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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Heureux les paumés debout!

Publié le 28 Avril 2016 par ruraledeprose

Rénovons nos rêves!
Rénovons nos rêves!

Heureux les Paumés

Les Illuminés debout

n’en déplaise aux plumitifs

de la presse à genoux

à leur pipi de chat nauséeux

Heureux les Affamés

d’espérance

dans la jungle de la finance

Ils pensent ils causent du peuple

Ils dérangent les biens pensants serviles

des causes perdues

de l’indépendance d’esprit

du libre arbitre face au fric

Heureux les Sans-grade

Les Sans-emploi les Oubliés

par les sociaux-démocrates faillis

les républicains de pacotille

Heureux les Imbéciles

à l’assaut des étoiles

et du bonheur possible

fraternel à souhait

Et merde aux Invalides

des neurones

d’un pays condamné 135 fois

pour violation du droit d’asile

Heureux les Debout

de nuit comme de jour

Le vieux monde se lézarde

sous nos paroles utiles

Radical le petit jour est bleu

L’Odéon bruisse

d’invisibles activistes insoumis

du genre humain debout

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Oratorio mineur

Publié le 25 Avril 2016 par ruraledeprose

Peintures de Jean Jacques Laigre
Peintures de Jean Jacques Laigre

Pareils aux perce-pierres

Sur des polders éteints

Nous entrerons en résilience

Une fleur pourpre de mélia

A la mentonnière

Un poème swingué

Parti en vrille

Au fond des phonothèques

Les syllabes au jet-stream

Il fera jour un jour

Du dénuement des astrolabes

A brimbaler nos songes

De brasseries en étoiles

Les bras ouverts

Nous accosterons

En plus simple appareil

Le velours de ta voix

Tu te serais perdu

Aux branches des acacias

Le menton en galoche

Le sourire fardé

D’ivresse purpurine

Il fera jour un jour

Douce orpheline

Nous rendrons les armes

en larmes fantaisistes

Aux couloirs des mouroirs

Et seul un ange debout

Saluera nos salves

Proprement hautaines

Le jour sera le jour

La nuit à la peine de vie

Nos corps ensevelis

Des rapines du plaisir

Il fera jour un jour

Le désir en marée noueuse

Pourfendra l’amour

L’amour sans faim

Un jour il fera jour

Méticulosité de l’aube

A fourbir le temps

D’astreintes étranges

Un jour il fera jour

Nos hanches reposées de houle

Il fera jour un jour

Copyright patrick pérez sécheret.

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Apostrophe du présent au festival des z'arts

Publié le 25 Avril 2016 par ruraledeprose

Ma poignée de poèmes au festival des z'arts le 23 avril dernier à la MVA à Paris.
Ma poignée de poèmes au festival des z'arts le 23 avril dernier à la MVA à Paris.

Apostrophe du présent

Elle passe juste sous la porte des nénuphars debout

Entre vos jambes la soif Insolite et houleuse d’appartenir

L’hécatombe du désir à prononcer le songe du désir

Sa prosodie de paumes à la chair frémir

Elle passe juste sous la porte la froide étoile

Du bonheur intangible

Entre vos lèvres perlées d’incendies roux

De fanfares railleuses

Elle passe juste sous la porte du mensonge assis

A l’orée des vents farfelus

Aux sexes d’absinthe

Et c’est tout

Je n’ai pas eu peur du vent de nuit voyez-vous

L’étrange main de l’aube a plu à foison

Après l’avalanche d’éclairs obscurs

Que reste-t-il de nous blotti

Juste un petit bruit tendre

L’appétit pour mordre le fruit défendu des caresses

Aux pétales de l’orchidée nos fesses sous un ciel d’orange

Certes la permanence de l'hiver est fermée

L'horizon lui-même est clos

Repassez lundi le jour des Morts

Le soleil s'est noyé aux jupes de l'aube

La journée aura fait ses quinze heures

Il n'y a plus d'apprêt au col du Pendu

Tout est remis à des fringales futures Voyez-vous

Je suis d'enterrement La terre boit la vie

Les souvenirs se gomment sur du granit

Le ciel prend parfois le présent dans son lit

Nous y faisons semblant de sotte postérité

Je vous dirais l’envers de nous

Comment l’autre nous défigure en bien

Nous élève sans la crainte de nos suffisances

Je vous dirais l’eau pâle d’un soupçon de doux

L’accolade de l’azur à nos fronts

Certes les bateaux ont disparu dans l’éclatant métal

L’océan a mangé les nefs renversées d’opale

Voici l’accotement sublime de l’univers

Braderie somptueuse d’écume courbe

Le monde arrête de boire tout net

Il pleut sur la mer l’horizon grandit

Il n’y a plus d’ossuaire ni de vague

Simplement le jour se tait Voyez-vous

La douceur du bras de l’aube

Viendra ceindre nos épaules pourtant

Jusqu’à croupetons la nuit venir étole sobre en nos mains

Prononcer cet enfantement sommaire éblouissant de clartés

Croiser les bras l’amour sourdre par les fenêtres

Si l’on ferme les portes il n’en sera rien de comparaître

Un mot désuet à l’aorte une sonate sans faim

Peut-être, un devenir mort-né

Un acte immensément bleu Voyez-vous

Le tour de l’âme est fragile coquelicot

Où s’épuise l’épouvante des miroirs

L’arpège saumâtre des années perdues

Les amours mortes de faim ou de froid

Passez votre chemin de pluie

La terre a trop bu de sang

Les violons du soir bredouilles enfanteront vos songes

Voici venues les astéries subtiles aux nuances de l’aurore parfumée

Les roses éclatées des océans futiles sur nos paupières de soie closes

Passez votre rumeur de haine

Sous la herse d’une joie utile

Vos poumons seront l’argile

D’un bonheur nouveau-né

Nous sommes bien venus sur la place voyez-vous

Nous avons pris langue et recouvré le sens des mots

La couleur conviviale La chaleur de l’écoute fraternelle

L’espace public respire voyez-vous

Le pessimisme bat de l’aile

Nous sommes debout et visibles

Nos rêves poétisent les rues ré-humanisent nos villes

Il était temps d’urgence

De résistance à l’obsolescence

Au formatage des pensées

Nous inventons une civilisation diurne

Une démocratie participative inédite

Nous sommes une coopérative d’idées

Une fraternelle solidaire Voyez-vous

Mêlons nos doléances

Repoussons les murs de l’aridité

L’incantation aux dogmes

Levons une pâte libertaire inédite sur le terreau du tout possible

Le vent se lève sur nos lèvres voyez-vous

Il fait plus doux plus solidaire

Nous sommes Jour et Nuit debout

Le vent se lève sur nos lèvres

Nous sommes à présent contagieux

Nous sommes debout voyez-vous

Copyright Patrick Pérez Sécheret – 23 avril 2016 – Festival des z’arts.

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Coup de chaud politique

Publié le 22 Avril 2016 par ruraledeprose

Peinture de Bernard Champey copyright.
Peinture de Bernard Champey copyright.

Les journalistes sont-ils devenus si serviles, dépendants de leur maître, pour nous donner de la réalité qu’un placebo nauséabond ? Ils vomissent tout ce qui ressemble à de la radicalité de gauche, se gaussent des vertus en sondage de Le Pen, n’osent même pas dire que Hollande nous plonge lentement dans une dictature autoritaire. Ils discourent, font des leçons de rhétorique à longueur d’ondes et de colonnes, ils sont nantis, à la solde d’une caste qui confisque la France, l’Europe et le monde. Ils touchent leur solde le stylo entre les jambes, ils émargent l’idéologie des possédants.

Toute l’information devient indigente, suspecte, entachée de ce diabète d’appartenir au clan des payeurs, les grands groupes qui possèdent les médias et assomment les consciences d’indigence, d’informations tronquées, triées sur le volet, pour nourrir toujours davantage la désespérance sociale. La gauche ne serait pas au second tour… prédisent nos Nostradamus appointés. Nous verrons bien mais une seule gauche existe celle qui est de gauche et non la tremblée, la vendue, la sourde, celle qui cire les pompes aux multinationales, aux paradis fiscaux et pressure le peuple, veut le faire revenir au 19e siècle !

Nuit debout les emmerde au tréfonds et tant mieux. Ils n’ont pas le monopole du verbe, de la parole, des images. Nous sommes en insoumission permanente contre leur état d’urgence du capital. Qu’ils se torchent avec leur papier, leur commentaire mortifère ! La vie en vie demeure le peuple debout et il va décrocher la lune.

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sans titre

Publié le 22 Avril 2016 par ruraledeprose

peinture de Bernard Champey copyright.
peinture de Bernard Champey copyright.

Il fignole sa vie

En souvenirs cardés aux grandes eaux lessivielles d’avril

Le cœur en dépôt-vente

Puis le soir incline l’horizon d’estacades en ruine

L’indécis vagabond épouse l’orpin sur un mur de craie

Où s’endorment les matrices du jour

Obstinément probe et heureux

L’homme approche des limbes

La nuit peut frémir un peu

Les corridors sont vides

Toute parole infantile

Il pleut des dés à coudre sur un soupçon d’estime

Un monde de dépit cingle à nos portes

Et personne ne s’insurge de ce négoce absurde

Seul l’infini trésaille d’amour

En lentes volutes crème

Son sexe de pourpre tendu

Rend raison des saisons

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Manifeste

Publié le 21 Avril 2016 par ruraledeprose

Peinture de Bernard Champey
Peinture de Bernard Champey

Et de long en large et par le travers

Des jonquilles à la main des mots bleus à la lèvre

Nous allons en chemin cabossés d’injures

A la conquête d’un temps nouveau

Et nous ne savons pas ce qu’il en sera

Exactement si on nous laissera faire

Si nos paroles auront encore droit sur les places

Mais nous avons décidé de rêver pour de vrai

De foutre par les fenêtres les vieux drapeaux fripés

Les consignes verticales

Nous allons vers un monde où la poésie

A enfin le droit de cité

Et de long en large et par le travers

De ville en village de trottoir en clairière

Nous redonnons sa dignité à l’humaine condition

On ne pourra plus nous faire taire

Ni prendre vessies pour des lanternes

Nos paroles ont l’odeur d’une marée patiente

Le désir du besoin de fraternité

Nous sommes debout

Nous comptons le rester

Nous sommes le peuple souverain

Nous voulons changer d’ère

Dans la rue dans les urnes

En long en large et par le travers

Copyright patrick pérez sécheret.

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NUIT DEBOUT

Publié le 19 Avril 2016 par ruraledeprose

La seule verticalité acceptable
La seule verticalité acceptable

Nous sommes venus et la place a fleuri

Nous avons pris langue et recouvré le sens des mots

La couleur conviviale La chaleur de l’écoute

L’espace public respire

Le pessimisme bat de l’aile

Nous sommes debout visibles

Nos rêves poétisent les rues ré-humanisent nos villes

Nous sommes Nuit debout

Il était temps d’urgence

De résister à l’obsolescence

Au formatage des pensées

Nous sommes debout

Nous inventons une civilisation

Une démocratie participative inédite

Nous sommes une coopérative d’idées

Une fraternelle solidaire

Nous sommes Nuit debout

Mêlons nos doléances

Repoussons les murs de l’aridité

La séduction des dogmes

Levons la pâte libertaire

Sur le terreau du tout possible

Le vent se lève sur nos lèvres

Il fait plus doux plus solidaire

Nous sommes contagieux

Le vent se lève à nos lèvres

Nous sommes Nuit debout

Copyright patrick pérez sécheret.

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Le Tour de l'âme

Publié le 19 Avril 2016 par ruraledeprose

Le Tour de l'âme

Le tour de l’âme est fragile coquelicot

Où s’épuise l’épouvante des miroirs

L’arpège saumâtre des années perdues

Les amours mortes de faim ou de froid

Passez votre chemin de pluie

La terre a trop bu de sang

Les violons du soir bredouilles

Enfanteront vos songes

Voici venues les astéries subtiles

Aux nuances de l’aurore parfumée

Les roses éclatées des océans futiles

Sur nos paupières de soie closes

Passez votre rumeur de haine

Sous la herse d’une joie utile

Vos poumons seront l’argile

D’un bonheur nouveau-né

Copyright patrick pérez sécheret.

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vitry républicaine et solidaire avec Mélenchon

Publié le 19 Avril 2016 par ruraledeprose

De chaque vague humaine naît une marée d'espoir
De chaque vague humaine naît une marée d'espoir

Vitry républicaine et solidaire une ville à vivre ensemble
AVEC JEAN-LUC MELENCHON POUR 20
17 !

L’objectif de Vitry républicaine et solidaire une ville à vivre ensemble est de permettre aux citoyens de la commune de s’exprimer sur tout sujet concernant leur vie quotidienne et l’avenir de leur ville dans Paris-Métropole en constituant pour cela une assemblée citoyenne informelle, sans état-major ni présidence, en dehors des institutions établies de concertation et de tout parti ou mouvement politique constitué.


Chacun est libre d’adhésion et de participer comme il l’entend aux assemblées de cette structure sur le principe de n’y jamais représenter une autre structure existante et de ne parler qu’en nom propre et au titre de cette seule référence.


Dialoguer, confronter des idées, proposer et élaborer des propositions susceptibles d’améliorer la démocratie locale est le champ d’intervention que nous nous donnons dans le but de pouvoir être force de projet consensuel de résistance et d’alternative progressiste soucieuse de l’environnement, des libertés publiques fondamentales, des valeurs de la République.


Un renouveau de la démocratie locale communale réclame des citoyens actifs qui n’ont pas d’attache partisane et souhaitent oeuvrer à faire de leur ville, de leur territoire, une ville à vivre ensemble réellement participative.


Il s’agit d’un refus d’être intégré dans une alliance où les partis font la loi et se partagent les responsabilités, les mandats, sur la base d’alliances d’états-majors hétéroclites. Les enjeux de Vitry-sur-Seine dans la métropole du Grand-Paris, au sein du Territoire 12, méritent et nécessitent une implication citoyenne pleine et entière à l’écoute de la population dans sa diversité de pensée.


Nous appelons celles et ceux qui le souhaitent, sur ces bases, à se mobiliser pour leur commune et son avenir, pour que nous soyons mieux ensemble et solidaires dans une démocratie renouvelée où la parole de chacun est respectée.


Vitry républicaine et solidaire soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République en 2017.

Nous serons présents et à votre écoute chaque jeudi si possible dès 18h 30 devant Carrefour-City avenue Paul Vaillant-Couturier. Venez dialoguez avec vous.


Contact : vitryrépublicaineetsolidaire@gmail.com

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NUIT DEBOUT : UN MOUVEMENT COMMUNALISTE?

Publié le 11 Avril 2016 par ruraledeprose

NUIT DEBOUT : UN MOUVEMENT COMMUNALISTE?

Ceci est une contribution aux débats des Nuits debout.

Le mouvement Nuit debout n’est pas un épiphénomène mais un réveil des consciences dans un collectif informel. Chacun y peut un peu quelque chose à partir de ce qu’il est, de ce qu’il dit, de ce qu’il fait de sa vie. Cette forme d’insoumission, cette prise de parole et l’échange produit sont la meilleure chose qu’il pouvait advenir dans le chaos social où notre pays et l’Europe sombrent. Soyons Nuit debout !

L’idée de mise en commun reste vivable bien que le poids des idées dominantes sur la propriété, le bien acquis, l’enclos comme disait Rousseau, le sentiment d’appartenance, soient si bien ancrés que même celui qui ne possède que sa pauvreté ou sa misère semble corrompu au gain. Personne ne souhaite être démuni, pauvre et tout le monde aspire donc à devenir riche, à l’abri des aléas de la vie qui ne sont que conséquences des causes de l’organisation sociale de nos sociétés.

L’idée de mise en commun des biens essentiels à la vie de toute communauté humaine reste d’actualité mais l’expérience douloureuse des pays dits socialistes – et donc dits communistes- demeurent une faillite sans appel dans la mémoire collective. Conjuguer l’égalité sociale et la solidarité avec les libertés fondamentales d’expression, d’opinion politique ou religieuse, n’est pas chose aisée, d’autant qu’il en est qui préconisent et préconiseront toujours le droit d’opprimer, de soumettre, d’exploiter autrui au nom d’une bonne cause ou d’une bonne foi.

Finalement, c’est bien le système économique dit socialiste, son organisation étatique qui ont fait faillir le bloc de l’Est et toutes les autres expériences socialistes dans le monde. Cuba en est un exemple, tout comme le Vietnam et la Chine. Les velléités centralisatrices du pouvoir, l’idée de la transformation possible de l’être humain en citoyen docile, éclairé par un parti unique, consentant et obéissant d’un ordre nouveau ont donné des monstruosités, des camps, des asiles.

De même, le monde dit libre, celui de la libre circulation des biens et des personnes, a produit d’autres aliénations dont celle de la consommation et de l’obsolescence des produits sensés rendre le monde heureux, des guerres aussi, récurrentes, pour la défense d’intérêts mercantiles.

Ce que l’on nomme la gauche est une conception d’un bonheur possible encore tout jeune, à peine deux siècles si l’on situe son origine à la Commune de Paris, un concept d’organisation sociale égalitaire, ce qui ne signifie pas uniformisation, d’accès aux biens et services produits par le travail de tous et dans des conditions de dignité, de juste répartition du fruit de ce travail par une socialisation des moyens de production et la fin de leur accaparement par une minorité qui exploite la majorité contre une rémunération que l’exploité a d’ailleurs imposé.

La gauche reste donc une idée neuve et le type d’organisation sociale à inventer pour dépasser à la fois le capitalisme et un socialisme autoritaire. La gauche a pris du retard idéologique sur le capitalisme mondialisé à savoir que les medias, les contenus culturels des enseignements, la chaine éducative et formative sont au seul service de celui-ci et qu’un matraquage permanent, journal, s’opère pour convaincre la grande masse populaire de sa pertinence et du fait désespérant qu’il n’y a pas d’autre alternative, d’autres solutions.

La gauche et le peuple ont divorcé sur plusieurs décennies en raison d’une adaptation des élites qui se sont retrouvées dans les rouages du pouvoir –formées par lui- et ont peu à peu renoncées à transformer la société, se plaçant peu à peu au service du capital marchand et des banques, du système financier en renonçant à le maîtriser et à imposer que les bénéfices soient réinvestis dans l’intérêt général et donc la satisfaction des biens élémentaires de tous.

Cela a conduit à des reculs sociaux sans précédent dans tous les domaines, à une mise en concurrence acharnée des hommes et des territoires. Le délitement ou l’effacement de l’Etat laissant le champ libre à la dérèglementation et au concept à chacun selon ce qu’il peut se payer y compris pour sa santé, son logement, son éducation, sa nourriture, etc.

Nous sommes bien confrontés à ce choix impossible dont parlait Milos Forman : le zoo ou la jungle – à l’aune de l’histoire des sociétés- et alors toute notion morale ou de moralité est une soumission à ces états.

Le sursaut populaire, le grand élan du ou des peuples, sont devenus aléatoires car aucun tribun, aucun parti, aucun mouvement, ne se distingue pour éclairer la route. Aux illusions perdues succèdent l’incapacité de peser dans un autre sens car les partis, les mouvements ont montré leur incapacité et leur limite à se survivre à eux-mêmes dans un système de délégation de pouvoir.

Les partis de gauche n’ont plus l’imagination nécessaire pour dépasser leur incapacité à mobiliser et à convaincre le peuple d’une direction, d’une proposition rationnelle pour que la vie change enfin. Ils sont les rouages d’une machine affolée et leurs discours inaudibles.

Robert Hue écrit qu’ils vont mourir ! Bien. En attendant, c’est le peuple qui trinque et qui meure, ce sont les pires haines, les pires expressions d’intolérance qui gagnent du terrain car l’on dresse toutes les factions du peuple les unes contre les autres.

Face à cela, rien n’est pire que la méthode Coué de gauche au rassemblement de la gauche… dans la rue et dans les urnes. Mais la gauche est étroite et mal à droite. Ceux qui n’ont pas trahi sont toujours embourbés dans leurs schémas du passé, leur rapport de force pour maintenir ou conquérir de nouveaux espaces de pouvoir tant que la démocratie d’ailleurs le permet encore car les lois scélérates, de refonte territoriale notamment, si elles s’appliquent nous ferons entrer dans un espace de gouvernance autoritaire voire dictatoriale confirmant d’ailleurs les penchants de la 5e République et de ses coups d’Etat permanents.

Que faire, aurait-dit Lénine, à part encore deux pas en arrière ?

Il reste que possédants et possédés, chacun n’attend que sa survie, la protection de son bien, si possible l’extension de sa possession et donc de son bien-être, par la cooptation ou éventuellement le mérite, et que cela passe inéluctablement par la maintenance de l’exploitation et de l’oppression des autres. Et, dans ces temps troublés, par le racisme, la xénophobie. Il reste le doux rêve d’une humanité qui finirait par comprendre que l’immédiat n’est pas une morale mais un passage, un relais entre humanités et que la survie de l’humanité et de l’idée d’humanisme passe par la durée et l’épanouissement individuel de chacun. Comment organiser cela, aller vers une transition permettant cela et pas simplement de revenir à un âge d’or d’avant.

Dans ce contexte, le FN aujourd’hui n’est pas un problème à 12% des inscrits juste une conséquence et un alibi pour le gouvernement socialiste, un épouvantail agité si qui ne m’aime pas refuse de me suivre... Le problème est la gauche et le Parti dit encore socialiste qui renie ses valeurs fondatrices : la transformation sociale, l’intervention économique, le pacifisme.

Tout pouvoir corrompt. Toute délégation de pouvoir génère de l’abus de pouvoir pour conserver le pouvoir et des reniements de promesses à l’aune du grand réel et des contraintes sacro-saintes de l’économie de marché, des équilibres des comptes des Etats, etc.

Tout pouvoir devrait être révocable et contenu dans un mandat unique, toute élection à la proportionnelle.

Certains crieront à l’anarchie, à l’in-gouvernance. Pipeau. La démocratie ne peut pas demeurer un leurre mais doit prendre toute sa place dans la diversité des courants d’opinion, dans l’équilibre de consensus dans l’intérêt général et non celui des nantis, des banquiers.

La démocratie ouverte, pluraliste, proportionnelle permettrait l’émergence de nouveaux citoyens non issus des écuries partisanes et un retour aux débats publics, à la confrontation des arguments.

La démocratie ne serait plus une simple délégation mais une association à la décision, à une codécision et donc certes à une forme d’anarchie de fait.

Je mesure que cela pose le grand problème du niveau culturel pour y parvenir, je veux dire de la capacité des citoyens de faire le choix de la finalité de la société ainsi autogérée : celui de répondre aux besoins de tous les êtres humains en harmonie et sans marché, de leurs permettre de s’épanouir en se cultivant, en confrontant leurs utopies et leur imaginaire, en respectant la nature et l’environnement durable.

Je penche pour cette idée communaliste de démocratie de proximité, de courte distance, poussée jusqu’au bout du possible des grands rêves d’amour et de fraternité de l’Humanité, ceux de Thomas Moore et de St-Just, ceux de Pépé Mujica …

Oui, le bonheur reste une idée neuve en Europe (Saint-Just) et dans le monde et Un jour viendra couleur d’orange, un jour de parme de nuages au front, un jour où les gens s’aimeront, comme un oiseau sur la plus haute branche. (Louis Aragon).

Faut-il alors en finir avec le mot communiste ?

Le mot est certes aujourd’hui un gros mot pour nombre de commentateurs, éditorialistes des médias bien-pensants la voix de son maître. C’est en raison que le mot est à jamais entaché des horreurs commises en son nom par les républiques soviétiques et socialistes édifiées au 20e siècle et qui ont, toutes, à leur actif un bilan mortifère pour les droits de l’homme, des millions de morts pour ce qui concerne l’Union Soviétique et la Chine.

Le mot communisme, qui résume une idée d’organisation de la vie des hommes basée sur le partage, la mise en commun et donc l’absence d’oppression et d’exploitation de l’homme par l’homme, a été dévoyé. Poser la question d’en finir avec le mot communiste c’est y vouloir répondre. La question est indissociable du contexte politique dans lequel nous vivons et des enjeux des élections nationales de 2017.

Le mot renvoie dans l’inconscient, ou le conscient collectif, au goulag, aux procès truqués, aux purges, au manque de libertés fondamentales, à la collectivisation globale de tout vie humaine, à la négation d’une libre pensée, d’un libre arbitre voir, même, à l’absence par gommage répressif de toute conscience humaine. Une société donc qui a fait ses épreuves dans l’uniformisation de la pensée, de la création, qui a subordonné à l’obéissance tout droit humain. Une société qui a fait illusion à l’Est avec son arsenal social, son égalitarisme de façade, ses soutiens aux peuples en lutte pour leur libération. En fin de compte, des peuples qui sont passés sous de nouvelles tutelles.

Le mot communisme est donc caduc en ce sens qu’il ne peut pas, qu’il ne peut plus que faire rêver des nostalgiques d’un Etat totalisant et totalitaire où une caste, moins qu’une classe sociale, un parti guide le peuple et l’assujettit à ses dogmes, à une idéologie. Communisme, communiste, quel drame, quelle tragédie ! D’autant, si l’on met en balance les crimes, les persécutions contre les communistes au 20e siècle, en Grèce, en Indonésie, plus largement au Chili, dans l’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar, etc.

Cela ne résout rien de renvoyer les meurtres liberticides dos à dos, ceux du communisme et ceux du capitalisme aujourd’hui financiarisé, ce dernier ayant régné et régnant plus longtemps jusqu’alors. Car enfin, après les données comptables, les statistiques, où en sommes-nous ? Et ce, où en sommes-nous n’exige-t-il pas de dépasser les idéologies, les systèmes d’exploitation sous quelque forme qu’ils prennent ? D’inventer d’autres processus démocratiques de représentation du peuple ?

Combien sommes-nous à regarder à deux fois avant de signer un appel, une pétition, avec le sentiment ou l’impression de manipulation à présent ? Ne serions-nous pas restés humains, avec un libre arbitre de nos pensées ? Justement, à l’ère des manipulations médiatiques, technologiques, sans commune mesure avec tout ce qui fut, nous avons raison de douter si cela n’entame en aucun cas pour autant nos engagements humanistes. Et, précisément, parce que nous sommes persuadés que notre visée humaniste à présent planétaire anthropocène est entrée dans une ère nouvelle géologique, celle d’une survie liée à la l’état où nos sociétés ont mis la nature.

Oserons-nous aller au-delà d’un appareil qui a bien servi et qui rend l’âme, d’une certitude de servir où nous devenons servants, parfois serviles, cédant au bouillon d’onze heure d’une vie assez assurée par nos mandats, nos fonctions dans les rouages d’administrations opaques dont la survivance dépend des directives que nous leur donnons, que l’on nous donne, et des ressources dont nous disposons pour ce faire. Même si cela reste au service de nos concitoyens les plus modestes, les plus fragiles et d’utilité publique au regard de l’urgence sociale engendrée par l’austérité.

Il y a une aporie culturelle provoquée par le marché de la toute concurrence, mais aussi par l’adresse que nous produisons vis-à-vis des créateurs notamment, auxquels nous nous adressons. Cela pérennise quoi au juste dans l’accession du plus grand nombre à la culture, aux œuvres de l’esprit, de la création ? Un panel restreint de citoyens avertis, consommateurs de spectacles et de loisirs, à chacun selon ses moyens financiers surtout.

On pourrait, malgré les efforts réalisés pour cet accès, au niveau notamment communal, s’interroger sur le fait que ce sont en gros toujours les mêmes couches sociales qui bénéficient de ceux-ci. Toutes les statistiques, depuis 1977, pour prendre un repère de bilan, attestent de cet échec en matière de fréquentation des théâtres, des concerts, des expositions, etc. Les inégalités sociales sont flagrantes en permanence, en termes de consommation. Lorsque l’on a du mal à payer le loyer, à se nourrir correctement, on ne pense pas, on n’a pas l’idée ni les moyens d’accéder à la culture.

Cette dure réalité se traduit de plus en plus par l’action de lobbys, des pressions corporatistes, politiques, qui s’agrippent sur des acquis, c’est-à-dire des outils de création, de programmation, de diffusion, sur des moyens alloués par la puissance publique pour une mission qui faillit en bout de course. Rien n’a donc vraiment changé depuis Vilar, cela s’est même aggravé malgré l’instauration de grands-messes publiques gratuites comme les Nuits blanches, La Fête de la musique, le Printemps des poètes, etc., moments collectifs d’illusion d’accès à la culture, de formatage aussi.

J’ai fait cette incise sur la culture pour marquer l’essentiel levier que représente et peut représenter la culture dans une prise de conscience politique des citoyens et ce, de la maternelle à la vie active. Rencontrer la culture est se rencontrer soi-même et les autres, c’est monter sur la scène active de la vie, c’est prendre sa vie en mains. L’Etat et les collectivités locales devraient renforcer leur rôle de soutien, veiller au renouvellement des directions des lieux de création, permettre l’émergence de nouveaux talents et non s’en tenir à la maintenance de celles-ci au gré des vicissitudes de la vie politique nationale ou locale liées aux scrutins de listes. En dehors d’eux, on se croise, on croise les mêmes créations du Nord au Sud, d’une Comédie de Caen au théâtre Gérard Philipe de St-Denis, les mêmes compagnies s’échangent, se mutualisent leurs créations. L’offre est restreinte ainsi mais assure une certaine rentabilité des structures, leur viabilité financière ou à peu près.

Je pourrais citer aussi le rôle d’organismes dont les moyens en matière de soutien à la création ne sont pas négligeables pour des résultats contradictoires quand ils ne sont pas décevants au regard des publics concernés et des moyens dispensés. Mais bref, il ne s’agit pas ici de faire le procès des porteurs de projets culturels de programmation, de diffusion, d’édition de manifestations culturelles liées à l’écrit. L’époque est à les défendre, les étendre mais sans béatitude.

Oui, il faut défendre Avignon, Les Chorégies d’Orange, Les Rencontres poétiques de Lodève, etc. Mais soutenir en fait quoi, comment et pourquoi ? Vraie question qui ne peut se résumer en un simple « parce que il faut défendre la culture, la liberté de création, d’expression, les lieux qui les accueillent ».

Il faut, il faudrait faire place aux invisibles, ceux qui ne passent jamais à la télévision parce qu’ils sont précisément inconnus et que, s’ils le sont, c’est en raison qu’ils ne passent pas à la télévision* ! Voilà un peu les raisons pour lesquelles je ne signe pas grand-chose.

Demeure dans ce contexte la question du pourquoi certains d’entre nous se réclament-ils encore de l’idée communiste, d’une visée utopiste du monde, d’un monde idéal ?

Simplement parce que renoncer à œuvrer à changer le monde en mieux, au seul service des êtres humains dans leurs besoins, ne peut pas être un objectif humaniste et que changer le monde en mieux demeure une nécessité pour le moindre progrès social, pour avancer vers plus d’égalité, de fraternité, de liberté et de solidarité.

Mais ne peut-on pas tendre vers cela sans être communiste, sans se réclamer de ce mot ?

Certes oui et cela ne gomme pas l’histoire de la Résistance française, cela ne remet pas en question les sacrifices consentis par des communistes dans la Résistance. Cela ne gomme pas le soutien inconditionnel des communistes avec leur parti aux régimes soviétiques et socialistes non plus. Il faut refonder l’idée communaliste en fait, ne pas pour autant appeler le chat minou. Il faut le courage de renommer un projet humaniste toujours d’actualité mais en rupture avec un passé commun.

Robert Hue en son temps avait préconisé un changement de nom pour le parti communiste français. Il a échoué. Le PCF est devenu une machine à produire de l’illusion sans pouvoir parvenir à concrétiser électoralement par un projet son audience, sans pouvoir non plus stopper son déclin électoral même si, en raison des politiques locales notamment municipales, il conserve encore quelques milliers d’élus qui résistent et défendent des populations dont la majorité sont modestes, démunies voir pauvres.

Mais cela, jusqu’à quand ? Tant que des systèmes d’alliances sont encore valides ou possibles, tant que l’idée d’union de la gauche voudra dire encore quelque chose. Mais plus rien ne tend en ce sens et ce serait plutôt la continuité de l’effritement jusqu’à la disparition d’une représentation communiste dans notre pays à laquelle nous assistons.

Il y a bien sûr des conséquences liées à l’évolution de nos sociétés, à la mondialisation, à la financiarisation de l’économie, à la soumission des Etats à cette mondialisation, à la trahison social-démocrate, etc. Mais sur le fond, il n’en demeure pas moins que le mot communisme ou communiste ne fait plus rêver, ne peut plus faire rêver. Alors, pour un mot, va-t-on liquider l’idée ? Continuer de la diluer dans des alliances de circonstances électorales ?

Il est grand temps de substituer à ce mot autre chose, un autre nom, d’autres mots. Il est grand temps de tirer le bilan du Front de gauche, de ses satellites incapables de voir plus loin qu’un scrutin de listes et un nombre d’élus probables. Il est grand temps d’ouvrir toutes les portes aux citoyens que l’on cornaque à l’habitude. Il est venu le temps de fédérer sur l’idée humaniste et qui suppose des changements radicaux –ce qui ne veut pas dire brutaux et imposés à tous-.

Il est venu le temps que l’idée dépasse le cadre partisan, vertical donc, et que l’idée aille son chemin avec les citoyens pour de vrai. Les citoyens existent. L’outil lui n’existe pas pour fédérer les citoyens et rendre lisible et audible une proposition pour changer vite la société.

Beaucoup y travaillent mais, en cénacles, en séminaires, en circuits fermés ou semi-fermés. Ils conciliabulent, ils s’invectivent même entre eux, faute de se reproduire, de se propager, pour une primaire pipeautée d’avance à gauche. Que faire ? Rassembler ? Mais qui ? Sur quoi ? Comment ? Nuit debout est une contribution aux réponses.

Nous en sommes arrivés à un tel point de notre démocratie que tout est ficelé d’avance et qu’il faut à la présidentielle au moins un candidat de gauche crédible pour peser pour le changement. Mais peser ne suffit pas, n’a pas suffi. On l’a vu avec les 4 millions de voix Mélenchon. Le report de voix au second tour ne doit plus être automatique, ni même négocié par les états-majors. En premier lieu parce que le président de la République a, aura tous les pouvoirs. A moins qu’une assemblée législative majoritaire lui soit opposée, ce qui relève du loto. Mais on peut rêver.

Nous en sommes donc au point zéro de notre système démocratique avec la possibilité de la présence d’un candidat d’extrême-droite au second tour face à un candidat de droite ou de gauche, encore à préciser qu’elle gauche.

L’essentiel n’est pas de voir élu le candidat fasciste, car cela est mathématiquement impossible, mais de savoir clairement si l’autre candidat du second tour tiendra ses engagements, appliquera les promesses faites aux citoyens.

Dans cette perspective la position du parti communiste est comme toujours mitigée. Mélenchon, échaudé, lui a coupé l’herbe sous les pieds en déclarant sa candidature hors les partis bien qu’il soit soutenu par le sien… Ne reste qu’une position inconfortable et même intenable pour les communistes et leurs compagnons de route :

- accepter la primaire à gauche où un socialiste pourrait être choisi par des électeurs motivés, militants ou certains lobbys et dans ce cas, le candidat choisi s’imposerait à tous les électeurs en France au premier tour. Tour de passe-passe démocratique : les électeurs de l’Hexagone ne choisissent pas le candidat pour lequel ils voudraient voter mais sont invités à voter pour un candidat imposé par des concitoyens, certes respectables.

- tenter de faire émerger un candidat non-socialiste représentant la gauche alternative, que représente grosso-modo le Front de gauche et ses composantes et, dans ce cas de figure, ce candidat, qui fut Mélenchon en 2012, n’y participerait pas et, dans ce cas de figure, comment fédérer sur une personnalité du Front de gauche un consensus et faire en sorte qu’il gagne face aux autres candidats de gauche à la primaire ?

Nous verrons bien. Mais reste posée la question du devenir des mots communiste, communisme et même du parti communiste, et de la forme que pourrait prendre un mouvement porteur de la mémoire de la Résistance française, de l’histoire du monde ouvrier et qui se substituerait à ce parti en ouvrant la perspective d’adhésion à une visée alternative pour la société, à une visée humaniste et donc écologiste.

La candidature de Jean-Luc Mélenchon peut, peut-être, y contribuer. Encore vaudrait-il qu’il cultive une capacité d’écoute des autres…

Certains pensent qu’il est bien tard, d’autres suivront les larmes aux yeux, dans quelques temps, le corbillard de leur espérance, leur mémoire sous le bras. Nous nous serions alors vaincus nous-mêmes, sur nous-mêmes. Et pourtant les Jacqueries n’en finiront pas pour autant, et pourtant, des hommes se lèveront à nouveau pour de mêmes convictions de justice, pour tenter de faire triompher la fraternité et, sans doute, ils y parviendront.

Nuit debout est une lumière à laquelle nous devons apporter notre énergie contributive pour une alternative politique à l’échec de notre démocratie confisquée.

Patrick Pérez Sécheret

Ecrivain-poète

* Emprun à un poèmes de Jean L'Anselme.

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