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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Antrhop-osbscéne République ?

Publié le 1 Octobre 2014 par ruraledeprose

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La capacité des êtres humains, disons de ceux qui détiennent les moyens de production et donc aussi les matières premières issues de la nature, des sols et sous-sols de la planète, production qui pollue l’eau, l’air, la fauve et la flore, et amoindrit les ressources naturelles, conduit aujourd’hui, selon les rapports des experts, à ce que la nature soit défigurée de façon irréversible.

On peut penser que la même capacité peut être au service d’une planète durable mais la marche s’effectue à si petits pas que  cela risque de la rendre inopérante.

Bien évidemment, nous participons tous comme consommateurs à ce travail immonde au mépris des générations futures. Pourtant, nous pouvons opérer des choix, refuser des produits et surtout cette course effrénée au remplacement d’objets de toute sorte ou à leur accumulation compulsive et inutile, combattre l’obsolescence des nouveautés. On nous invente il est vrai toujours de nouvelles normes pour notre bien, notre confort mais juste pour nous dominer.

L’âge aidant, au lieu de m’en foutre, je me conditionne en refus personnel du tout technologique en privilégiant le strict utile, en choisissant mes produits de consommation ce qui exclut les OGM, ceux fabriqués dans des territoires occupés (Palestine, Sahara occidental, etc). Il y a certes des difficultés, il faut s’informer sans cesse mais les revenus de chacun ne permettent pas toujours ce choix.

S’alléger du poids des choses matérielles, et du matériel lui-même, est aussi primordial que l’air, l’eau, l’herbe, l’amour, pour retrouver de l’apaisement, de la spiritualité et je ne parle pas de religieux ou de religion ici, mais d’une forme de communion sensible. 

S’alléger est s’enrichir et mieux voir et rencontrer les autres, les comprendre. S’alléger me dira-t-on lorsque l’on n’a rien ou pas grand-chose cela est facile à écrire ! Oui, mais je continue à penser que c’est la répartition des biens nécessaires utiles  à notre humanité qui est la clef.

 

C’est pour cela qu’il faut une autre organisation de nos sociétés, une démocratie réinventée où le peuple est souverain et ses représentants contraints d’appliquer ses décisions car révocables. Il faut en finir en France avec la Ve République, et vite, mais pas pour lui substituer de nouvelles institutions s’adoubant avec les traités européens actuels ou internationaux qui nous mènent à de nouvelles barbaries, à un nouvel esclavage en rognant peu à peu toute souveraineté populaire, tout droit des peuples et des nations à décider de leur avenir.

Si la production et  si l’économie restent une folle machine ne servant qu’à l’accumulation de capitaux pour une minorité de la planète et quelques autres qui en croquent, les politiques du reniement compris, nous allons à des dictatures. Le Traité transatlantique en cours en est une illustration : déposséder les Etats de ce qu’il leur reste de pouvoir de choisir que tout ne soit pas une marchandise, les services publics, les hommes comme les territoires.

Je crois à la fraternité et que nous pouvons éviter l’irréversible déclin de notre humanité et j’aime pour cela la vie à en mourir un jour et à la chanter dès que je peux car la vie est amour.

 

1er octobre 2014 – copyright Patrick Pérez Sécheret.

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