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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Communiqué de presse non low cost

Publié le 12 Décembre 2013 par ruraledeprose

 

Il me faut boire de temps à autre tout mon saoul sans l’être me souvenir d’avoir trop vu des amis disparaître d’avoir été autre chose qu’un moi-même de comptoirs l’apôtre du Brouilly J’ai rencontré quelqu’un évitant les rades les zingues cuivrés où mon rafiot frêle et maussade prenait le vin pour l’eau la Révolution pour le Grand Chariot Artémis pour un champignon mais je n’ai jamais douté qu’une arbalète était vaine à l’âge du nucléaire Il me faut sans arrêt ouvrir grandes les fenêtres humer l’air qu’il fait dans la marée des humains me dire sans promesse que je suis guéri des tempêtes des lendemains qui mentent des autrui docteurs qui inspectent vous tâtent le pouls pour vous soumettre à votre sort de valet du maître Il me faut rire d’une glissade sur le givre la vitre d’une averse d’un chapeau qui s’envole l’humanité me paraît plus fréquentable ainsi les putains presque respectueuses si leur plaisir est librement consenti et non tarifé car j’ai un doute sur le métier des pilleurs de vie proxénètes de tout temps ou d’une nuit Il me faut achever le livre dernier écrire quelques sonates invertébrées des collines où le brun serait bleu pâle l’avenir une caresse dans vos cheveux blonds Il faudrait tant de choses à remettre sur l’ouvrage afin d’être sûr de l’avenir de rien sans drapeau sans frontière sans mur du Mexique en Palestine mais vraiment sûr de mon prochain comme d’une confiture sur la  tartine venant dire bonjour simplement après la nuit souveraine en nos bras mettre sur la tablée du monde la justice sur un set de roses et d’orties fraîches Il faudrait il faudrait aimer mieux tout le temps dire je vous aime et grimper aux arbres téléphoner même au Père Noël le prénommé Oscar lui demander d’éviter ma cheminée tranquille mes feuilles de papier vierge mon stylo en panne mon cœur à vous dédié Il faudrait…

 

 

Patrick Pérez Sécheret

12 décembre 2013

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