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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Un processus dictatorial s’installe à l’oeil nu

 Nous avons, nous aurons vu venir. Depuis le référendum sur la Constitution européenne, chaque pas suivant a tourné le dos à l’Europe sociale, démocratique et solidaire, pour installer le tout libéralisme, le tout marché, la mise en concurrence des hommes et des territoires au mépris de l’expression démocratique du peuple. Pour y parvenir, le pouvoir a abdiqué à chaque pas devant les injonctions sous forme de directives de la commission européenne, les parlements nationaux se contentant se mettre aux normes la législation du pays. Il ne va bientôt plus rien rester des services publics, des contre-pouvoirs que sont encore les départements, de l’autonomie et des libertés locales. Peu à peu, de nouveaux pouvoirs s’installent, de plus en plus éloignés des citoyens. L’ANI n’est pas un accident de l’histoire d’une crise du capitalisme mais une crise que celui-ci provoque et organise avec l’appui du système bancaire et financier, dans un mouvement de destruction totale de la démocratie. Nous appartenons à ce système qui nous broie, nous jette les uns contre les autres, nous pousse soit au suicide, à la révolte, à la soumission aux idées dominantes de la fatalité. Nous ne sommes pas encore au bout, un peu de patience, le reste vient à toute vitesse. En d’autre temps, on appelait cela la dictature et les industriels et les banques s’y retrouvaient, les peuples trinquaient, mouraient. La guerre déclarée au peuple est innommable, sur la grande place pourtant : chacune et chacun la regardent grandir, croître. Tout le fonds réactionnaire, conservateur et cul béni du pays, accompagne cet acte odieux qui nous pousse aux temps barbares. Resterons-nous des spectateurs juqu’au bout, viendrons-nous ensuite, plupart sur les ruines, nous culpabiliser d’avoir succombé sans combattre ? Je suis quant à moi lucide : c’est mieux que d’être mort-vivant avant que mort tout court.