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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

Articles avec #politique catégorie

Manifeste pour aller aux urnes comme à la fosse commune…

Publié le 23 Mars 2015 par ruraledeprose dans politique

DSCF0884On s’aime à porte flamme et à morte fontaine / c’est selon le jour c’est selon la semaine / Le temps qu’il fait beau ou qu’il larme / à gagner sur la grève de la lame / quelques rimes d’alarme / à s’ouvrir d’espoir les veines / mais que ferez-vous belle jeunesse / de ces draps de soutane à l’abri du bras qui blesse / et flétrit l’espoir tenace / d’un monde libre où se dresse / la liberté par contumace / vous aimerez comme on se damne /de solitude parmi les rêves fabriqués / virtuellement profanes  /vous userez jusqu’à la corde / le verbe aimer de l’astrolabe  / parmi les ruines qui vous débordent / les 4 G que l’on vous accorde pour vous estropier du bulbe / notre héritage pour vous un cénotaphe / d’air suffocant de nucléaires centrales / un monde fini couleur des poubelles  / mais ne renoncez pourtant pas à l’aube belle / au printemps des cathédrales  / pour ultime épitaphe / vous en ferez belle jeunesse / plus que des mots des averses /quelque chose de nos faiblesses / un siroco d’ultime révolution / jamais vue ni connue ou les poings / seront sur l’aube des caresses / le songe d’amour enfin pignon sur la rue sans violence ni herse / ni caste ni goulag / sans commissaire du peuple aucun / une symphonie du genre humain / l’inédite anarchie du printemps des mains / le pouvoir rendu au néant / le mandat unique donné révocable / il se peut ainsi nos songes ne pas être vains / notre conscience fleurir d’amour / mais pour l’instant l’urgence / à nos portes à nouveau / avec des mots feutrés / invite l’hémoglobine la haine de l’autre / le saccage des libertés restantes / à nouveau la haine s’approche de nous / sous le drapeau de l’ordre / de la patrie du droit du sang / la haine s’empare des urnes par nos silences / par la trahison des castes politiques du mensonge / alors faut-il aller voter sur les décombres de la démocratie / faut-il encore reconduire la démagogie / faut-il faire affront aux combats des anciens / faut-il se dire qu’il arrive à nouveau le fascisme parce que nous nous taisons / parce que toute la classe politique a trahi / parce que la souveraineté est mise à genoux / je ne sais plus quoi mot dire presque même voter / tout pouvoir est en soi un esclavagisme consenti délégué / mais entre pouvoir encore ouvrir la bouche et se voir couper la langue / il faut choisir l’urne et le couteau s’il faut / pas de quartier pour ceux qui ne font aucun crédit aux libertés / aucune souplesse pour les relents d’autoritarisme / aucune compassion non plus pour le [parti du] président menteur et démagogue / faites ce que bon vous semble car de toute façon on y va / rien n’y fera a dit Hollande / je ne changerai pas de politique quoi qu’il arrive / alors suicidez-vous maintenant ou votez merde c’est-à-dire blanc / et demain s’il faut tirer à balles réelles / ben on prendra le maquis et les armes / il ne sera que temps au moins pour faire des morts en conscience présentables / tenir quelques barricades ne sert à rien / tout va s’écrouler car nous avons déjà laisser faire / ne reste que la résistance à portée d’outrage / le courage de l’insurrection / combien sommes-nous / quelques désabusés / quelques anarchistes de salon / mais bon s’il n’en reste que quelques-uns nous en serons  peut-être / tout le reste n’est qu’illusion / EPO idéologique / merde à Vauban / vive la libre pensée et le néant / place nette aux collabos / aux dénonciateurs / et n’oubliez pas dimanche / comptez recomptez les bulletins dans les urnes / faites les totaux d’une minorité qui baise la masse / ne représente qu’elle-même et crie au loup / pour garder son gâteau / jetez-moi la poésie aux orties aux fossés / le beau est déjà canon codifié / assermenté soumis / au nom des valeurs la soupe a tourné / à part le Capital rien ne change / mais les politiques leurs partis en profitent / s’en financent et parlent pour nous / enfin ils éjaculent des choses incompréhensibles / à force inaudibles / et puis vient l’instant où on dit merde à gauche au centre à droite / vous nous avez conduit dans le mur noir / vous avez fomenté le fascisme de vos incompétences / de vos trahisons de votre immoralité / vous parlez en nos noms en nous méprisant / vous dictez aux médias leur vomi / suffit l’affront  le danger est à nos portes / alors insurrection quand il faudra s’il le faut / si nous avons encore dans le froc un peu de dignité / un peu d’amour pour l’humanité / mais franchement vrai / il se peut qu’un petit bord de mer suffise à nous calmer / s’il reste un bord de mer / pour y attendre le retour improbable de la liberté / va savoir de quelle couardise nous sommes capables / tout comme de courage et de fraternité / va savoir si l’histoire ne serait pas toujours de mêmes scènes répétées / et nous pauvres héros volontaires ou non / victimes des bourreaux…

 

23 mars 2015 – copyright patrick pérez sécheret texte et photographie de la bibliothèque d'Ephèses, Turquie.

 

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Esprit critique, sacré et universalité (Charlie-Hebdo suite)

Publié le 21 Janvier 2015 par ruraledeprose dans politique

placevitry.jpgChercher la lumière dans l'ombre

 

Beaucoup de discussions, de points de vue, d’appréciations, sont donnés ces derniers jours suite à la riposte unie du 11 janvier en France. Le débat est nécessaire et ne peut pas se limiter à la défense de la laïcité et des libertés fondamentales d’expression, d’opinion, de pensée car, en somme, il n’y aurait plus rien à voir, juste à circuler.

Parmi les critiques émises, une certaine défense du sacré s’exprime comme un choix qui ne serait pas totalement admis, par exemple dans nos écoles, en raison d’un évincement de l’histoire des religions. Certes l’approche des religions n’est pas systématique dans l’Education Nationale mais cela existe. Ce qui est sacré pour les uns ne l’est pas pour d’autres et vice-versa, selon les valeurs auxquelles on fait référence, dont on se réclame.

Le sens du sacré, des symboles s’oppose sur le mot sacré lui-même. Le droit sacré à la propriété peut rassembler, par exemple, croyants et non-croyants, la Patrie aussi…, l’exploit  obtenu par untel sa performance sportive, le pari sur ceci ou cela… Ce qui distingue est l’usage du mot sacré en ce qu’il veut nommer par rapport aux traditions ou à l’ordinaire.

Ce qui appartient aux traditions, républicaines ou religieuses, a ses rituels, ses rites, ses règles (Bible, Constitution…) à respecter en et hors de l’exercice cérémonial dédié où on les applique seul ou à plusieurs, par affinité, avec un art de la répétition mécaniste On admet donc, religieux ou pas, une révélation de la lumière et ses rituels et pratiques attachés : révélation symbolique ou religieuse, révélation de l’universalité [Le Siècle des Lumières], et celle-ci est une référence commune.

On peut tendre à l’absolu individuellement cependant, forme de spiritualité, sans être religieux ni sacraliser celui-ci. Les religions font du sacré un collectif de pensée, une référence commune. Certains ont donc besoin de hiérophantes, de guides spirituels, de prêtres, de gourous… D’autres pas.

Les hiérophanies  sont les clefs du sacré, l’interprétation du sacré et une fabrique d’initiés, d’adeptes. Le sacré religieux est immuable, transcende l’ordinaire [on dit pourtant : ordonner un prêtre…Humour !] qui lui est hors des rites auxquels il est sacrilège de toucher, de se moquer en paroles et en images…

Mais le profane n’est pas pour autant celui qui réfute le sacré religieux de facto, il a aussi des valeurs sacrées qui permettent ou devraient permettre l’exercice des cultes comme c’est le cas avec la laïcité en République. La laïcité est le droit du culte garanti et excluant donc tout financement public de celui-ci.*

Le profane revendique donc [tout comme un religieux laïc peut le faire] le droit au sens critique, à la capacité à forger une propre opinion, à analyser les faits indépendamment du sacré, du rite et des traditions [sinon, on vous coupe la main ou la langue, on vous mutile le clitoris ou, comme autrefois, on vous crucifiait ou vous faisait rôtir sur le bûcher pour hérésie, blasphème ou sacrilège).

Le sacré religieux est d’ordre divin, au-dessus de toute interprétation rationnelle ou scientifique ; il reste mystère puisque on ne peut guère prouver l’inexistence de Dieu et que son existence ou apparence divine est issue de l’imagination humaine, d’une appréciation presbytérienne remontant au premier âge de l’humanité pensante.

 De-là, pourtant, toute critique, écrite ou dessinée de la religion devrait respecter la foi des croyants, ne pas la blesser d’un coup de crayon ou de plume en figurant ses idoles sous un aspect choquant en se voulant humoristique sous prétexte que certains tuent en se réclamant d’une religion dont ils ne savent pas grand-chose, dont ils n’ont pas lu les textes sacrés.

L’intégrisme religieux ou se réclamant d’une religion tue et peut tuer mais l’humour peut tuer aussi par ricochets, par représailles. Cela vaut le coup de réfléchir : les armes de l’esprit instruit, civilisé, devraient toujours tendre à éduquer et au dialogue, y compris en dénonçant toute scolastique ou alors en appelant à la résistance, aux armes les vraies contre la tyrannie d’hommes contres des hommes.

Pour le droit à l’esprit critique, à l’agnosticisme, il faut un libre arbitre intellectuel, une intégrité respectant la personne humaine, une ouverture d’esprit seule permise par la confrontation des savoirs, des connaissances qui permettent débat, confrontation de points de vue, comparaisons rationnelles, recherches et donc remises en cause, progression...

L’intégrisme est un refus du mélange, de l’intégration à une société organisée qui ne fait pas siens ses rites et ses symboles dans l’espace public et permet que nos différences se complètent en cohésion. L’intégrisme est un rester entre soi pour une sorte de pureté du genre racial, une supériorité immanente du guide pour son peuple ou sa tribu ou communauté dans le respect de rites, de coutumes, de traditions figées érigés Lois applicables en dogmes à toutes et tous.

L’intégrisme, comme le fascisme, le nazisme, le communisme** même [qui sont des idéologies] ne peuvent pas évoluer en raison de leurs dogmes. C’est une régression de l’humaine condition, tout comme l’interdit chez certains -qui se disent chrétiens***- qui même face à la mort d’un enfant ou d’un proche refusent d’accepter un don du sang. L’intégrisme, l’apostolat, s’apparentent à l’interdit de pensée différente pouvant conduire au stalag, au goulag, en asile psychiatrique ou au peloton d’exécution, à l’enfer…

Oui, au nom du sacré on ne peut échapper à sa condition d’être humain : la mort. Est-ce raison pour ôter la vie à celui qui revendique toutes les libertés d’expression au nom de l’universalité et n’en impose aucune à personne en particulier ?

Patrick Pérez Sécheret

 

* Le gouvernement, je l’apprends, va financer des religieux musulmans pour visiter leurs oies en prison… alors qu’il faudrait abroger le Concordat en Alsace et en Moselle qui permet le financement de l’église sur l’impôt public. On finance aussi avec nos sous publics l’école privée dans tout le pays…

** Je parle de celui qui a été expérimenté à l’Est, comme on dit, mais aussi ailleurs en Corée, au Cambodge, voir en Chine… et non du rêve communaliste de société idéale et solidaire qui reste jusqu’alors une utopie, un projet.

*** Je pense à Franco, Salazar, aux colonels grecs, ces dictateurs européens du 20e siècle, qui faisaient bonne route sous la bannière catholique soutenue par l’Opus Dei… Ce n’est pas si loin tout ça. Et que dire des bouddhistes d’aujourd’hui qui dans l’ancienne île de Ceylan persécutent les musulmans comme le faisaient hier, des soit disant chrétiens, en Croatie ou en Bosnie !

 

 

 

 

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Un automne 1939

Publié le 21 Octobre 2014 par ruraledeprose dans politique

 

 Les hommes poussaient sur les routes des fardiers chargés de toute une vie, les femmes courbées cachaient leurs larmes dans leur fichu noué et tiraient les enfants vers les fossés à la moindre alerte d’un avion en piqué.

 

Le temps avait l’air d’une immense gratture, partout la peur au ventre rôdait, les soirs étaient lugubres, les curés silencieux, le maréchal pendard astiquant ses épaulettes décrétait obligatoire le port de l’étoile jaune pour les juifs de France. Le temps prenait son quart pour étendre les haines et pousser dans les trains à bestiaux des êtres humains. La République d’un coup devint putrescible et l’horizon de cendre.

Innocemment le peuple avait vu venir la catastrophe, la foudre noire, et les partisans cru leurs discours lénifiants, no passaran, ils sont passés. Tout tombait à renverse, le fascisme progressait et avait ses émules dans les banques et la grande industrie.

Le peuple attendrait devant les boulangeries un ticket à la main. Les industriels se mirent en quatre pour servir l’occupant et ses valets serviles. On embaucha en pagaille dans l’automobile, même des enfants. L’ordre régnait par la terreur et par le sang, par réquisition et rationnement.

Et puis tout redevint comme avant. On ouvrit les portes des camps. On restaura la République. C’était il y a à peine 75 ans à l’automne de 1939.

Souvenons-nous ce ces temps noirs aujourd’hui où, de nouveau, les conditions se réunissent pour faire à nouveau le malheur des peuples et des guerres.

La guerre économique est contre les peuples. Elle les dresse pour s’affronter. La guerre économique n’a aucune autre religion que le pognon.rosenthaler

Copyright 2014 patrick pérez sécheret.

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De la déconfiture

Publié le 24 Juillet 2014 par ruraledeprose dans politique

Il est des situations ubuesques et tragiques qui nous conduisent à la confusion plus qu’au renoncement ou même à la colère. Qui peut prétendre maîtriser son destin, conduire sa vie de pied en cap en toute liberté, alors que d’une succession d’événements qui n’ont rien à voir avec du hasard prouvent le contraire et vous transforment, en peu de temps qu’il en faut pour une casserole de lait de bouillir, en ectoplasme sans toutefois être tout à fait inconsistant. Il en est ainsi de la perte d’un pouvoir en général et d’une dépersonnalisation qui s’en suit en particulier. Vous pouviez être quelqu’un du simple fait de votre position sociale dans une hiérarchie même si en guise de pouvoir il ne s’agissait que d’une délégation, d’une imitation, d’un rôle de doublure. On vous tenait en respect sans pour autant vous craindre car vous étiez incontournable et l’on se persuadait que vous connaissiez tous les secrets dans les arcanes du pouvoir qui vous était confié. Vous n’en abusiez pas mais en usiez à produire des écritures. Vous étiez persuadé que votre rôle n’était que provisoire et à le jouer avec plaisir même vous le saviez remplaçable. Cependant, vous l’aviez ce pouvoir et par crainte ou par servilité on le respectait. Mais vous voilà soudain dépossédé d’une aura de titre et rendu aux communs, aux subalternes. Vous n’en prenez pas ombrage car vous avez tout de même pu choisir votre nouvelle utilité, un autre rôle mais cette fois de porte clé. C’est ainsi dans la vie : il y a ceux qui se gouvernement eux-mêmes et maîtrisent leur labeur en tout point et ceux qui obéissent et exécutent. Bien entendu, cela se déroulait avec forces dialogues, propositions, consensus trouvés. Mais vous aviez une autonomie relative, des marges de manœuvre. Bien des situations de chef de ceci ou de cela -ceux qui dirigent étant directeurs de quelque chose-, s’achèvent par des dépressions, du retournement d’affection, des tentatives de manigance ou de vengeance. On dit souvent que c’est une retraite. Quoiqu’il en soit la déconfiture est certaine et l’on passe d’un certain surmenage, d’une dense occupation, à un rythme épouvantable d’escargot l’œil torve sur le cadran de la montre. On s’ennuie immensément et l’on envisage une reconversion ou un suicide, c’est selon la personne, l’humeur du jour. Beaucoup lâchent d’ailleurs leur rôle très en amont, tombent malade. En tout cas, il ne faut pas se raccrocher au pouvoir qui file, le mieux est de le remettre en temps futile ou utile avant qu’il ne soit saisi par d’autres (ce qui est le cas fréquent des conséquences d’une élection qui tourne à l’avantage d’un adversaire). La déconfiture donc vient de ce que vous n’avez pas eu assez de recul avant de céder la place et pas assez de temps pour construire une nouvelle utilité sociale mais à quoi bon. Ce n’est pas dramatique même si l’on vit des situations, disons de retournement assez complexes : on se sait soudain détesté ou regretté des uns ou des autres qui se dévoilent alors. On prend d’intelligence son parti de ne plus servir et de ne pas en être remercié et par bonheur surtout pas médaillé. On aurait pu subir et l’on a tout fait pour l’inverse et ce fut réussi même si par instants, culpabilisant un tantinet, vous êtes persuadé d’avoir été une sorte d’escroc, mieux, un comédien de talent, un génial fumiste qui enfin, après tout, s’adonne librement consentant à la paresse et définitivement à présent.

Patrick Pérez Sécheret - Copyright 2014.

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Du 6 juin au 8 août 1944, à propos d’actualités, quelques considérations.

Publié le 7 Juillet 2014 par ruraledeprose dans politique

Hommage aux héros de Normandie, éternel hommage au débarquement pourtant si tardif. La bataille de Stalingrad puis l’avancée de l’armée Rouge après l’hiver 1942 posent problème aux pays dits démocratiques d’alors, Etats-Unis en tête. Les camps pourront exterminer davantage durant deux longues années alors que les pays en question étaient informés de ce qui se passait, tout comme le Pape d’ailleurs : un holocauste, un génocide. Cela laissera même le temps aux Nazis de tenter de camoufler les camps d’extermination et les chambres à gaz, l’élimination systématique d’êtres humains considérés comme une race inférieure : 6 millions d’’assassinés. Tout donc sauf les soviets en Europe de l’Ouest. Les Russes compteront 20 millions de morts au front. Hommage donc à tous les soldats de tous pays venus mourir sur nos plages de Normandie.

 

Le temps perdu permit de gagner du temps et de prévoir un protectorat américain sur l’Hexagone négocié avec des officiers français. Le 6 juin, sans la Résistance française de l’intérieur cependant, en lien avec le général De Gaulle pour restaurer la souveraineté de la France, ce débarquement aurait été plus hasardeux, et les populations civiles des villes encore plus éprouvées par les bombardements alliés. Rappelons que Du Havre à Royan, nombre de nos villes a supporté les conséquences de ceux-ci. Sans la détermination fédérée des mouvements de la Résistance (gaullistes et communistes notamment), les libertés de notre pays auraient été amputées par la domination américaine.

On ne peut quand même pas en ce 6 juin, oublier que l’on attendait des Nazis qu’ils anéantissent la révolution russe et son régime. La gomme idéologique sur le sujet, tout comme le silence imposé aux Japonais sur les conséquences des deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Les Nazis étaient utiles à l’Occident, ils combattaient le communisme, les essais nucléaires sur des populations civiles, certes d’un pays dirigé par des fascistes, permettaient de tester les armes dans un laboratoire en live, de prendre le leadership mondial de l’armement nucléaire de destruction massive face à l’URSS.

L’inverse aurait sans doute donné au monde un autre visage mais, à savoir ce que l’on sait du régime soviétique et des goulags, qui peut dire si cela n’aurait pas été pire encore que la domination impérialiste américaine ?

Aujourd’hui, les champs de manœuvre se trouvent en Afrique, au Moyen-Orient pour déstabiliser des pays qui regorgent de ressources énergétiques essentielles pour le capitalisme mondialisée et financiarisé et la France hélas, comme sa position sur le Sahara Occidental occupé, y participe fortement pour ses intérêts et ceux des grandes sociétés comme AREVA, Total, etc. L’osmose est quasi-totale entre ces intérêts et la volonté d’imposer aux pays d’Europe une gouvernance échappant aux peuples, toujours plus éloignée d’eux et de leurs besoins humains essentiels.

Des milliers de morts dans les conflits en cours s’ajoutent aux milliers d’humains qui meurent de faim ou de maladie. En 14-18, on allait mourir pour l’industrie et les banquiers : rien n’a changé. Le capitalisme s’est mieux concentré, mondialisé et pourrait même creuser sa propre régression à ne voir dans les liquidités stockées et à continuer de réduire les investissements nécessaires et utiles aux populations, en premier lieu celles qui produisent la richesse, rétrécissant toujours davantage la demande par la précarité et l’appauvrissement, condamnant ainsi tout essor de la croissance par l’offre.

Le tout est de savoir comment à présent inverser les choses, ce cours de domination des populations et de domination idéologique dominante en particulier permise par un rapport de forces défavorable aux intérêts populaires et aux formations politiques, syndicales ou sociales qui les défendent. L’alternative ne peut être que politique et les politiques doivent être au service des peuples et non du marché économique et financier. Beaucoup le dise mais l’obsolescence des formes d’action et d’intervention citoyennes (partis et syndicats) fait que les nouvelles formes sont encore en balbutiement. Nous devons et pouvons participer à inverser un cours non fatal des choses de nos vies en renonçant aux idéologies qui ont failli et en travaillant ces formes nouvelles fédérant en proximité l’intervention citoyenne.

Il n’est que d’urgence face au monstre qui est en discussion secrète entre vingt pays pour un accord global sur les services qui priveraient les Etats (dont la France) de tout pouvoir d’intervention sur l’activité et l’investissement privé qui auraient accès sans vergogne aux services aujourd’hui encore publics pour en tirer du profit (santé, éducation, réseau ferroviaire, eau, tourisme, médias…). C’est l’accord général sur les services qui revient en force pour conférer aux Etats-Unis leur suprématie impérialiste sur le monde via l’Europe. Seuls les élus de la gauche unitaire au parlement européen et les Verts ont voté contre. L’alliance PS-UMP, elle, a voté pour cette institutionnalisation du droit suprême des investisseurs et qui interdit aux Etats toute intervention sur le champ de ceux-ci. Il n’y aurait alors vraiment plus besoin d’élus, juste d’un conseil d’administration, une gouvernance autoritaire pour ne pas dire totalitaire. On parlait de la fin de l’histoire hier, à présent on pourrait évoquer la fin de la démocratie. A moins que.

Patrick Pérez Sécheret

Copyrights 2014

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Score du FN : parlons de catastrophe nationale et non d’un séisme…

Publié le 27 Mai 2014 par ruraledeprose dans politique

A quelques jours du 70e anniversaire de débarquement en Normandie, moment décisif pour la libération et la restauration de la démocratie, c’est un fait avéré, le 25 mai dernier, 69% des électeurs votants ont désapprouvé les politiques du Président Hollande-Sarkozy. Presque 57% des électeurs inscrits se sont abstenus, un peu moins qu’en 2009.

 

Ce qui fait que depuis 1972, donc 42 ans et depuis le 1er tour de la présidentielle en 2002 où il engrangeait 17,9 %, cette fois le Front National, et à la proportionnelle, engrange 25 % d’électeurs dont nombreux sont de deux nouvelles générations n’ayant pas connu la guerre même d’Algérie.

 

24 députés pour le FN sur 140 députés contre l’Europe au total envoyés à Strasbourg en toute démocratie. Cela commence à faire du monde à Strasbourg ! 1/5e du parlement !

Cela se produit après les élections municipales en France où la politique gouvernementale a été sanctionnée, où 11 mairies sont passées aux mains du FN qui a à présent des centaines d’élus un peu partout sur notre territoire.

Mais cette fois c’est assez clair : 43% d’ouvriers, 38% d’employés, 37% de chômeurs ont voté pour le FN… Cette fois c’est bien tout le territoire national qui s’infecte et ressemble à un gruyère.

1 seul électeur sur 3 a voté pour la gauche qui fait un score de 32% toutes formations confondues.  13,98% pour le PS (13 sièges), 8,91% pour les Verts (6 sièges), 6,34% pour le Front de gauche (3 sièges). L’UMP-UDI ramassent 30,49% dont 9,7% pour la seule UDI (20 sièges). Bref, toutes les formations politiques de droite et de gauche reculent.

 

En Europe, seul Tsipras, en Grèce, peut-être est une consolation pour la gauche européenne avec un score de 23,17% qui place cette formation en tête dans le pays mais Aube dorée (nazis grecs) est à 9,3%. L’Italie place en tête le Parti démocratique. Au Danemark, en Angleterre, en Hongrie, en Autriche, en Suède, les anti-européens et populistes progressent.

Derrière tout cela, il y a les conséquences des politiques d’austérité et de régression sociale, l’Europe des  banques auxquelles la banque centrale européenne prête de l’argent qu’elles prêtent ensuite aux Etats ! Derrière tout cela, il y a un long matraquage médiatique pour convaincre qu’il n’y a pas le choix, qu’il faut faire avec la mondialisation, se serrer la ceinture…

C’est une offensive massive du capitalisme dans l’économie réelle, le système financier mais aussi un formatage des esprits à la fatalité, au renoncement, ce sont les idées dominantes de la jungle qui s’installent. Et les politiques au gouvernement depuis des années ont laissé et laissent faire.

Derrière tout cela, il y a aussi le rejet croissant d’autrui indexé comme coupable, profiteur, l’étranger, le dealer, le rom, le musulman demain le juif… Les boucs émissaires ne manquent pas : immigrés, RSA, bénéficiaires de la CMU, tous ces gens qui profitent sans rien faire !  Même ceux qui travaillent sont culpabilisés : ils peuvent faire des économies, dépenser mieux et moins, gagner moins, payer plus d’impôt… La société se décompose, se fragmente dangereusement. Mais pas pour tout le monde. A côté de nombreux quartiers presque abandonnés dans certaines villes ou les nouvelles, il y a les résidences, le confort, la sécurté… (Combien de flics à Neuilly et combien à Mantes ?).

Donc, plutôt que d’être émotif ou atterré par la catastrophe annoncée depuis des années, demandons-nous à gauche de la gauche socialiste, nous qui avançons avec le Front de gauche dans divers partis ou mouvements, si nous sommes audibles pour les gens qui se retrouvent seuls face à leurs problèmes, à leurs difficultés, si nos discours n’ont pas contribué au rejet en bloc des partis et à une forte abstention.

Demandons-nous si les arrangements à la carte lors des municipales dans bien des endroits n’ont pas incité nos électeurs à rester chez eux ou même à voter pour le FN.

Demandons-nous si ce n’est pas le moment de revoir la stratégie recroquevillée du Front de gauche et réfléchir et provoquer une ouverture sérieuse, des discussions sérieuses avec les Verts, avec des sans parti et des socialistes qui ne veulent plus de la politique actuelle gouvernementale, pour provoquer une sorte d’assemblée constituante qui pourrait acter la création d’un mouvement de gauche dans lequel l’ensemble des formations se refonderaient dans une démarche unitaire et ouverte à tous les courants de pensée progressistes, d’une façon non verticale, à l’écoute des citoyens engagés.

Même avec un PS effondré, une stratégie de front (de gauche) contre front (de droite et d’extrême-droite) est dangereuse et mènerait à la catastrophe car l’hypothèse valable d’une recomposition des alliances UMP/PS/UDI ne ferait que colmater et retarder la catastrophe puisque les politiques menées sont sœurs siamoises depuis des années au plan national.

Il faut refonder la gauche sur les valeurs républicaines, sur l’idée d’une Europe des peuples et surtout en explorant les pistes d’une alternative à partir des biens communs faisant prévaloir l’usage sur la propriété, à partir d’un autre choix que l’opposition Etat et marché car leur collusion est avéré avec les politiques d’austérité depuis des années.

Cela pose aussi la question de la démocratie, du système même de l’appareil étatique, du système de représentation du peuple, des citoyens et du rôle des partis. Il appartient à chacune et chacun de participer à cette recherche du moyen de sortir d’une situation qui pourrait repasser les plats de l’histoire et là on connait déjà les bénéficiaires : les banques et les industriels contre les populations, contre le peuple par l’autoritarisme, la dictature.

Notre démocratie permet de prendre ce chemin tragique, la fragmentation de notre société s’y prête. Le dernier scrutin du 25 mai est révélateur d’une pensée qui n’est pas celle du moment mais d’une situation et de ses conséquences sur les populations. Fermer les yeux, jouer les absents, les guides ou les tribuns n’y changera rien. Tout va dépendre de l’union nouvelle des forces de progrès dans notre pays, de leur humilité pour accepter un autre mode de pensée que l’Etat contre le marché, une autre organisation de la société où les décisions souveraines sont prises le plus directement par le peuple donc en proximité et surtout où les décisions prises sont respectées et appliquées.

Trop d’hommes politiques, à tous les niveaux, souvent seuls ou en petits conclaves décident du devenir des autres.

Pour ma part, je ne peux pas grand-chose mais je n’envisage jamais le pire et je crois à la politique c’est-à-dire à l’organisation que se donnent les hommes pour vivre en société. Quand celle-ci n’est pas bonne, éculée, il faut la changer. Faisons donc de la politique, une vraie, qui réponde aux besoins communs de tous. Donnons-nous en les moyens.

 

Patrick Pérez Sécheret – 27 mai 2014.

 

 

 

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lettre non postée à mes amis Turcs...

Publié le 9 Décembre 2013 par ruraledeprose dans politique

Je ne suis pas de ceux qui font des reproches aux autres, n’ayant pas à donner de leçons de démocratie à quiconque : chaque expression démocratique étant celle du peuple qui se la donne pour telle et l’accepte. Mais je m’interroge depuis des mois sur l’évolution des modes de vie dans plusieurs pays et bien sûr dans ceux où j’ai des amis de longue date : l’Algérie et la Turquie. Ces deux pays n’ont pas la même approche sociétale, la même histoire cependant. Dans l’un le représentant de l’Etat promeut une société qui doit être soumise à la morale religieuse. Dans l’autre, l’Etat laisse s’installer des pratiques qui relèvent de la même morale religieuse. Dans les deux pays, ces formes insidieuses s’étendent ostensiblement dans le domaine public : alcool banni, retour de voiles, intimidations auprès des boutiquiers qui n’obtempèrent pas, délation et rappel aux préceptes : ramadan, prière. Sans évoquer ce qui relève de la tenue vestimentaire. Je suis allé à Ankara, à Alger, j’ai vu, constaté des faits qui me disent qu’une société de droit se délite par ces travers qui font que des recommandations dictées comme en Turquie par les autorités ou acceptées par les autorités en Algérie, entravent tout simplement la liberté fondamentale, altère la pratique démocratique qui induit que chacun respecte le droit qui le respecte dans sa vie publique, dans sa vie privée. Des pays où il n’est plus possible de prendre un verre de vin à la terrasse d’un café public, d’acheter de l’alcool, de laisser sa fille ou sa femme s’habiller comme bon lui semble, de pratiquer ou non une religion sans être rappelé à l’ordre, désigné à la vindicte, sont des pays où je n’aimerai pas vivre, où je n’irais pas vivre, où je n’ai plus envie de me rendre. Et cela m’est douloureusement pénible de faire ce constat. En Turquie, on en est venu à poursuivre les journalistes, à les condamner pour toute critique des décisions du gouvernement Erdogan, à tenter d’imposer la pénalisation de l’adultère, à interdire l’avortement, à conseiller aux femmes d’avoir au moins trois enfants… Sans parler des arrangements acceptés, des mariages imposés. Ces formes d’islamisation de sociétés ne peuvent être, pour moi, compatibles avec les libertés fondamentales, puisque, pour moi, ce qui relève de convictions ou de pratiques émanant de la foi religieuse –quelle qu’elle soit- sont du domaine de la vie privée. Je me méfie aussi de ce ceux qui acceptent que d’autres imposent à tous une sorte de rémission des péchés sous couvert de ces acceptations de l’inacceptable : tout être humain a sans doute besoin de Dieu, de ce qu’il nomme ainsi, mais Dieu n’est qu’une représentation humaine des intimes convictions personnelles et privées de tout être humain. Ce ne sont pas-ici de simples glissements sémantiques mais des indications qui obligent à, qui induisent une obligation à accepter des préceptes qui ne relèvent pas du droit mais de la pratique religieuse, qui dépossèdent peu à peu tout peuple de son libre arbitre, de son intégrité de citoyen universel, de son droit le plus précieux à croire ou ne pas croire en Dieu.

L’identité d’un peuple demeure, à mon sens, sa souveraineté au regard de ce qui relève du religieux, du domaine privé, et non l’inverse. Je veux rester un homme libre, laïc et la question de ma foi ne regarde que mon âme tout comme celle d’autrui. Je me refuse à ce titre de même prétendre imposer un jour un mode de vie aux autres qui ne concerne pas le domaine du droit et des libertés fondamentales. Je l’ai dit en temps utile des régimes qui ont imposé des dogmes à l’humanité, y compris dans les pays de l’est. Je ne me dédie pas de mon refus de toute idéologie, fusse-t-elle religieuse ou laïque. Le libre-penseur n’est pas celui qui renonce au dialogue tant que le dialogue reste possible, libre, réciproque, respectueux d’autrui.

 

Patrick Pérez Sécheret

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Vous avez dit civilisations ?

Publié le 9 Février 2012 par ruraledeprose dans politique

 

Sarkozy dit qu’il va « mettre le treillis », faire une campagne « Biltzkrieg », contre qui ? Avec Merkel ? Pour quelle guerre ? Guéant déclare que « toutes les civilisations ne se valent pas. » Nous en sommes aux propos et discours guerriers qui ne voient de solution aux problèmes que le recours à l’affrontement. Il en fut ainsi de tous les temps notamment en Europe. Cela fait assez froid dans le dos. On va d’ailleurs rééditer Mein Kampf en France sous forme pédagogique ! Chercher l’erreur de casting. Dans le même temps les intégristes de tout poil (catho entre autre) nous conduisent à deleature, imprimatur : retrait d’affiche de film, manifestations contre un spectacle théâtral...). La liberté d’expression et d’opinion, de création devrait être codifiée ! Pauvre monde réduit aux idoles ! Refusons ces audatafés, leur tentative, et justement dans le respect des opinions, des philosophies politiques ou religieuses, respect de la liberté de création et d’oeuvres qui dérangent et par bonheur car cela gêne, incite au débat d’idées, à l’esprit critique...

Les serrés des fesses et des idées formatées, les idéologues totalitaires, soumis aux dogmes, ne savent que vouloir interdire dans leur suffisance confortable d’embrigadés mentaux. Suffit leur morgue qui ne relie pas les hommes mais les sépare, les dresse les uns contre les autres, suffit la morgue des religions qui ne pensent qu’en rond, soumise au prêt à porter rituel, à mourir aux Croisades s’il faut bien pour une vérité qui n’est révelée que par des hommes aux hommes. Etre agnostique est défendre l’espace public et laïc et donc les religions pour peu qu’elles demeurent du domaine privé, du libre arbitre personnel.

 

Patrick

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Quinze J?

Publié le 26 Mai 2011 par ruraledeprose dans politique

On ne peut que se réjouir de voir la jeunesse prendre part active à la contestation contre les mesures libérales imposées par l’Union Européenne et le FMI, à Madrid comme à Athènes, en Irlande comme en France.

 

Les jeunes subissent de plein fouet les conséquences de ces politiques auxquelles sont associés et consentants les gouvernements de leur pays et, en premier lieu, la question de l’emploi et des revenus.

 

Devant un avenir bouclé, une fin de non-recevoir politique aux interrogations, aux revendications dans les formes traditionnelles de la démocratie représentative, ces mouvements sociaux s’auto-organisent hors les partis politiques ou syndicats traditionnels mais peuvent concourir avec efficacité à la construction de solutions, les imposer aux décideurs politiques.

 

C’est inédit en Europe et différent de ce qui s’est passé et se passe dans les autres pays du bassin méditerranéen : en Europe, à priori, la dictature n’est qu’économique pour l’instant contruisant l’insécurité sociale dans la foulée du Traité de Lisbonne et du Pacte d’austérité récent visant à faire payer aux peuples les dettes privées des banques. Les plans anti-crise sont des plans d’austérité imposés par l’Europe aux peuples : baisse des coûts salariaux, des prélèvements publics, privatisations... Les jeunes n’ont pas rêvé de  cette Europe mais ils en vivent le modèle social : tout pour la finance, la galère pour eux.

 

Quelques villes en France connaissent des mouvements. Ils peuvent grandir et nous serions bien autorisés à y participer. J’invite pour ma part au 15 J. Et vous ?

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Une Révolution fiscale par l’impôt ?

Publié le 14 Février 2011 par ruraledeprose dans politique

C’est en soi un événement que proposent les auteurs de Pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle. Impôts injustes, échelles biaisées, les plus fortunés paient moins que les plus modestes, l’impôt sur le revenu est d’une injustice flagrante et rapporte peu à la collectivité, voir régresse de niches fiscales en niches fiscales. Les auteurs, Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez préconisent donc une réforme totale de l’impôt sur le revenu pour le rendre équitable, simplifié, lisible par tous. L’effet économique serait positif en terme de pouvoir d’achat retrouvé, d’égalité entre citoyen et citoyenne (mari et femme) et donc de croissance. Avec une assiette plus large intégrant les revenus du patrimoine, des mécanismes simplifiés, revus et corrigés, ce projet de réforme mérite attention de tout péquin moyen : il est possible à prirori (les calculs le démontrent sur site) de tendre à plus de justice fiscale et donc sociale. Le mécanisme proposé devrait inspirer les futurs candidats à la présidentielle et surtout les électeurs que nous sommes. A lire donc.

 

(Edition Le Seuil)

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