôle mais cette fois de porte clé. C’est ainsi dans la vie : il y a ceux qui se gouvernement eux-mêmes et maîtrisent leur labeur en tout point et ceux qui obéissent et exécutent. Bien entendu, cela se déroulait avec forces dialogues, propositions, consensus trouvés. Mais vous aviez une autonomie relative, des marges de manœuvre. Bien des situations de chef de ceci ou de cela -ceux qui dirigent étant directeurs de quelque chose-, s’achèvent par des dépressions, du retournement d’affection, des tentatives de manigance ou de vengeance. On dit souvent que c’est une retraite. Quoiqu’il en soit la déconfiture est certaine et l’on passe d’un certain surmenage, d’une dense occupation, à un rythme épouvantable d’escargot l’œil torve sur le cadran de la montre. On s’ennuie immensément et l’on envisage une reconversion ou un suicide, c’est selon la personne, l’humeur du jour. Beaucoup lâchent d’ailleurs leur rôle très en amont, tombent malade. En tout cas, il ne faut pas se raccrocher au pouvoir qui file, le mieux est de le remettre en temps futile ou utile avant qu’il ne soit saisi par d’autres (ce qui est le cas fréquent des conséquences d’une élection qui tourne à l’avantage d’un adversaire). La déconfiture donc vient de ce que vous n’avez pas eu assez de recul avant de céder la place et pas assez de temps pour construire une nouvelle utilité sociale mais à quoi bon. Ce n’est pas dramatique même si l’on vit des situations, disons de retournement assez complexes : on se sait soudain détesté ou regretté des uns ou des autres qui se dévoilent alors. On prend d’intelligence son parti de ne plus servir et de ne pas en être remercié et par bonheur surtout pas médaillé. On aurait pu subir et l’on a tout fait pour l’inverse et ce fut réussi même si par instants, culpabilisant un tantinet, vous êtes persuadé d’avoir été une sorte d’escroc, mieux, un comédien de talent, un génial fumiste qui enfin, après tout, s’adonne librement consentant à la paresse et définitivement à présent.

Patrick Pérez Sécheret - Copyright 2014.

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De l’usage du temps retrouvé, devoir de vacances.

Publié le 10 Juillet 2014 par ruraledeprose

Il avait des heures à tuer sur l’étal des villes, des choses à vendre et à louer, des propos amènes pour les uns, des compliments ourlés, des visites urgentes, des courriers à lire écrire et envoyer. Il avait tout le temps de l’occupation contrainte, un train ou un bus à prendre, le pain frais chez le boulanger, le réveil à mettre à sonner, le linge sale à penser. Il avait tenté de lire Proust mais il écarta chaque fois l’ouvrage à peine entamé. Seule le parfum des pommiers pouvait le réveiller de ce quotidien et le vacciner des chemins de réussite sociale, lui faire connaître la paresse, la rêverie permanente. Il fut convaincu de l’absolue nécessité d’apprendre un autre usage du temps par une modeste coccinelle venue impromptue se poser sur son index alors qu’il regardait le temps qu’il fait par la croisée. Il tenta à plusieurs reprises et gentiment de la faire envoler après avoir formulé un vœu tendre. On doit faire un vœu quand on rencontre une coccinelle, c’est la coutume depuis l’enfance. Il eut le temps de ne rien faire et d’observer, de réfléchir à l’état présent. Lorsque la coccinelle s’envola enfin lentement il ferma les yeux et se promit d’accepter de prendre son temps, de lire Proust par exemple. Etre occupé lui devint hostile, vivre contraint lui donnait répulsion et donc travailler il prit en aversion. Il ne porterait plus de clefs sauf celle des champs, il serait à l’écoute, aux ordres sublimes d’un autre usage du temps : le sien. Il croqua sa carte SIM, ce qui n’est jamais recommandé.

Copyrights 2014 – Pérez Sécheret Patrick

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La Jetée

Publié le 9 Juillet 2014 par ruraledeprose

Les cailloux sur son chemin : un peuple de pianos désaccordés / d’épeler le rivage d’anciens malheurs / sous une averse d’hirondelles au jour mourant / parmi les rosiers bistre / Il n’a rien su tenir / juste l’écorce entamée sa vie au fer d’un canif / Que voulais-tu à la fin du pré-testament / Des soirs les dés roulent sans face / des platanes ébouriffés de sanglots de chien ? / Il aurait pu mourir mais le voilà jetée à servir encore d’approche, de support à quelque chose ou quelqu’un / sans médaille réclamée sans mépris suave sans pouvoir / Il aurait pu parler dire maudire / Tout est consommé dans une révolution sans falbala / Il aurait pu ou du se taire mais à quoi bon pourtant se taire tant la fureur du monde nous altère / Il devra murmurer aux arbres quelques rimes à présent / coucher ses grands rêves dans les plis des vagues /dire mieux bonjour aux gens.

9 juillet - copyrights

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Du 6 juin au 8 août 1944, à propos d’actualités, quelques considérations.

Publié le 7 Juillet 2014 par ruraledeprose dans politique

Hommage aux héros de Normandie, éternel hommage au débarquement pourtant si tardif. La bataille de Stalingrad puis l’avancée de l’armée Rouge après l’hiver 1942 posent problème aux pays dits démocratiques d’alors, Etats-Unis en tête. Les camps pourront exterminer davantage durant deux longues années alors que les pays en question étaient informés de ce qui se passait, tout comme le Pape d’ailleurs : un holocauste, un génocide. Cela laissera même le temps aux Nazis de tenter de camoufler les camps d’extermination et les chambres à gaz, l’élimination systématique d’êtres humains considérés comme une race inférieure : 6 millions d’’assassinés. Tout donc sauf les soviets en Europe de l’Ouest. Les Russes compteront 20 millions de morts au front. Hommage donc à tous les soldats de tous pays venus mourir sur nos plages de Normandie.

 

Le temps perdu permit de gagner du temps et de prévoir un protectorat américain sur l’Hexagone négocié avec des officiers français. Le 6 juin, sans la Résistance française de l’intérieur cependant, en lien avec le général De Gaulle pour restaurer la souveraineté de la France, ce débarquement aurait été plus hasardeux, et les populations civiles des villes encore plus éprouvées par les bombardements alliés. Rappelons que Du Havre à Royan, nombre de nos villes a supporté les conséquences de ceux-ci. Sans la détermination fédérée des mouvements de la Résistance (gaullistes et communistes notamment), les libertés de notre pays auraient été amputées par la domination américaine.

On ne peut quand même pas en ce 6 juin, oublier que l’on attendait des Nazis qu’ils anéantissent la révolution russe et son régime. La gomme idéologique sur le sujet, tout comme le silence imposé aux Japonais sur les conséquences des deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Les Nazis étaient utiles à l’Occident, ils combattaient le communisme, les essais nucléaires sur des populations civiles, certes d’un pays dirigé par des fascistes, permettaient de tester les armes dans un laboratoire en live, de prendre le leadership mondial de l’armement nucléaire de destruction massive face à l’URSS.

L’inverse aurait sans doute donné au monde un autre visage mais, à savoir ce que l’on sait du régime soviétique et des goulags, qui peut dire si cela n’aurait pas été pire encore que la domination impérialiste américaine ?

Aujourd’hui, les champs de manœuvre se trouvent en Afrique, au Moyen-Orient pour déstabiliser des pays qui regorgent de ressources énergétiques essentielles pour le capitalisme mondialisée et financiarisé et la France hélas, comme sa position sur le Sahara Occidental occupé, y participe fortement pour ses intérêts et ceux des grandes sociétés comme AREVA, Total, etc. L’osmose est quasi-totale entre ces intérêts et la volonté d’imposer aux pays d’Europe une gouvernance échappant aux peuples, toujours plus éloignée d’eux et de leurs besoins humains essentiels.

Des milliers de morts dans les conflits en cours s’ajoutent aux milliers d’humains qui meurent de faim ou de maladie. En 14-18, on allait mourir pour l’industrie et les banquiers : rien n’a changé. Le capitalisme s’est mieux concentré, mondialisé et pourrait même creuser sa propre régression à ne voir dans les liquidités stockées et à continuer de réduire les investissements nécessaires et utiles aux populations, en premier lieu celles qui produisent la richesse, rétrécissant toujours davantage la demande par la précarité et l’appauvrissement, condamnant ainsi tout essor de la croissance par l’offre.

Le tout est de savoir comment à présent inverser les choses, ce cours de domination des populations et de domination idéologique dominante en particulier permise par un rapport de forces défavorable aux intérêts populaires et aux formations politiques, syndicales ou sociales qui les défendent. L’alternative ne peut être que politique et les politiques doivent être au service des peuples et non du marché économique et financier. Beaucoup le dise mais l’obsolescence des formes d’action et d’intervention citoyennes (partis et syndicats) fait que les nouvelles formes sont encore en balbutiement. Nous devons et pouvons participer à inverser un cours non fatal des choses de nos vies en renonçant aux idéologies qui ont failli et en travaillant ces formes nouvelles fédérant en proximité l’intervention citoyenne.

Il n’est que d’urgence face au monstre qui est en discussion secrète entre vingt pays pour un accord global sur les services qui priveraient les Etats (dont la France) de tout pouvoir d’intervention sur l’activité et l’investissement privé qui auraient accès sans vergogne aux services aujourd’hui encore publics pour en tirer du profit (santé, éducation, réseau ferroviaire, eau, tourisme, médias…). C’est l’accord général sur les services qui revient en force pour conférer aux Etats-Unis leur suprématie impérialiste sur le monde via l’Europe. Seuls les élus de la gauche unitaire au parlement européen et les Verts ont voté contre. L’alliance PS-UMP, elle, a voté pour cette institutionnalisation du droit suprême des investisseurs et qui interdit aux Etats toute intervention sur le champ de ceux-ci. Il n’y aurait alors vraiment plus besoin d’élus, juste d’un conseil d’administration, une gouvernance autoritaire pour ne pas dire totalitaire. On parlait de la fin de l’histoire hier, à présent on pourrait évoquer la fin de la démocratie. A moins que.

Patrick Pérez Sécheret

Copyrights 2014

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la tour eiffel penchée de nuit en juin

Publié le 1 Juillet 2014 par ruraledeprose

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Champ onirique fantasque

Publié le 1 Juillet 2014 par ruraledeprose

coqui104122012 0001Nous verrons chemin faisant ce qu’il en sera à faire des fantaisies à la réalité, à s’accoter au bar des songes avec assiduité. Les périples dans l’inconscient, l’imaginaire et l’utopie sont la saveur de vivre, l’oublie des fêtes votives de l’enfance que l’on croque déjà des yeux, l’escorte d’astéries sur le dos des baleines, un tout cela tel un chant choral de la vie surtoilée. Rêves ou songes, les mots dits ne s’en vont pas, ils se glissent en métaphores d’azur, en divines missives venues à dos de vagues sur des chemins troués au parfum de pommier, dans le cortex où notre âme en offertoire attend le dénuement ultime, le naufrage de la chair.

 

Nos rêves n’ont pas besoin de naphtaline, d’armoires, de garde-meuble, ils expliquent la mémoire, les saisons survenues dans une langue chimérique aux tropes libérées du pesant de l’existence. Nos rêvent sont des encres indélébiles et fantasques qui transcendent l’illusion de l’espoir et ses chimères affriolantes d’idéologies. Nos rêves ne vont nulle part ailleurs voir la représentation du désir, l’échappée belle des contraintes du réel en images oniriques. Nos rêves sont des ancres de plumes écarlates où s’échouent les barques mauves des rencontres avec l’éclisse lentement dévoilée au parvis des cathédrales.

 

Nos rêves sont des chemineaux aux traverses des autres, ces autrui que l’on croise, que l’on aime ou déteste, c’est selon le cœur ou l’odeur, nos rêves sont des salves à contre intolérance et supportent la vanité comme un étai le mur menacé d’une vieille maison à abattre pour lotir, où restent de vieux meubles qui parlent des rêves de ceux d’avant qui possédaient pour paraître au lieu d’être libre.

 

Nos rêves sont la piqûre de rappel de nos prétentions. Ils ne vont nulle part, je vous le dis, dans toutes les langues de l’univers, ils restent des marcheurs impénitents, des veilleurs du réveil qui éteint l’incendie de toute saga, de la mémoire avec cette désinvolture révolutionnaire de ne nous rien dire de précis, juste à deviner, à déchiffrer les ardoises d’un quelconque devenir, sur une éventuelle issue au naufrage de la vieillesse : la mort sans hasard aucun. La mort peut bien attendre, la vieille salope, nos rêves stockent le vécu, le perçu, le ressenti, l’inassouvi, les fantasmes érotiques parce que aimer est forniquer tout de même, prendre du plaisir, en offrir, et donc en mourir un peu à chaque feu d’artifice.

 

Nos rêves ne meurent pas je vous dis, ils explosent en galaxies folles et inaccessibles à celui et celle qui n’ont jamais compris la poésie. Nos rêves fondent des empires de soie avec le coton des nuages, des pays de soif impure où nos caresses s’ébrouent parmi les blés tendres, à perte de vue à tout jamais : nos rêves vont survivre de toute éternité, témoins de notre humanité perdue aux nécropoles inutiles et prétentieuses.

 

Voilà où vont nos rêves afin que toute réalité ne pèse pas trop de notre vivant et fasse provision d’un inédit ciel bleu de l’autre côté des horizons d’un possible improbable.

Patrick Pérez Sécheret

Copyrights 2014.

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