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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Bobby Sands remember...

Ballade de Bobby Sands



Cette chanson fut écrite en 1981 en hommage au militant républicain irlandais. Je l’ai chanté en public au festival de poésie de Savigny-sur-Orge en 1981, puis elle le fut régulièrement par Pierre Dieghi, auteur-compositeur-interprète corse. La violence que représentait la mort de Bobby Sand, son action de résistance, par la grève de la faim, à l’occupant anglais et aux conditions inhumaines de détention auxquelles les patriotes irlandais étaient soumis, explique cette écriture brute de circonstance et l’écho de cette violence faite à un poète, universitaire et député irlandais. La sortie sur les écrans du très beau film de Steve McQueen «Hunger» vient en écho à cette ballade écrite il y a 28 ans pour un poète-résistant de 27 ans... (Paroles et musique sont déposées à la SACEM, parole PPS, musique PPS/Jean Louis Chentrier).


De Rathcoole à Longlesh vingt sept de blessures
Une vie désséchée sous le poids des injures
Bobby Sands a lutté contre la forfaiture
corps et coeur estropiés en ultime torture

Tatcher signa l’édit de sa mort un matin
l’Ulster en colonie et l’Europe ne dit rien
Bobby Sands a péri sans aucun droit humain
mais l’armée britannique ne put taire son refrain

La violence fut du camp doré de Birmingham
son ordre maintenu par le pouvoir des armes
la terreur fut du camp de Big Ben en perruques
de l’Anglaise qui se prend toujours pour le Grand Turc

Il n’est pas tolérable que l’Europe taise le nom
de ce peuple indompté aux droits de moribond
Bobby Sands a levé le voile colonialiste
qui masquait une armée occupante terroriste

Bobby Sands a donné un nom d’intolérance
à ceux qui croient rayer l’espoir d’indépendance
de Rathcoole à Longkesh vingt sept de blessures
une vie massacrée sous le poids des injures

L’honneur de Sands ne blesse ni le flegme grand breton
ni la City en liesse mais Sin Fein est un front
Si les barbelés frisent en Ulster trop longtemps
c’est qu’au temps des cerises l’Europe préfère le sang

Patrick Pérez Sécheret