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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Lettre obsidienne

 

La vertu serait l’écharpe des humbles

sur un brûlot la cendre prise

à son propre désavoeu

ouverte sa chemise

pour les miséreux

 

L’amour serait la langue des purs

l’écheveau tendre

où les âmes s’emmêlent

languissantes et rebelles

sur les draps de lin bleu

 

L’horreur resterait à venir à l’aube

du crépuscule des coeurs

parmi ces soldats blêmes

d’un empire de paille

aux grandes tirelires

 

Le bonheur n’aurait plus d’équipage

à cheval sur les routes embuées

parmi les carcasses d’humains

rien ne serait convenu ni à venir

parmi les ruines du vent

 

Nous aurions traversé l’Infini

d’un coup de canon atomique

pulvérisé l’espace sidéral

pour coucher des gisants

le front face au néant

 

Et si nous pouvions juste dire

j’ai aimé j’aime je suis aimé

à l’instant ulltime de la déflagration

de notre humanité perdue

nous aurions peut être vécu

 

2 juillet, Patrick Pérez Sécheret.