Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Festivial de poésie des voix au chapitre (6)

Publié le 11 Août 2016 par ruraledeprose

urbaine de poésie

et le Centre Culturel de Vitry-sur-Seine proposent

5e festivial de poésie des voix au chapitre

* Contact programmation : 06 17 09 84 37 ou perez-secheret@gmail.com

urbainedepoesie2.over-blog.com

commentaires

La Sonate de Chopin, Impasse Saint-Paul et le Bon Dieu

Publié le 9 Août 2016 par ruraledeprose

La Sonate de Chopin, Impasse Saint-Paul et le Bon Dieu

On jouait du piano dans l’Impasse Saint-Paul

une sonate que je recevais comme une obole

Je voyais les doigts courir sur le clavier blanc

frêles oiseaux de passage les ailes au vent

Une femme jeune en robe rouge de lin

Etait assise de dos près de la fenêtre

Elle jouait une sonate de Chopin

Et je pouvais des yeux la connaître

La musique donnait à l’automne fière allure

Les glycines mouraient sur la plainte

En grappes de fleurs odorantes et pures

La jeune femme devenait pour moi une sainte

La complainte hélas cessa tout à coup

Emplissant mon cœur de mal être

Personne ne se pencha à la fenêtre

J’ai maudit Dieu Saint-Paul et Saint-Cloud

Chopin entraine ainsi les poètes

Sur le chemin des amours incertaines

Dans des impasses où le rêve s’hébète

Et casse à la façon d’une porcelaine

J’aurais dû me méfier de la circonstance

Que l’impasse jouxtait la rue Dieu

Que celui-ci fait de nous ce qu’il veut

Et de l’amour nous tient à distance

Pour que l’on n’adore personne d’autre que lui

De tout temps d’éternité jusqu’à l’infini

J’en ai déduis que Dieu n’aime pas les sonates

Et nos coups d’œil sur ses pénates

Dieu est un fourbe pervers narcissique

Un parano qui déteste la musique

- Et pourquoi cela vous demandez vous ?

- Parce que l’homme l’a inventée c’est tout.

Copyright patrick pérez sécheret.

commentaires

Le travail cet opium doré du Capital…

Publié le 8 Août 2016 par ruraledeprose

Le travail cet opium doré du Capital…

Non, la Bourse de la photographie n’est pas le lieu où se cote la force de travail ou plus exactement où l’on fixe en fonction de sa rentabilité, des profits escomptés, le travail d’une personne ou d’un groupe de personnes. Cette bourse est plutôt là pour défendre l’idée que tout travail mérite salaire mais selon des critères régulés, par un Code du travail par exemple, qui impliquent la prise en compte du temps nécessaire de ressourcement après le travail accompli : temps de repos après fatigue physique et intellectuelle, de revitalisation des forces physiques par une nourriture et un sommeil appropriés, temps de loisirs, de culture et de formation…

Un lieu qui prend en compte la plus-value effectuée sur le travail accompli, ce qu’il produit d’utile à la société et à la satisfaction des besoins humains. La plus-value permettant à l’employeur, au patron, de dégager une marche de manœuvre financière suffisante pour l’entretien ou la modernisation de l’outil de travail, pour améliorer les conditions de travail, la sécurité dans l’exécution de celui-ci.

Presque un rêve ou une utopie aujourd’hui car le travail n’est plus considéré comme un acte utile à la société, à la production de biens et de services nécessaires aux humains dans leur ensemble, mais comme une charge supportée par l’employeur et qu’il entend voir fixée toujours plus bas mettant pour cela en concurrence les hommes, les travailleurs* au même titre que les marchandises.

On se pose même la question, dans la vraie Bourse, l’autre, celle du temple de l’argent, et pour les actionnaires, de le réduire à une simple marchandisation de la force de travail où la rémunération du travailleur se fixe non plus sur le travail accompli mais sur le taux de profit permettant d’augmenter sans cesse et dans le plus court temps les émoluments des actionnaires. Pour se faire, il fallait détricoter toutes les réglementations antérieures. D’ailleurs c’est fait avec l’explosion du Code du travail par le gouvernement Hollande et cela en conformité avec la demande de l’Union européenne (il faut lire : du système mondial financier)..

Nous sommes donc bien parvenus (citoyens addictés) au stade d’une démocratie technocratique de type fasciste, consentie tel que Pasolini l’annonçait voici déjà longtemps, tel que Gori en parle aujourd’hui. Le tout est de savoir si un rapport de forces, entre les acceptants ce système (qui n’est pas encore au bout de son développement lugubre) et ceux qui le refusent, s’infléchira à présent dans le sens des valeurs humaines ou dans une forme d’esclavagisme nouveau dans une société totalitaire.

* Cette notion englobe les salariés ou rémunérés donc les personnes aux revenus minima sociaux (RSA ou autres) qui produisent aussi de la richesse même s’ils consomment peu…

Copyright patrick pérez sécheret, août 2016.

commentaires

L’Homme fatigué quai République

Publié le 3 Août 2016 par ruraledeprose

L’Homme fatigué quai République

Station république, dans sa solitude avinée, l’homme penché, recroquevillé, tordu sur lui-même, semblait tomber vers le quai irrémédiablement, emporté par son rêve et ses misères de vivre. Un effort surhumain le tenait quand même en équilibre, comme pour ne pas encore céder, sombrer dans un néant comateux. Absorbé par cet homme, je n’ai pas remarqué la publicité lors de la prise du cliché et ne l’aie découverte que dès lors l’image imprimée. Tout un monde contrasté où la vie réelle et virtuelle mènent combat, où des êtres sont broyés loin du consumérisme et de l’obsolescence des biens consommables, où les autres passent indifférents ou presque… La jungle de la ville étend inexorablement sa toile…

commentaires