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journal des écritures

critiques d'art et littérature, humanisme et résistance, poésie, chansons

érégie à jean l'anselme

Erégie à jean l’anselme

Vitry-sur-Seine, le 11 décembre 2010

 

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs,

Très cher Jean,

 

Merci Jean, mon compagnon à garantie plus que décénnale, mon grand-frère en proésie, facétie, calembour et autre. Merci de ta confiance depuis tant de saisons, tant de correspondances et de petits repas chez Tonton de temps à autre... Ces derniers temps, Jean était souffrant et me disait manquer d’inspiration, ce qui est un comble pour un poète ! Je lui en fis part mais j’appris qu’il était sorti faire un 100 mètres. Quand je l’ai rappelé plus tard au téléphone et lui demandais des nouvelles de son 100 mètres, il me répondit : une heure quinze. Mais je galéjade...

 

Merci Alain de ta confiance pour accompagner la création de ce prix qui me tient à coeur depuis quelques années, tout comme le projet de créer une Maison des écritures qui serait un Hâvre de paix, consacré à la consultation, à l’étude, à la recherche sur la vie et l’oeuvre de Jean L’Anselme. Cette maison porterait son nom. Je ne désespère pas de convaincre le cimentier Lafarge, entreprise qui fut créée à Cruas en Ardèche, qu’il s’intéresse à ce projet et puisse lui apporter son soutien sous forme de mécenat. Car bien évidemment, les subventions publiques sont aujourd’hui comme la couche d’ozone... Cette maison serait ouverte aux écrivants, aux artistes, à toutes les formes d’écritures, aux arts plastiques, aux récitals de chansonniers, au spectacle vivant, aux sans-logis du coeur, aux amoureux des rimes et de la prose.

 

Ce qui nous assemble, je crois, des Jean comme Jean, mais je pense ici aussi ce soir à Jean Ferrat qui nous accompagne avec L’Ardèche brûle à torrents, c’est notre frigidité aux ismes auxquels nous restons réfractaires. Nous sommes de ceux qui préfèrent les mots en é : liberté, fraternité, solidarité, égalité... nous sommes d’une confrérie d’une voyelle étonnée de sa jeunesse, de son audace de résistance, de sa révolte, de son humanité. Il est parfois des fratries poétiques.

 

Pourquoi donc, comment, un prix littéraire Jean L’Anselme ?

 

Je l’énonce d’emblée, Messieurs Dames : Jean L’Anselme est avant tout un bandit des sentiers vicinaux autant que des rues de villes car il fréquenta très tôt les contrebandiers. Et, s’il y a du chemin pour un chemineau des mots, d’Amiens à Savigny-sur-Orge où loge Jean avec sa femme, c’est relativement plat jusqu’au coteau de l’Orge : la mer a eu l’intelligence de se retirer en baie de Somme suffisamment à temps pour accueillir sa naissance. Je veux dire que déjà, bien avant cette naissance du poète, la nature anticipa sa venue comme un messie métaphorique, la mer se retira en toute dignité.

Jean n’est donc pas né par hasard dans la Somme à cause de son père et des chemins de fer... L’accueil ici dans cette gare est pour sûr un signe théâtral du destin, un remake.

 

Donc, à cause du plat laissé par la mer, il alla à pieds ou à vélo en baie libre. Jean Minotte, qui n’était pas encore Jean L’Anselme, eut très tôt néanmoins un corps sain dans une tête bien faite et pratiqua le sport comme un tremplin littéraire d’abord au cul des vaches où sa saga tentait de faire son beurre, de simplement vivre.

 

Aujourd’hui, la petite côte pour tracer de la rue des Félibres jusqu’au petit resto du plateau, derrière la mairie de Savigny-sur-Orge, est rude. Et que d’autant, notre homme a pris de la bouteille, je veux dire des années qui pèsent à présent. Si bien que Jean L’Anselme devant l’adversité de l’âge a vraiment décidé de faire ses adieux aux exhibitions dont il était familier et nous autres des fans autour de lui. J’espère néanmoins le faire renoncer de cette intention.

 

En effet, une grande marque de dentifrice souhaite l’employer en super marché jusqu’en 2020, pour vanter une pâte poétique parfumée à la gentiane d’Ardèche. On pourrait enfin ensemble se faire des rimes en or et avec Lafarge des roustons en béton. Bon je m’égare du théâtre, je déraille bon train...

 

Jean est, disais-je, un voyou de la poésie, un briseur de rimes, un colporteur de nouvelles journales. De plus, une sorte d’anar-coco, c’est à dire un fidèle de celles et ceux qui ne se retrouvent jamais du bon côté de la cognée, qui ne possède pas le manche. Vous voyez... Autant dire que L’Anselme est un monument vivant de notre littérature, le joyau de la start-ac des couloirs de métro lors des printemps de la poésie. Il orfèvre plus dans le verre à moutarde pourtant que dans le vers de Bohême ou de cristal. Le nectar est bon, pur, épuré.

 

En vérité il nous le dit : les mauvais poèmes sont utiles, ils mettent les bons en valeur. L’Anselme préfère le solide, le vers brut sur l’ouvrage plutôt que le vers luisant, plutôt le vers utile de circonstance que le vers solitaire. Il aurait pu faire dans le verre à dents mais pas dans la brosse à reluire.  Son oeuvre poétique commence vraiment avec Dubuffet qu’il croise en 1945. Ils tombent d’accord « l’asphyxiante culture » académique est dénoncée. L’Anselme dès lors fera les poubelles, où les résidus d’un jour sont les témoins gênants d’une tranche de vie, d’une société des choses et des objets qui donnèrent pour exemple au peintre Arman quelques idées, qu’il partagea d’ailleurs avec Jean, maintes fois.

 

Avant la mort d’Arman, aux Etats-Unis, lui et Jean devaient même faire un livre commun avec la complicité du directeur de la galerie du Jeu de Paume... La distance et la disparition de l’artiste en ont fait autrement. Je crois savoir que le directeur, entre-temps, a été remercié parce qu’il n’était pas assez Sotheby’s.

Donc, Jean compose ou composte des textes ramassés, des immondices d’humaine humanité, dans les pouvelles, la presse, des prospectus, de la publicité, dans des lettres reçues, bref, tout ce qui en somme aurait un support imprimé ou plus simplement écrit. Dans l’après guerre il se met à écrire de la main gauche pour recréer l’expression malhabile et mal à droite de l’enfance et marquer ainsi sa dissidence par rapport à l’écriture trop savante. De l’art brut à l’art maigre, l’Anselme passe à l’art moche puis à l’art con, le plus complexe, une nouvelle conception du beau et des baux en retard de quittance pour témoins, d’ardoises des jours chez l’épicier du coin.

 

Alors, Salves d’humour et d’amour, cela peut-il rimer Jean L’Anselme, son oeuvre ? La réponse est oui. Il y a chez Jean beaucoup d’amour retenu pour son prochain ou sa prochaine, pour l’humain sous toutes les coutures et les latitudes. Et comment dire, peindre cet amour de l’autre sans prendre sans fin parti pour lui ? Jean est du genre rebelle et tenace, généreux et résistant. Cela nous va bien, il est notre président d’honneur sans légion, à moins qu’étrangère à ce que nous en savons, et bien sûr de Marseille. Jean est du parti d’en rire, de moquer le sabir, les élitres AOC de la connaissance, de la scolastique. Bref un homme parmi les hommes et qui existe puisqu’il écrit en fait l’essentiel de cette biographie que je vous livre. Ouvrons les guillemets :

 

« Jean Minotte dit Jean L’Anselme est né en 1919 dans la Somme un 31 décembre à minuit près d’Amiens. Bête de somme en sorte aussi fière d’être picarde qu’un boeuf est fier d’être bourguignon. A défaut de sage-femme le curé fit office et en profita pour lui donner des prénoms d’évangélistes. A minuit donc mais l’heure serait un leurre on n’était pas à une heure près... Le curé décida, pensant bien faire, de faire gagner à l’enfant un an pour le certificat d’études. Il n’imaginait pas qu’il l’envoyait ainsi vingt ans plus tard un an plutôt à la guerre ! Il avait quatre ans lorsqu’il entra à l’école maternelle. Il tombe aussitôt amoureux de sa maîtresse, son père hélas, choisit celle-ci pour maîtresse et quitta pour toujours la maison. Il douta depuis lors de la réalité du père éternel.

 

Vous l’aurez compris, Jean aura 91 ans le 1er janvier prochain et cela aurait été cocasse que nous ayions choisi le 31 décembre pour créer ce prix qui portera son nom. De plus, le 24 était réservé pour une belote de Père Noël.

 

Son enfance se déroulède ainsi donc à la frontière belge parmi les contrebandiers. Il mena une vie de petit sauvageon, de dénicheur de nids, de maraudeur, de casseur de carreaux. Il apprit à écrire et à lire au cul des vaches et si son éloquence eut vite le cou tordu : c’est qu’à mener brouter toute une journée un animal sur le bord du chemin on perd vite le sens de la conversation Au pré, on sait très tôt pour qui sonnent les cloches. Mais, je l’avoue, j’abouse un peu... A dix ans il débarque à Paris et porte sur l’épaule une carabine à air comprimé, sa grand-mère lui ayant dit que Paris était infesté de voleurs et de voyous. Le beau-père est constamment au chômage car il a un très mauvais caractère.

Sa mère continue ses ménages. Après le certif il réussit à 11 ans le concours d’entrée en 6e au lycée Chaptal, les places étaient rares dans les bahuts d’alors.

 

Pendant cette période le sport prend une grande place dans ses activités, il raffle tous les prix de gymnastique. Il joue au foot chez les grands amateurs, ce qui lui vaut d’être sollicité en 1939 par une équipe professionnelle. Cette brassée de réussites lui permet de vérifier la justesse de vue de Léon Bloy qui affirme : « je crois fermement que le sport est le plus sûr moyen de produire une génération de crétin »s. En 1936, il arbore la faucille et le marteau à la sortie du lycée. Dans sa classe de philo il n’y avait que deux fils du peuple, l’autre était fils de concierge.

 

En 1939, il a son bac en poche. En juin 1940, il est mobilisé comme canonnier bien qu’il n’ait pas inventé la poudre. Il repoussa d’ailleurs les Allemands à reculons jusqu’à la frontière espagnole et ce glorieux fait de guerre est du au fait d’avoir été incorporé dans une compagnie d’élite composée de vedettes du théâtre ! Il devait sa présence à l’intelligence de ses pieds pour savoir parler à un ballon rond. Il se retrouva ensuite dans les premiers chantiers de jeunesse. En 1941, libéré du service militaire, il prépara l’Ecole Normale et commença à enseigner en banlieue de Paris. Il fut reçu au professorat d’éducation physique. En janvier de la même année, il entra dans la Résistance pour éviter l’affluence de 1944 et fut réfractaire comme les briques que l’on bouffait à l’époque au STO.

 

En 1945 dans une cave lors d’une attaque aérienne sur Paris, au milieu des poubelles deux hommes discutent, l’un est inspecteur de l’éducation physique, l’autre révèle qu’il met sur pied aux affaires étrangères un service destiné à favoriser les relations culturelles avec l’étranger, un secteur chargé de la promotion de l’écrit et des écrivains hors de nos frontières.

 

L’inspecteur lui parle d’un ami passionné par l’écrit et qui griffonne des livres. Octobre 1945, Jean est détaché de l’éducation pour les affaires étrangères au service du livre de la direction générale des relations culturelles scientifiques et techniques. Il y restera 40 ans. C’est l’époque de ses premiers ouvrages qu’il cache sous un pseudonyme pour ne pas avoir à solliciter l’imprimatur de son administration. C’est avec l’école de Rochefort, où il n’a pas fait ses classes, pas plus que moi d’ailleurs, qu’il approche la poésie d’aujourd’hui et publie en 1946 « A la peine de vie ».

 

Son adhésion précoce à la Résistance et ses écrits lui ouvrent les portes du Comité national des écrivains organisation dénonçant la collaboration avec l’occupant. Guillevic parraina son entrée et Vercors signa sa carte. Il se lia aux poètes de sa génération : Marcenac, Gamarra, Gaucheron, Dobzyinski, Melik et avec ce dernier il partagea en 1948 le Prix Apollinaire.

 

1946 fut pour Jean capitale, il rencontra Jean Dubuffet qui le mit en rapport avec Chaissac et l’Art Brut, ce qui bouleverse ses conceptions de l’art et celui de l’écrit. Dubuffet n’avait pas encore réalisé les expositions qui lui mirent à dos la quasi-totalité de la critique.

En 1950, Jean Minotte épousa Yvonne à force de la cotoyer dans un resto d’entreprise. La nourriture devait être bonne car ils ne se sont jamais quittés. Ils ont fêté, il y a peu, le 60e anniversaire de leur mariage, un an après pile poil que Jean ait été au sein de la Sorbonne pour y être repu d’éloge.

 

Avec Luc Bérimont, qui estimait qu’il fallait trouver à la poésie un support plus populaire que le livre, il prêta des poèmes à la chanson et travaille avec Michel Aubert, Jacques Douai, Max Rongier, Marc Ogeret, James Ollivier....

 

L’attention qu’il portait à l’art contemporain et les amitiés qu’il lia avec un certain nombre d’artistes ont fait que sa démarche écrite et l’évolution artistique de son temps se sont trouvés à plusieurs moments en parfaite corrélation. Il y eut l’exposition « de l’art brut à l’art maigre » avec Dubuffet, Combas, Chaissac, César, Arman, Tatin –qui n’était pas une tarte-, Gourmelin, Chêne, Zeimert, et, et, et ... et d’autres. L’Anselme a l’oeil sur tout, les peintres dilatent ses pupilles de narration, il va user du calembour, de l’humour pour exprimer un art noble et nu : la poésie. C’est dans le laid qu’il fera son beurre poétique car la mauvaise poésie est très utile, elle met en valeur la bonne et un vers trop poli ne peut pas être honnête ».  Depuis, des Universités françaises, celle d’Angers entre autre, lui ont consacré des colloques et des actes et ce n’est pas fini, même si cela ne casse pas trois pattes à un canard...

 

Mais pour l’instant, comme toutes les bonnes choses ont une faim, sauf les saucisses qui en ont deux, voici, puisqu’il a rédigé himself un poème testamentaire pour mettre fin à son autobiographie, le voici :

 

je donne ma main à ma soeur kinésithérapeute

je donne mes tripes à Caen

mon coeur aux restos

mes reins sûrs aux caniveaux

je donne ma tête de lard à l’art

je donne mon foie aux morues

mes yeux à Michèle Morgan

mes dents à Adam

et ma langue au chat d’Eve

je donne mon sang impur aux microsillons

je donne mon cul à ma chance qui en a bien besoin

je donne mes jambes à mon cou

et mes bras autour du tien

je donne mon dernier souffle au bouche-à-bouche

sans dégoût

je donne mon pied à ma maîtresse

je donne mon âme

Adieu 

Fermons les guillemets. Aujourd’hui, les poèmes de Jean prennent le métro ou dans les grandes gares, une île porte son nom au milieu d’un étang à Guyancourt, étang qui porte le nom « Moulin à vent » et enserre l’île, étang lui-même encerclé d’un chemin « Chemin de la Tour de Feu » en hommage à Pierre Boujut, entre autre, qui créa dans la Résistance cette revue internationaliste de poésie. Grâce à la complicité du poète Nadaus et d’autres, Jean a son île de France même s’il eut préféré que son nom fut donné à une pissotière. Mais, aujourd’hui, comme le dit Roland Nadaus « il y a peu en ville de vespasienne publique, laïque et gratuite : tout pisse de travers ».

 

Jean est entré aussi dans les manuels scolaires, présent dans nombre d’anthologies, auteur de plus d’une quarantaine de livres pour l’essentiel chez Rougerie, un éditeur qui fabrique encore à l’ancienne in octavo avec les pages qu’il faut séparer au coupe-papier. Buté, fidèle, c’est un homme de vrai qui sait qu’un con qui marche ira toujours plus loin qu’un intellectuel assis...

 

Il cultive son jardin poétique à la serpe lucide, à l’emporte-pièce saignant, à la fraternité rustre, il fait aussi dans le pet de nonne à ces heures quand la matière fait cale. Où le situer sinon entre Max-Jacob et Prévert, entre Frédéric Dard et Desnos ou ailleurs ? L’important en tout cas, avec lui, ce n’est pas la diastole ni le mouvement de systole. Tant va la rime à l’eau trouble qu’à la fin elle est saoule de beau, engrossée de vers de vase, de scories paresseuses, de limons ouvriers, du banal coin de rue et de ces existences humaines qui ne sont pas toujours une vie.

 

L’humour humaniste de L’Anselme donne une poésie qui mâche ses syllabes, il s’agit d’une République des mots sur les maux de l’humaine condition. Le reste est rhétorique et passe-lacets, snobisme et effets de manches. L’Anselme est à part autant que l’art c’est du cochon et on ne lui en veut pas d’avoir claqué la porte de la revue Tel Quel, refusant de croire au concept de l’illisible. Jean n’est jamais vraiment sorti de la Résistance et du besoin de Jours heureux.

 

Avec lui, nous n’avons qu’une certitude : le vin et le vers sont du même tonneau, à la fin il faut soigner sa chute. Ils ont des Halloween, nous des halles au vin. C’est une question de société.

 

En conclusion, Messieurs Dames, nous avons plus que jamais, dans cette période trouble aux délations douteuses, aux propos identitaires pourris, besoin plus que jamais de Jean L’Anselme et de son humour positif et fraternel. Avec lui nous savons qu’un poème qui a le pied beau ne peut être que bancal, qu’entre deux mots, il faut choisir le moindre. Et, enfin, puisque Jean L’Anselme a rédigé sa dernière volonté la voici : « au lieu d’un saule comme le demandait Musset », il avoue préféré « une bière bien fraîche avec beaucoup de mousse autour, Amen ».

 

On te prend au mot L’Anselme ! La preuve, la fermentation joyeuse de ce prix littéraire que nous créons, ici ce soir, chez Mustafa Arouar et sa compagnie, que nous remercions chaleureusement de leur accueil. Ce prix aura une fonction majeure de salut public dans le monde des basses-lettres et des culs-serrés du fricandeau, du fric tout court, pauvres victimes collatérales du formatage des esprits et de la reptilation volontaire devant l’idéologie dominante au seul service du marché et de la mise en concurrence des hommes et des territoires. Un prix qui tire une sornette d’alarme.

 

Merci à tous de votre présence et de votre soutien, merci aussi à Rougerie l’éditeur de Jean depuis des lustres et qui, là-haut dans ses morasses, les doigts ancrés de bleu, doit se régaler assis au volant de sa vieille Renault fourgonnette, livreur et délivreur de poésie pour l’infini des temps.

 

Un seul mot d’ordre pour nous donc que l’Anselme à tout vent !

 

Que ce prix littéraire jean l’anselme demeure digne du nom qu’il portera désormais !

 

 

Patrick Pérez Sécheret

Ecrit-vain, casseur de sonnets,

concepteur du prix littéraire Jean L’Anselme,

 

 

 

 

 

 

Coda

Cette intervention, un peu remaniée, ouvrait la Conférence caustique « ça ne casse pas trois pattes à un canard », de l’art pauvre à l’art con, permanence de l’humour insolite, révolté et contagieux, ses formes dérivées, ses rebuts de poubelles entres autres... », en présence de Claude Debon, professeur émérite (Université Paris III Sorbonne nouvelle), Guy Chaty, poète (Université Paris Nord), Jacques Lardoux (Université d’Angers. Conférence produite dans le cadre du Printemps des Poètes avec « Salves d’humour et d’amour » autour et en présence du poète Jean L’Anselme, samedi 17 mars 2007 à Gare au théâtre à Vitry-sur-Scène. Conférence suivie d’un entracte dédicace de livres et d’un spectacle créé pour l’occasion par la compagnie Artémis, puis suivi lui-même d’une clôture apértive avec des vers à pieds et sornettes salées. Une exposition sur cordes à linges donnait quelques bonnes feuilles poétiques de l’Anselme, pinçées par des épingles à gueule de bois en guise d’antisèches pour les pannes d’humour très fréquentes dont nous sommes victimes.

 

Remerciements aux universitaires présents pour la qualité de leurs interventions, leur complicité, à Gare au théâtre, qui ont soutenu, accueillis cette manifestation proposée par L’Urbaine de Poésie. Merci à l’ami poète Jean Pierre Lemesle d’avoir apporté les pinces à linges et d’avoir veiller au bon déroulement des grossières opérations de l’entreprise poétique entre-deux ferroriaires. Merci à toutes et tous, public, amis, pour  la réussite de l’hommage à Monsieur Jean L’Anselme. Merci à Alain Guillo d’oser une nouvelle collection baptisée le sens des mot, de me faire confiance pour le prix littéraire jean l’anselme.

 

 

 

Tous droits réservés, l’auteur,  p.perezsecheret@free.fr