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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Manifeste contre l'instauration d'un fascisme financier

Publié le 30 Mai 2013 par ruraledeprose

 L’impuissance politique française de l’Etat pour affronter la crise n’est que le résultat d’une négation de l’expression démocratique et ses conséquences voulues par les politiques eux-mêmes qui appliquent des directives européennes qui confisquent peu à peu le pouvoir légitime pour lui substituer une gouvernance à la solde du système bancaire et financier. Ce dernier n’échappe à l’Etat, aux Etats européens uniquement parce qu’ils en décident ainsi. Et peu à peu, les nations européennes (Grèce, Italie, Espagne, France...) se retrouvent en situation catastrophique, paupérisées, désagrégées, qui fait d’elles une masse corvéable à merci, dépossédée de ses droits, de ses codes. Une masse d’esclaves disponibles qui sera bientôt à l’affût du moindre croûton de pain rassis, du moindre fusil qu’on lui placera dans les mains pour achever l’autre, ce différent livré à la vindicte en responsable des maux produits par l’Etat lui-même et sa soumission politique à un pouvoir financier qui ne rend ou peu de compte. Face à l’aggravation de la situation, certains résistent et j’en suis mais la concentration des pouvoirs de plus en plus éloignés des citoyens, la casse systématique de tous les verrous démocratiques que sont les collectivités territoriales et notamment les communes, rendent compliqué le nécessaire rassemblement populaire pour imposer une alternative révolutionnaire, oui révolutionnaire en cela qu’elle doit instaurer, permettre d’instaurer d’autres institutions qui rendront le pouvoir au peuple souverain. Et, cela aussi à l’échelle de l’Europe fourvoyée et à la solde du libéralisme financier. On peut me dire que j’enfonce des portes ouvertes, que je dis ce que d’autres disent ou vont dire, notamment au Front de gauche élargi, mais ce risque de fascisation existe dès aujourd’hui et l’on sait tous à quel prix il faut payer pour en sortir au bout. Tout repliement sur soi, tout rejet de l’autre, toute acceptation d’injustice, toute délation de bouc émissaire, tout arrangement avec les réalités dramatiques de notre époque ouvrent à cela : le fascisme. La peur n’en préserve pas : elle alimente son installation. Il s’agit donc bien de lancer toutes ses forces aujourd’hui comme demain dans ce chantier immensément humaniste, d’ouvrir le champ d’un temps solidaire et partagé des richesses déconfisquées. Que l’on nomme cette visée de l’humanité comme l’on voudra mais en tout cas l’assujestissement des peuples et de leurs droits est bel et bien un nouvel esclavage, une forme fascisante de gouvernance imposée. On a dit, autrefois, il n’y a pas si longtemps, que l’on savait puis on a su, bon nombre sont tombé afin de recouvrer la liberté et la démocratie. On sait. A chacun de prendre place dans ce nouveau châpitre de l’histoire humaine ou de laisser-faire et donc de contribuer à la lèpre fasciste, totalitaire qui s’avance.

 

Jean Hétéronyme

 

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