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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Psaume d'automne

Publié le 30 Septembre 2014 par ruraledeprose

Nous ne pouvons vivre sans la pensée

de celles de ceux dont les saisons n’ont plus

de couleur ni d’odeur

Nous ne pouvons oublier leurs caresses défuntes

leurs sourires leurs voix même à nos oreilles

tel un vent dans les ifs

Nous ne pouvons vivre heureux

sans christ.PNGreligieuse mélancolie

du grand départ définitif

Notre cœur certains soirs

saigne en silence le monde en est beau

d’un soleil tout trempé

Fabuleusement

nous ne pouvons vivre sans l’amour choisi  

sans amour donné

 

30 septembre 2014 – copyright Patrick Pérez Sécheret.

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toujours disponbile L'Ardèche brûle à torrents

Publié le 29 Septembre 2014 par ruraledeprose

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Mais de quoi le poète se mêle-t-il ?

Publié le 26 Septembre 2014 par ruraledeprose

Pendant plus de 50 jours 700 tonnes de bombes de Tsahal sont tombées sur Gaza faisant du territoire un état de ruines, 2500 victimes civiles dont 3000 enfants. Ces morts n’ont pas eu l’honneur de l’ONU, ni de l’OTAN, ni de l’Union européenne.

Pas de drapeaux en berne, pas de condoléances aux familles. Exécutions sommaires, tortures, négation du droit international et des résolutions de l’ONU, poursuite d’une politique d’apartheid en Cisjordanie, spoliation des biens (colonisés) et des produits palestiniens vendus sur nos marchés made in Israël (comme le Maroc le fait avec les produits sahraouis en territoire occupé illégalement)…

Pas beaucoup de unes des journaux, des médias. S’agit-il pour certains dans ce silence complice épouvantable de fabriquer de nouveaux fous de Dieu ? Plusieurs générations de sahraouis, de palestiniens, n’ont connu que le chaos, le mépris de leurs droits élémentaires à une souveraineté.

Si on ne peut régler la question d’un Etat palestinien réel sur un territoire délimité, si on ne peut régler la question d’un Sahara occidental avec une autodétermination sur la question de sa souveraineté : comment vat-on régler la question de l’Irak, de la Syrie, etc… par des bombardements ? Il n’y a dans tout cela aucune question religieuse sur le fond, mais des peuples dépossédés et opprimés et des fanatiques qui enrôlent. Qui a permis leurs crimes ?

Devant la barbarie commise au mépris du droit international et des libertés fondamentales des peuples par les puissances occidentales, se lèvent aujourd’hui des fanatiques qui sont les purs produits de notre propre barbarie silencieuse.

Il faut les combattre mais les combattre ne sera qu’une victoire à la Pyrrhus, nous aurons combattu et à quel prix les conséquences de l’incurie de nos démocraties moribondes mais pas les causes : la faillite éducative, la faillite de l’insertion, la faillite de la laïcité, la faillite politique du grand couchage devant la finance et le tout économique de l’obsolescence, la perte du sens commun et de la vraie spiritualité.

Il ne reste plus beaucoup ce champ ou d’espace de liberté pour inverser le mouvement du déclin d’une civilisation qui fabrique son propre chaos, ses propres ennemis. On continuera sans doute à mettre le paquet pour faire reculer l’obésité (que l’on a produit) mais pour Ebola c’est plus compliqué : qui est concerné ?

La recherche s’appuie sur des start-up à bon marché –car la possibilité de faire du fric ce n’est pas anodin- mais en vérité que des milliers d’Africains meurent, qui s’en soucie vraiment ? Quant aux 60 millions de réfugiés sur la planète, entassés dans des camps de fortune, qui les filme, qui nous montre ce qu’ils vivent ?

Et il faudrait placer Dieu au milieu de ce grand désordre, de ce grand dérèglement systémique du capitalisme et l’en dédouaner, je veux dire le capitalisme ? La responsabilité est humaine, la liberté et le droit de conscience sont aussi du domaine humain. Tout ce qui se fait au nom de Dieu est fait d’une pensée de l’homme, d’une vision qui peut être aussi barbare.

Pensons libres, ne nous laissons pas berner par la propagande guerrière, les grands mots de civilisation et de démocratie. Ils ne produisent que des monstruosités pour les peuples, pour la planète. Tout peut continuer ou non ainsi. n'oublieons pas nos Saint-Barthélémy ! Amen.

 

Copyright 2014 Patrick Pérez Sécheret.

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OTAN suspend tes vols… Coup de gueule contre la manipulation occidentale.

Publié le 26 Septembre 2014 par ruraledeprose

 

Je ne suis pas un spécialiste et surtout pas un cornac des idéologies en vogue en Occident (vous avez la démocratie soyez heureux) et en Orient (vous avez les égorgeurs qu’il faut exterminer et qui menacent notre civilisation). Mais la situation est si horrible que la mobilisation pour nous faire accepter la guerre totale contre un ennemi créé de toute pièce et juste en fonction de nos intérêts stratégiques en ressources (pétrole, etc) devient un outil pour nous asservir davantage, nous faire accepter une division du monde affairiste et capitaliste.

 

On ne fait plus comme en 14-18, de grandes boucheries (enfin bon 60 millions de réfugiés dans le monde quand même), on règle ou on essaie de façon sporadique, des bombardements qui touchent d’ailleurs essentiellement des civils (on investira pour la reconstruction, regardez à Gaza, même Israël va participer…).

Car, non de bleu, le capital existe et ce n’est pas l’affaire des petites et moyennes entreprises de nos pays qui souffrent mais de grands consortiums qui se partagent l’essentiel des marchés juteux de la planète et donc celui de l’armement dans le monde et qui mettent en coupe réglée les peuples.

Mais, pour l’instant on vous dit : voyez comme tout va mal, comme on tue n’importe qui, laissez-nous régler cette affaire de fous de Dieu dans l’intérêt de l’humanité. (On n’a jamais décrété un deuil national pour Youssef Sebti, égorgé en Algérie, ni pour Lounès Matoub, d’ailleurs on n’a jamais retrouvé les coupables…)

Il y a des morts qui servent plus que les autres : ceux qui sont assassinés sauvagement par les autres, les sauvages des banlieues et des territoires abandonnés. La barbarie prend sa source dans l’inégalité et la pauvreté, dans la révolte sourde aux murs de l’argent et la barbarie utilise les armes de son enfantement car la civilisation provoque son propre chaos d’immoralité. Pauvre humanité qui s’animalise. Pascal écrivit : « Qui se fait l’ange se fait la bête ».

Mais, oubliez le reste et notre incompétence à gouverner, nous disent Hollande et compagnie. Tous unis contre l’armée barbare que nous avons fomenté, armé de nos non-réponses aux besoins des populations, de nos politiques de régression sociale, de chômage, de désagrégation de nos cités… La désespérance gagne, alors, hauts les cœurs purs de l’Occident civilisé et pourquoi pas chrétien !

Le tout marché au service du système bancaire et financier a provoqué la récession et le marasme et comme de tout temps, cette situation appelle à la levée des armes, à la guerre. On produira de nouvelles armes, la production tournera. Ce jeu de dupe conduit à la fuite en avant qui permet aux capitaux de s’employer, aux actionnaires d’empocher, aux démocraties faussées de perdurer à la botte du Capital. (Pourquoi la Banque européenne prête à taux zéro aux banques et pas aux particuliers ?).

Je suis aux côtés aujourd’hui de mes amis de Kabylie auxquels certains (chercher les raisons) essaient de faire porter le chapeau d’un crime immonde, aux côtés des peuples hier asservis par les puissances occidentales et que l’on a confiné en des pays artificiels sans tenir compte de leur histoire (Syrie, Irak, Liban, Turquie même…), des peuples qui se sont tolérés le temps d’une dictature qui arrangeait bien l’Occident et la France (nos chers cousins dictateurs d’Afrique).

Mais aujourd’hui, cela ne suffisait plus, il fallait redistribuer les cartes, se partager les richesses des sous-sols, faire en sorte qu’aux dictatures –ou fantoches africains- ne succèdent pas des démocraties réelles qui pourraient vouloir des Etats libres et souverains, maîtres de leurs richesses. Ainsi, l’Afrique, le Moyen-Orient, sont-ils la proie du capitalisme mondialisé qui joue à la place l’ONU le gendarme de la planète. Go homme l’OTAN ! L’ONU doit prendre les commandes de la Paix ! L’ONU ne doit pas oublier la Palestine, ni le Sahara occidental que le Maroc opprime.

Nous ne serons pas pire que l’empire romain mais davantage. Hommes libres, gardez libre votre jugement et vos pensées même face à ce qui est aujourd’hui une barbarie sans nom. Car cette barbarie est un produit capitaliste et les médias sont à sa botte et manipulent nos esprits.

Victor Hugo écrivait : « Il n’est rien de plus beau qu’une idée dont le temps est venu ».

Celle du bonheur de l’humanité n’est pas en vue mais il faut y croire.

 

A propos, question faussement naïve, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

 

Copyright 2014 – Patrick Pérez Sécheret.

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Les Médecins de l'âme

Publié le 25 Septembre 2014 par ruraledeprose

image007.jpgIls essaient en vain de réparer les corps, d’effacer les blessures, de recoudre les songes, mais tout au fond du précipice intérieure, dans les aortes circulent les poisons des morales, des compensations sordides, le liquide aveugle de l’indifférence, la notion du travail domestique, l’absence de considération. Parfois ils sont vicaires ou curés de campagne et, dans le beau désordre des existences labourées par l’oppression et la solitude peuplée, ils prédisent un autre monde où l’âme pourrait dormir tranquille. Rien ni fait, ni médication ni prédication, quand un homme a décidé de donner congé au mensonge rien ne peut plus rien, l’espoir puise dans la veine de la désespérance un sanglot salvateur, l’oubli range à jamais la beauté des choses dans une valise sans fond. L’amour peut tout sauver d’un revers de cil et l’homme atteindra la rive.

 Copyright 2014 – Patrick Pérez Sécheret.

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amour

Publié le 23 Septembre 2014 par ruraledeprose

Amour que tes bras m’ouvrent des forêts rouges

Tes yeux des galaxies blotties de velours

 

Amour puisses-tu me faire taire m’élever d’aubes

En des pays sans nom et sans garde-frontière

 

Nous passerons les fleuves et les murs

Couverts de roses trémières

 

Le soleil de ta voix ébaudira le soir

Venu à nos pieds s’assoupir souverain

 

Amour je cueille ton sourire à pleins poumons

Je respire ton parfum à la fontaine du désir

 

 

23 septembre 2014 – copyright Patrick Pérez Sécheret.

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Manifeste du rien sur presque tout du rien tangible

Publié le 23 Septembre 2014 par ruraledeprose

Nous étions avertis des grands saccages potentiels, des barbaries en vue, du chaos des systèmes, de la mort des Etats. Nous avons voté pour de moindres maux, pour gagner du temps pensions-nous. Nous avons assisté aux grands dérapages sémantiques, à la venue du discours vide de sens, à la remise des valeurs universelles dans les fossés de l’histoire moderne. Il ne reste plus rien pour se raccrocher aux branches, à une église même.

 

Nos voisins sont devenus presque des suspects, nos camarades des fonctionnaires, nos rêves des descentes de lit. Tout s’achète et se vend. Voici les temps cadavériques de l’humanisme, la grande diarrhée libérale qui avorte le monde civilisé, les guerres larvées, les otages civiles à nouveau encerclés. Voici venu le temps d'un nouvel esclavagisme réglé par des pontes des grandes écoles et des grands mastodontes économiques. Tout doit être mis en coupe, sous la semelle des profits.

Il n’y a plus de repères, de valeurs susceptibles de charité même chrétienne. Le temps est aux loups, à la meute, à mourir de chagrin ou de faim, de soif et de ne manque d’amour. Ce monde en perdition est le nôtre, et notre insurrection indispensable pour en faire cesser l’ivresse d’abêtissement, de soumission et d’oppression.

Nous avons rêvé et nos songes ont viré au cauchemar, nos idées solidaires ont rapetissé comme peau de chagrin, nos désirs de fraternité ont versé dans un bordel sans nom. La jungle a remplacé le zoo et nos mots sont blessés à mort.

S’il n’y avait pas encore une once d’amour de par le monde on s’auto fusillerait je pense par devoir de réserve ou par prévention. Voici venu le temps du désespoir sans drapeau noir, le temps précarisé où une vie ne vaut rien. Nous avons participé à cette curée avec des idéologies de névrosés, des obéissances consenties, presque indolents à offrir aux bourreaux les outils pour nous soumettre comme des animaux au grand diktat du Capital sans frontière et sans patrie.

Nous voici nus comme venant de naître et face à la tranchée des guerres nouvelles. Rien n’aurait servi à rien, ni la pensée, ni l’amour. Que faut-il faire plus que se taire et se terrer ? La démocratie est tant abaissée que même l’idée de nouvelles institutions paraît vaine.

Il ne s’agit plus d’instituer mais de combattre, de révolte, de casser un système d’oppression immonde qui tient le monde avec ses médias, ses polices, ses surveillances, ses affidés de l’ordre.

Pour ma part, j’en appelle au sursaut de la conscience, à la poésie de toute vie, à la connaissance, à l’insurrection pacifiste dans des formes qu’il faut imaginer pour en finir avec la domination d’une caste sur les peuples.

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Copyright 2014 – Patrick Pérez Sécheret.

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Récit d'un fils de Poilu.

Publié le 22 Septembre 2014 par ruraledeprose

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cantique aux indifférents

Publié le 18 Septembre 2014 par ruraledeprose

Vous attendez le printemps claudicant d’un pied l’autre

Insensibles aux parfums nocturnes dans les jardins du monde

La misère a l’air d’un soldat de faction sur les trottoirs de vos villes

vous êtes témoins muets des frasques du Capital

 

Vous avez lynché vos songes sur l’établi du gain

jeté toutes les partitions des solidarités dans les fossés

 

Il ne vous reste qu’un ultime sanglot de compassion

pour payer vos dettes de vanité

 

Et pendant ce temps-là sur l’ardoise du ciel

nous gravons d’un crayon de soleil à la main :

l’Humanité vaincra

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18 septembre 2014 – copyright Pérez Sécheret.

 

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Requiem pour un quart de ciel bleu

Publié le 17 Septembre 2014 par ruraledeprose

La vie ne vaut pas un arpent de terre noire

le ruisseau perdu au milieu des fougères

près du bois de bouleaux de l’autre frontière

Le plaisir ne vaut pas l’odeur du sang

sur les plaines saccagées de sabots en furie

de mécaniques grouillantes

Le désir ne vaut pas l’obscurité

du viol éclatant du mensonge

Requiem pour un quart de ciel bleu

Requiem pour la part du Diable laissée en jachères

Le temps ne vaut pas qu’on s’attarde sur les gâchettes

le silence de mort par les portes et fenêtres

Requiem pour un quart de ciel bleu

aux horloges des galaxies muettes

Requiem pour l’amour aux mains nues

sur le champ de vos ruines

Requiem pour un quart de ciel bleu

l’avenir accroupi va déployer le jour

 

17 septembre 2014 – copyright Patrick Pérez Sécheret.

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