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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Les Maisons mortes

Publié le 28 Octobre 2014 par ruraledeprose

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Portes et fenêtres serrures montent une éphémère garde

les lustres sont décrochés comme aux esses la viande

Il n’est plus de murmures aimés à même surprendre

On aperçoit juste mieux sur les murs délavés les lézardes

Dans cette forêt de fenêtres de portes et de serrures

Les doigts dans les mains les maisons s’évident sans bruit aucun

En rides de poussières amoncelées les traces d’humains

Rétrécissent dans les cartons les sacs comme un deleatur

La vaisselle le linge les livres les tableaux les meubles d’autrefois

Disparaissent en tours de mains sous quelques couvertures

On entend peut-être dans le jardin sourdre quelques voix

Il vous prend au nez la fragrance défunte de leur tessiture

Il n’y a plus rien pour immobiliser ce délitement baroque

Il faut s’accommoder des commodes pour le garde-meuble

Des armoires démontées des souvenirs en loques

Et soudain du ressenti en soi d’un chagrin qui beugle

Portes et fenêtres serrures témoins des grandes aventures

Resteront-là dans l’attende de nouveaux gens qui viennent

Qui ne sauront rien de l’antan de vos sourires aux commissures

Des lèvres à présent évanouis en un songe lourd de peine

Tout s’en va avec soi un peu comme terre aux semelles des souliers

Ce qui fut repousse encore un peu la mort hagarde

Mais c’est en vain que le passé

Secoue ses hardes

28 octobre 2014 – copyright patrick pérez sécheret

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