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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Sans titre ni destination

Publié le 29 Juillet 2016 par ruraledeprose

Sans titre ni destination

Il voudrait ce qu’il se pourra bien à l’assaut du néant

N’être qu’une bulle de savon dans la cosmogonie

Une poussière d’étoile sidérée dérivant

Assoiffée de désir d’amour et d’envie

Il voudrait être à l’avant-garde des rigolades

Dans un décor champêtre votre bras sur son cou

L’esprit en tire-bouchon dansant sur une aubade

Offerte par des musiciens saouls

Le jour sera venu et il n’en saura rien

Personne à qui sourire l’infini incertain

Il sera juste bien un rêve encore debout

Et pour de vrai sa vie pendue au clou

Il pourra simplement se rappeler l’azur

Quand les paupières fermées

S’emportera sa vie vers l’indécis futur

Où il vous attendra toujours émerveillé

Copyright 2016 patrick pérez sécheret.

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Les Fenêtres

Publié le 28 Juillet 2016 par ruraledeprose

Les Fenêtres

Le regard s’étonne du monde en vrac dehors

Le monde s’étale à perte de vue

Le soir rose meurt dans son lit pâle

En tombée de rideau sur la mer

Les fenêtres nous parlent très bas

S’approchent lentement de nous

Le monde de l’intérieur est vide

Luminescent d’ennui

Copyright 2016 patrick pérez sécheret.

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Chemin faisant

Publié le 25 Juillet 2016 par ruraledeprose

Chemin faisant

J’ai grandi un peu lent en bordure d’un marais

C’était avant les temps du bitume et des verres

L’odeur de foin coupé de l’après blés

Une certaine couleur paille de la terre

Je n’avais pas assez de cailloux dans mes poches

Pour rebrousser chemin

J’ai marché donc sans faim

De retrouver un jour patrie sous mes galoches

C’était un temps de framboises et de mûres

Un soleil de velours caressant mon chapeau

J’ai marché sur des roses confondues à l’azur

Avec des mèches orange et bigarreaux

J’ai vieilli peu à peu franchissant les frontières

A humer les odeurs des collines en avril

Jusqu’à trouver mon havre au fil

D’un torrent aux prunelles de la terre

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Strophes pour l'hier

Publié le 13 Juillet 2016 par ruraledeprose

Strophes pour l'hier

J’ai grandi l’oreille assise près des portes

A l’affût de pas venir bousculer ma plaine solitude

L’enfance accroupie bouledogue de coton

Aux fenêtres percées de vagues chemins

Grand-Mère Julienne attendait l’heure du laitier

Le chignon de traviole la lune bleu pâle au fond des yeux

Ne venaient que ses pas lents sur chaussés de bas tombés roulés

La douceur de ses lèvres où je puisais l’océan de mes songes

Son jour finissant le dernier jour

Au vacillement d’une bougie blanche

Au simple falot sur une table de nuit dérangée

Cette bougie fondue signait sa trace de vivre

La bougie mouchée d’elle-même

Grand-Mère souffle coupé s’endormit

Je l’avais quittée en fin de ce jour dernier l’après-midi

Aux six heures terribles du repas d’indigence

La bougie j’y ai cru sans inquiétude

Avec le sentiment de l’achevée

Mon enfance alors était morte

A l'hospice de Limeil-Brévannes

En ce jour de juillet sans anniversaire particulier

Où je passe sans hasard près de sa tombe à Civray dans la Vienne

Je m’arrête mais je ne retrouve pas ma Julienne douce

Pourtant je suis près de toi Grand-Mère un infini d’instants sacrés

Et mon enfance perdue dans les limbes des années floutées

Mon enfance m’assaille d’images et de visages

Des bordées d’images nettes où la joie m’inonde de larmes et de rires

5 juillet 2016, Civray, Vienne..

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