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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

pensée du jour deux

Publié le 7 Février 2013 par ruraledeprose

Et puis, vous deux, ne serait-ce qu’un soleil, un éclair de grêle, un étonnement à s’approcher, de ne savoir si on va s’y brûler les ailes, c’est déjà beaucoup, presque immense. Qu’est-ce qu’il peut en dire de cette subversion, révolution, de ce désir en boule ? Ecrire encore des mots de cela pour calmer l’espoir, l’envie ? Il ne sait plus grand chose d’aimer depuis presque quatre ans, de dire et de mot dire même ce qu’il en fut ou ce qu’il en serait ou sera. Il se pense juste un peu heureux qu’une petite âme ait donné un peu de son temps à la sienne sans en connaître de plus, sans projet sur la comète, sans précepte aucun. L’écume des jours, déjà n’en déplaise à Boris Vian, l’écume des jours s’estompe de tout petit bonheur d’un rien et la vague reprend l’assaut des rives inlassablement. Alors, il remonte la couette sous le menton, ferme les yeux lentement pour voir la petite lumière rouge. Ses mains sont collées à ses cuisses, il a froid et il tremblote tel un chien mouillé par la pluie. Ses lèvres dessinent un prénom avec une infinie tendresse et la vague, la vague emporte les lettres une à une vers un monde insondable, inconnu. Le sommeil gagne sur la vague...

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