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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Ma bio-bibliographie

Publié le 26 Août 2015 par ruraledeprose

Ma bio-bibliographie

Poète-écrivain, né en 1951 à Paris 14e, partage sa vie entre Paris et Thueyts en Ardèche. Après des études à l’Institut théâtrale de Paris 3 Sorbonne, il dirige des ateliers théâtres enfant et adulte dans différentes MJC de la région parisienne, puis suit des formations de journaliste au CIM rue du Louvre. Il exercera le métier de directeur de communication de 1975 à 2001, puis de directeur de Cabinet jusqu’en 2014, dans le secteur public. Il contribue à diverses publications artistiques et littéraires, notamment Art Sud Méditerranée et Place au(x) sens, Le Journal des écritures.

Président de l’association Urbaine de poésie, créée en 2008 avec la complicité de Jean L’Anselme, il anime des ateliers d’écriture mensuels, organise chaque année un Festivial de poésie/des voix au chapitre en décembre ainsi que des lectures musicales dans les brasseries, les jardins publics ou chez des particuliers. Auteur aussi de nombreuses chansons, il chante depuis quelques années.

Il a publié plus d’une vingtaine de livres depuis 1978 chez différents éditeurs, nombre d’entre eux illustrés par des amis peintres ou photographes, essentiellement de la poésie et des nouvelles. Les deux derniers ainsi que son second roman qui vient de paraître sont publiés chez amapola.

1969-1971

Crée et dirige l’atelier théâtre de la MJC d’Orly, scénarii et mises en scène de « Deux choses lune » sur des textes de Jacques Prévert, « Fureur et mystère » sur des textes de René Char, présenté au Festival d’automne, participe au « Chant général », textes de Pablo Neruda, mise en scène de Marc Normant, participe au scénario de « La Rage de vivre » d’après le roman autobiographique de Milton Mezzrow, écrit et met en scène « Des soleils par millions », joué au théâtre de l’Epée de bois rue Mouffetard à Paris, écrit et met en scène « La commune de Paris, 1871 », spectacle du centenaire avec les élèves du lycée Chérioux à Vitry-sur-Seine.

1975-1983

Directeur de l’information et des relations publiques (Savigny-sur-Orge)

Pigiste presse départementale (La Marseillaise de l’Essonne)

1973

Publie « Chant particulier pour le Chili », poèmes-tracts suite au coup d’Etat militaire (épuisé).

1972-1974

Crée et anime les ateliers théâtre enfant et adulte à la MJC de Villejuif. Travail théâtral sur une fresque sur la guerre civile en Espagne en collaboration avec le CISE.

Récitals avec le groupe musical Grito del indio, textes de Pablo Neruda.

1975-1978

Crée et anime les ateliers théâtre de la MJC de Morsang-sur-Orge, écrit et met en scène « La Révolution romantique de Louise Michel » et « Roméo, Juliette et les ténèbres » d’après le roman tchèque de Yan Otchenatchec, « Les Indiens d’Amérique » et « La Guerre des couleurs », avec l’atelier enfant. Publie « Mise à nu des griefs » chez Millas-Martin, photographies de Jacques Chabot, puis « Rêver le globe des rires aux poches », dessins de Meyer Sarfati.

1979 : Crée avec Pierre Corbeau le premier festival de poésie de l’Essonne à Savigny-sur-Orge soutenu par Bengt Lindström et Jean L’Anselme et un prix de poésie. Publie « Magazine », un recueil de poèmes. Participe au scénario et à la mise en scène de « On efface tout on recommence » avec Le Théâtre sans nom en Essonne.

1980

Publie « Le Mort bois », poèmes avec des dessins de Thomas Pérez.

1981-1983

Récitals en région parisienne avec Pierre Dieghi, Anne Volange, Jean-Roger Causimon, écrit des chansons pour Dieghi et Jullian. Publie « L’Hirondelle du printemps bègue », poèmes avec des dessins de Meyer Sarfati, préface de Jean L’Anselme.

1983-1987

Journaliste-attaché de presse (Dourdan)

Pigiste presse départementale (Le Républicain, Les Nouvelles de Rambouillet)

1986

Publie « Amphigouri-plage », poèmes avec des photographies de Yves Dougin, La Nouvelle Tour de Feu éditeur.

1987-1988

Directeur-adjoint de la communication (Clermont-Ferrand)

1988

Réécrit et préface « Dourdan, capitale du Hurepoix, itinéraire historique et touristique à travers les rues de la ville », en collaboration avec Pierre Paccou.

1989

Directeur de l’information (Syndicat d’Agglomération Nouvelle de Melun-Sénart)

Rédacteur en chef du mensuel « Média-Sénart »

Pigiste pour « Nandy-infos »

Publie « L’Ardèche brûle à torrents », poèmes, peintures de Hélène Baissade, préface de Jean Ferrat, La Nouvelle Tour de Feu éditeur et « Auschwitz sur Seine » requiem pour Hanne Lore, Agraphe éditeur. Anime le second festival de La Mothe en Ardèche.

1990-1992

Directeur de communication (ICOFOP - Châtenay-Malabry)

1993-1995

Directeur de communication (Marne-la-Vallée/Val-Maubuée)

Publie « L’Averse rousse », poèmes, peintures de Bernard Champey, second volet d’une trilogie ardéchoise, préface de Jean L’Anselme, Le Milieu du jour éditeur.

1995-1999

Directeur de communication (Département du Var) et chargé de communication (Syndicat d’études et de développement économique Var-Esterel)

Intervenant formateur à l’ENAC

Publie « Les Messes bleues ardéchoises », poèmes, peintures de Pierre Dieghi, La Bartavelle éditeur, préface de Hubert Haddad.

1997

Publie une nouvelle dans l’ouvrage collectif Territoire à l’écoute, Hyères, Var.

Poèmes publiés dans l’anthologie des poètes du Var et travaux avec des lycéens du Var, Telo Martius éditeur.

Publie « Coquelicots pour Abidine », dessins de Abidine Dino, Autres temps éditeur.

1998

Publie « Saturnia, une autre histoire d’amour », poèmes, encres de Charles-Louis Lassalle, Autres temps éditeur.

1999

Publie « Requiem pour le 20e siècle », poèmes, Autres temps éditeur.

1999-2000

Directeur de communication (Département du Gard)

2000-2014

Directeur de communication (Argenteuil) puis Directeur de Cabinet (Vitry-sur-Seine)

2003

Publie « Passim, poème à Nâzim Hikmet, poète restante Moscou », Le Sens des mots, textes inclus dans le spectacle écrit et mis en scène sur la vie du grand poète turc : « La Vie est belle mon vieux, il fait beau vivre », jouée notamment à Antraigue (Ardèche) devant 200 personnes (Musique Pierre Dieghi).

2005

Publie « Cantique au couteau », CD, poèmes, musique Vanessa Cahuzac, Dominique Ottavi. Représenté au festival Contre-Courant à Avignon.

2010

Publie « L’Ardèche brûle à torrents », augmenté de « L’Ardoise des jours », poèmes, post-face de Véronique Estel, Les Points sur les i éditeur

et « L’Ardèche brûle à torrents », un poème illustré de peintures de Jean-Jacques Laigre, édition originale numérotée de 1 à 60, Ateliers Demaille éditeur.

2011

Publie « Les vers à pied », poèmes et recettes de cuisine, Les Points sur les i éditeur.

2012

« Coquelicot, Pépé et la Guerre d’Espagne », roman, Les Points sur les i éditeur.

2013

« La Tête dans un coquillage », poèmes, peintures de Jean-Jacques Laigre, préface de Hubert Haddad, amapola éditeur.

Publie « La Mémoire debout », récit d’un fils de Poilu, Ateliers Demaille éditeur.

2014

Chargé de mission Relations internationales (Vitry-sur-Seine)

« Songe d’un jardin de printemps », poèmes, amapola éditeur.

« La Mémoire debout », récit d’un fils de Poilu, 1914-1918, Ateliers Demaille éditeur.

2015

« Rosenthaler strasse, 39. » Roman, amapola éditeur.

« Nerde Olursa », poèmes inédits traduits en turc par Ali Demir, dessins de Abidine Dino, Yasilama éditeur à Istanbul.

A paraître éventuellement :

« Sonate pour Jéricho », poèmes, photographies de Michel Aguilera.

« Les Champs de mer », poèmes.

« Le Catalogue, la verge et les oiseaux », roman.

« La Jeune femme d’avril », roman.

« Les Personnages », roman.

« Vitry aux arbres », récit autobiographique.

« L’Idole à papa », récit de souvenirs avec Jean Ferrat.

« Déléature », évangile iconoclaste dédié au marquis de Sade.

« L’Evangile impromptu », poésies érotiques bi-lingue français/espagnol.

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S’unir pourquoi et sur quoi aux régionales ?

Publié le 24 Août 2015 par ruraledeprose

S’unir pourquoi  et sur quoi aux régionales ?

J’ai déjà donné quelques points de vue sur la question des alliances. Le contexte actuel me donne l’occasion d’y revenir. La question centrale unit déjà nombre de composantes du Front de Gauche, des Verts et autres y compris dans les rangs socialistes : proposer une alternative à l’austérité, aux politiques imposées de Bruxelles, rassembler les forces de gauche et de progrès le plus largement possible sur la base d’alliances claires et sur des mesures solidaires précises d’action régionale. Pour ce faire, l’incantation ne suffit pas, le temps presse.

Il faut partir de ce qui nous rassemble, l’humain, ses droits, ses besoins et les réponses que toute société civilisée doit lui apporter. Ensuite, s’appuyer sur les compétences qui sont et seront celles des régions françaises charcutées par le gouvernement actuel et réduites et le rôle qui sera désormais celui des conseils départementaux. Tout cela dans le cadre des métropoles et communautés d’agglomérations et la disparition effective des communes avec des Maires consultatifs. Tout ceci avec un nombre d’élus réduit, moins de représentants de proximité pour les populations, plus éloignés d’eux.

Le rassemblement ne peut s’effectuer sur la base simple du nombre d’élus sortants et du nombre de candidats éligibles aux prochaines élections régionales. Premier piège que les partis et mouvements divers (ceux qui perdent des élus et ceux qui peuvent en gagner) ont jusqu’à présent eu beaucoup de mal à dépasser. Je pense notamment à l’union à la carte des municipales par exemple ou comme la propose EELV pour les régionales (un coup avec les socialistes, un coup avec le Front de gauche).

Le rassemblement doit s’effectuer aussi avec une réelle participation citoyenne et donc une démocratie horizontale en rupture avec la verticalité du je propose que l’on décide à quelques uns pour les autres. Nonobstant que l’absentéisme favorise souvent celle-ci et que l’on se flatte d’avoir des élus qui n’ont bénéficié des voix que d’un quart des inscrits. Et là, même si l’on créé les conditions techniques de participation citoyenne dans la forme, les contenus sont et seront primordiaux. Quelle place pour la représentation citoyenne des sans parti ? La base des alliances doit en tenir compte, il ne peut s’agir de se répartir une part de pouvoir amoindrie entre quelques uns avec quelques ouvertures ici ou là de caution.

Ensuite, la base des alliances doit impérativement s’effectuer sur des propositions concrètes allant au-delà du « on continue ce qui a été fait ». Chacun a bien le sentiment que les transferts de compétences et les moyens de les assumer sera un combat rude contre l’austérité, pour le maintien et le développement des services publics ou une adaptation aux politiques d’austérité. Il faut décider de cela ici et maintenant et pas trois mois avant les élections.

Cela sous peine de voir nombre de bulletins blancs venir s’ajouter aux bulletins de vote absents des urnes, ceux des abstentionnistes même si effectivement la droite peut se refaire une petite santé et le FN profiter du vide sans pour autant être l’épouvantail bien commode mais, précisons-le à nouveau (à hauteur de 14% des inscrits dans l’hexagone). Il y a de la marge pour rassembler, pour avancer dans une perspective progressiste seule capable, par ses réponses aux besoins populaires urgents, de faire reculer l’extrême-droite et la droite.

Pour ma part, il est clair que mon bulletin sera blanc si les conditions d’alliances à gauche, ne sont pas dans l’esprit que je viens d’évoquer. Le pire est toujours devant soi mais le pire on peut aussi décider de ne plus y participer en renonçant à des schémas éculés, à des stratégies rhétoriques inaudibles à gauche.

Enfin, il ne faudrait pas que le drapeau grec hissé sur les Hôtels de Ville de nos mairies ne soient qu’un symbole de solidarité : la souveraineté des peuples est sacrée et il nous faut redonner à la démocratie ses fondamentaux, ses valeurs humaines de justice, d’égalité, de liberté et de fraternité.

Copyright 2015 – patrick pérez sécheret.

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L’Europe, un stalinisme libéral (de quoi je me mêle ?)

Publié le 18 Août 2015 par ruraledeprose

L’Europe, un stalinisme libéral (de quoi je me mêle ?)

Je lis dans Libération de ce jour des articles sur la situation de l’Union européenne via la crise grecque (pages Idées). Bien sûr ce ne sont pas des journalistes qui écrivent car en règle générale ils sont du côté de l’austérité et confortent l’idée qu’il n’y a pas d’alternative à celle-ci. Libé a bien changé… Bref, je passe sur l’analyse, que je partage, de Pierre Laurent, et m’appuyant sur les propos de deux Docteurs en science, l’un pour l’économie, Thomas Lagoarde-Segot, l’autre en politique, Pierre Haroche, pour donner un petit point de vue sur le sujet.

D’abord, nous savons tous que le fonctionnement actuel de l’Union européenne est un diktat, une parodie de construction démocratique et de fonctionnement démocratique. Ensuite, nous voyons tous que les seuls objectifs poursuivis par la commission européenne, même avec un président élu par le parlement européen voici un an, demeurent l’application de critères de mise en concurrence des territoires, de leurs productions, au seul bénéfice des marchés financiers, des actionnaires des grandes sociétés, au détriment des services publics utiles aux populations. Les gouvernements des Etats membres donnent quitus à la commission pour appliquer ces objectifs et ils sont les serviteurs zélés et dévoués nationalement pour en appliquer les règles en lois et décrets.

L’Europe actuelle tourne ainsi le dos aux besoins et aux droits des peuples à décider des politiques qui leurs sont utiles. Même lorsqu’ils manifestent démocratiquement leur choix, on botte en touche comme lors du référendum en France ou en Grèce aujourd’hui : on applique mécaniquement les objectifs de précarisation, de paupérisation des populations, on privatise à tour de bras.

Ceux qui ne sont pas d’accord et encore organisés politiquement sont rangés dans l’extrême-gauche radicale au même titre que l’extrême-droite. Ne reste que deux jokers valables : la droite et la social-démocratie qui se partagent alternativement le pouvoir. Triste Europe des barons serviles du Capital.

Le fonctionnement européen sous son vernis démocratique (un parlement, un président de commission élu par lui) ne peut masquer des Traités iniques imposés par les puissances financières, les marchés contrôlés par des consortiums mondialisés au détriment d’une réelle concurrence non faussée privilégiant la proximité, le plus court-circuit, la qualité des produits et l’emploi des populations locales productives de ceux-ci. Cette dérèglementation autoritaire qui fixe des règles injustes et destructrices des biens nécessaires aux populations s’apparentent à un modèle fonctionnel périmé : le stalinisme.

Staliniste en cela qu’à contrario du fascisme qui accroit ses richesses par l’expansion territoriale, et donc la guerre, la mise en esclavage des populations vaincues corvéables à merci, le stalinisme européen ne gère l’Europe que par l’austérité, l’appauvrissement des gens, se garantissant ainsi à la fois une main-d’œuvre disponible à des coûts les plus bas possibles, une population assistée à moindre coût ne disposant d’aucun autre recours viable au quotidien, une division durable des couches sociales de la société isolées ou communautarisées sur leur origine ou religion.

La société désagrégée est alors une sorte de jungle où chacun défend ce qu’il lui reste de mieux que l’autre qui devient ou est devenu un adversaire ou un bouc-émissaire, une société du chacun pour soi où l’Etat ne conserve que des compétences de police, de maintien de l’ordre plus quelques trucs comme de décider de la guerre, des ventes d’armes…

L’être humain livré à cette jungle rampante, n’a plus de repères. Les plus nantis se protègent en se masquant les yeux, en se bouchant les oreilles. Les plus démunis, livrés à eux-mêmes, souvent dans des ghettos, se débrouillent de commerces parallèles, d’inoccupation notoire de leurs jours, les jeunes deviennent des images représentatives d’un monde sans valeur humaine où tout est permissif dès lors l’autre n’est pas du clan, du bloc d’immeuble, de la même origine.

Cette jungle, créée par la pénurie de culture (celle qui existe ou reste concerne 14% de la population depuis des décennies), de services publics répondant aux besoins élémentaires d’éducation, de santé, propage des haines, des rejets de l’autre, détournent la colère, les ressentiments non vers les responsables de l’état de fait mais contre des semblables.

La peur du lendemain devient peu à peu débrouillardise, marché noir et multiplication d’actes de négation d’autrui, de l’être humain : recrudescence de viols, de dégradations et nuisances en tout genre, intimidations, harcèlements, brutalités font parties du quotidien de chacun à présent, à des niveaux différents certes selon où l’on vit et habite. Mais tout un chacun en vit sa part en prenant les transports en commun, en traversant tel ou tel quartier ou territoire qui n’est pas le sien.

Cette réalité douloureuse existe et rien ne sert de se la masquer sous couvert de vivre ensemble et de valeurs de gauche. La protection des biens et des personnes n’est ni de gauche ni de droite mais de droit.

L’Europe donc, de Liverpool à Berlin, de Lisbonne à Madrid, de Paris à Rome, a bâti un mode staliniste de vie où une caste se goberge, où la masse suit par intérêt pour partie et pour l’autre subit un quotidien qui devient de plus en plus indigne : on peut à peine se nourrir convenablement, on ne sort pas, on ne part pas en vacances…. Et ceux-là sont des millions dans chaque pays d’Europe.

Les autres, nous-mêmes, essayons de lutter, de protester comme nous pouvons, mais nous nous gardons aussi notre part de bonheur dans ce monde d’égoïsme, d’apartheids, nous essayons oui de vivre un peu heureux.

Le problème crucial demeure la perspective, la possibilité d’une alternative politique à ces politiques qui mènent au néant, à la catastrophe humanitaire quoiqu’on en dise, auxquelles peut venir s’ajouter le Traité Transatlantique redoutable imposant aux Etats les règles d’un marché ouvert incontrôlable.

Les forces progressistes en Grèce, en Espagne, se heurtent avec légitimité démocratique, au même mur européen de l’argent-roi. En France, le Front de gauche, l’initiative Nouvelle donne, s’embourbent dans les mêmes schémas d’accession aux sièges électifs, sans ouvrir de voie audible, crédible pour les citoyens alors que les solutions existent : construire autrement l’Europe qu’imposent les dérèglements climatiques et les besoins humains.

On peut certes, chacun dans son coin, continuer d’agir localement utile, à son échelle mais l’enjeu est planétaire et le pouvoir de l’argent sans frontière, sans scrupule. Comment ne pas devenir ou redevenir des esclaves d’un pouvoir apatride et cupide, capable de toutes les barbaries ou de les provoquer pour ses intérêts ? Là est la question posée.

Copyright 2015 – patrick pérez sécheret.

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Solidarité avec les peuples turc et kurde !

Publié le 18 Août 2015 par ruraledeprose

Solidarité avec les peuples turc et kurde !

Il est avéré que l’Etat turc soutient les forces fascistes de Daech et que sa répression contre les Kurdes turcs, contre les forces kurdes en lutte sur le terrain contre Daech en Syrie et en Irak, est bien réelle avec des bombardements ciblés.

La Turquie est la principale force de l’OTAN dans la région et entend se débarrasser en interne par la répression des représentants kurdes élus qui privent de majorité le parti de Erdogan, l’empêchent de former même un gouvernement.

En décrétant « terroristes » les kurdes (qui le sont aussi, c’est un comble par les Etats-Unis et l’Union européenne alors que ce sont les kurdes qui ont stoppé les avancées de Daech et repris Kobané !), il permet une répression acharnée et envisage des élections anticipées pour conserver le pouvoir et en modifier la constitution pour régner sans partage en nouveau Vizir nostalgique de l’époque ottomane !

Mais les Turcs progressistes n’échappent pas non plus, ni les journalistes (une centaine au moins en prison ou en procès) ou artistes, à la répression du pouvoir autoritaire de Erdogan qui impose des valeurs rétrogrades et religieuses à toute la société civile. Plus que jamais, une solidarité concrète doit s’opérer avec le peuple de Turquie, ses citoyens turcs et kurdes, pour stopper les calculs dangereux de Erdogan dans la région et qui sont une menace d’embrasement supplémentaire et attisent et attiseront les haines entre communautés d’origine, de religion différente.

Le monde, l’ONU, laissent faire ce grand chantier du malheur et de la barbarie. Nous pouvons, nous, au moins en parler, dénoncer ce laisser-faire, les discours spécieux des politiques occidentales, être solidaires des peuples qui défendent l’humanisme avec des moyens dérisoires, au regard des armadas militaires des grandes puissances muettes ou presque, et dans des conditions de vie et de survie précaires. Et notamment, 60 millions de Kurdes qui constituent une vraie nation et n’ont toujours pas de pays, et que l’on continue de persécuter. Je sais, il y a aussi les chrétiens d’Orient et les autres…

Mais justement, on ne peut choisir de sauver chacun les siens, sa communauté, car l’enjeu est humanitaire sans distinction de religion ou d’origine. L’enjeu reste politique pour ceux qui veulent continuer de piller des territoires, leurs ressources énergétiques, priver des peuples de leur souveraineté, du droit de vivre en paix, en réelle démocratie et non sous la coupe de quelques tyrans ou grandes sociétés occidentales, européennes ou américaines et qui utilisent Daech (à quoi servent les avions et les porte-avions français et américains en opération ?).

Je suis aux côtés de mes amis turcs et kurdes de Turquie, aux côtés des kurdes qui sur le terrain luttent pied à pied contre des hordes fascistes qui utilisent Dieu et le viol pour tenir des territoires de rapine où les puits de pétrole leur permettent des ressources conséquentes pour vendre du pétrole notamment à la Turquie ou tout autre chose, pour acheter des armes perfectionnées à l’Occident, à la Russie… Le commerce des armes prospère sur les charniers.

Comment se taire ?

Copyright 18 août 2015 – Patrick Pérez Sécheret.

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Carnet de silence

Publié le 14 Août 2015 par ruraledeprose

Carnet de silence

Le vrai poète est seul. C’est la condition de sa vérité. Sa nudité inspire son écrit. Il ne peut être attaché à aucune école, fusse-t-elle de Rochefort.

Le poète flirte avec les idéologies par humanité, quand le sens de l’histoire confine au pire, nécessite de prendre parti mais, sa voix s’éteint parmi les slogans. Le poète est une solitude peuplée d’humanités. Il ne peut être partisan hormis ces instants de drame, de gravité où il faut bien choisir d’être du côté des victimes contre les bourreaux, même si les victimes n’ont pas toujours raison du monde qu’elles envisageaient de construire pour fabriquer d’autres victimes…

Tout est là dehors. Nos rêves, nos chimères, l’idée de l’amour valent toute guerre, les sanglots des fosses où ceux que l’on aime sont jetés pour l’éternité, ce truc inventé pour nous faire passer le temps de vivre… Tout est là dehors. Le vrai poète n’est d’aucun club, d’aucunes poubelles mondaines. Il écrit en silence. Sa parole s’étiole à meubler les silences bruissant afin que l’autre mélange ses propres voix, adhère à l’écho de sa propre intimité. Les silences disent davantage que les paroles souvent mais leur tessiture est imperceptible pour autrui. Les silences sont lieux de prière universelle.

Le poète, vous n’avez pas remarqué sa présence dans votre wagon, juste au-dessus de vous, tel un lamparo, une protection rapprochée du bonheur. Pourtant, il est là fragile et doux, attentif à vos paupières qui se ferment, à vos rêveries secondaires. La prairie diaphane après s’estompe bercée par le roulis du train.

Dans ce monde du poète, s’aimer est attendre un peu, beaucoup, avoir hâte de se voir, se parler, s’entendre, se toucher. S’aimer n’est pas meubler une vie, ne pas être seul, aimer est cheminer dans l’inédit, l’improvisé. Aimer n’est pas une organisation, la perfection de l’éphéméride, l’absence de miettes sur le parquet, aimer est désinvolture, rébellion, coups de gueule dans les étoiles.

Aimer est peut-être l’essence de la poésie, de l’existence, son manque d’audace, l’immédiat brut de pomme, sa radiance, ses messes bleues inventées des lèvres, des sexes et des cœurs. Le poète y croit et sa solitude fleurit.

Copyright 2015 patrick pérez sécheret.

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Pensée du jour

Publié le 14 Août 2015 par ruraledeprose

Pensée du jour

Quand l'homme parle aux arbres, il est beau, il se déracine du cumul des saisons, se verticalise à l'abandon de toute prétention...

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