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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

L'Abrègement

Publié le 23 Octobre 2014 par ruraledeprose

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Abrégement de la vie lentement On aura passé sous les portes cochères des vents

Sur les draps de lits à chaque fois plus alanguis aux plaisirs

En quête d’épectase aux parvis des chapelles en été

Tout est venu à nous en ces frémissements Les odeurs de paille mouillée

La verdeur sombre des genêts L’amour dans ses chemises d’où d’envolait le désir

aux caresses des saisons Sa bouche cerise aux douceurs prononcées

ésotériques et mauve en diable

Abrégement de la vie doucement On aura calmé l’armateur de révoltes dégonflé la voilure

Les vagues sont plus petites l’a-présent mais l’amitié reste infrangible

Viendront certes d’autres aubes lactées plus excentriques

Au chevet du vieillir la morale s’évapore de la pensée

L’oppression n’a plus l’œil à la croisée Les cadenas ont sauté

On ne renonce pas à la beauté qui naît A l’équilibre fragile d’un corps sur un corps aimé

à la délicatesse de tendres éclisses

Abrégement de la vie au contraste du songe pourtant Nous aurons des pas de géants

aux forêts burlesques et tièdes des printemps neufs

A l’évidence nos exigences prennent pas sur le besoin La vie fugace amoncelle

le don d’écoute de partage

La vie rengaine remords et regrets stériles La nostalgie se dissipe

Dès le soir s’endort d’un fou-rire d’enfant entre nos bras couleur de l’amour

 

23 octobre 2014 – copyright patrick pérez sécheret

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